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Les grands sanctuaires grecs

L'unité du monde grec se manifeste dans la fréquentation collective de grands sanctuaires, où se déroulent à intervalles réguliers des manifestations où s'affirme l'hellénité, le fait d'être grec, donc différent des peuples barbares. Comment sont organisés ces sanctuaires ? Quelles activités y sont pratiquées ? Quels sens peut-on leur donner ?
1. Les sanctuaires panhelléniques : des espaces sacrés
• Les cités grecques, pourtant rivales, entretiennent en commun plusieurs sanctuaires panhelléniques, disséminés à travers la Grèce. Un sanctuaire est un lieu sacré, dédié à l'exercice de la religion. « Panhellénique » signifie qu'il concerne tous les Grecs (du grec ancien pan, qui signifie « tout » et Hellas qui signifie « la Grèce », dont l'adjectif est hellène). Chacun est consacré à un dieu particulier : Éleusis à Déméter, l'Isthme (de Corinthe) à Poséidon, Épidaure à Asclépios, dieu de la médecine. Les deux plus renommés sont les sanctuaires d'Olympie, dédié à Zeus, et celui de Delphes, dédié à Apollon.
• Un sanctuaire est donc d'abord un espace sacré, que délimite et protège un mur d'enceinte. Pour y entrer, un rite de purification à l'eau est nécessaire (souvent, on paie également une taxe). À l'intérieur de l'enceinte se trouvent le temple consacré au dieu, un autel destiné aux sacrifices, les trésors (en fait de petits temples pour conserver les offrandes) des différentes cités, voire un théâtre, comme à Delphes ou à Épidaure.
• En dehors de l'enceinte se trouvent d'autres bâtiments, sans fonction religieuse : auberges pour accueillir les pèlerins, logements pour les prêtres. Les stades pour les compétitions sportives sont aussi à l'extérieur en raison de leur taille. Le sanctuaire et tous les bâtiments qui en dépendent sont gérés par une amphictionie (« ceux qui résident autour », les cités voisines).
2. Des oracles
• Certains sanctuaires sont restés célèbres pour leur oracle. Dans un temple, un prêtre ou une prêtresse répond aux questions au nom du dieu : sa réponse est l'oracle. Le plus célèbre de toute la Grèce est celui de Delphes, où la Pythie, grande prêtresse d'Apollon, dieu du soleil, de la beauté et des arts, répond aux questions qui affluent de toute la Grèce.
• Le dieu Apollon aurait lui-même choisi le lieu de son oracle. Un mythe raconte en effet qu'Apollon aurait tué, près de Delphes, le monstrueux serpent Python, puis se serait purifié à l'endroit où fut ensuite bâti le temple dédié à Apollon « pythien » (d'où le nom de sa prêtresse). Selon Homère, il aurait ensuite attiré en ce lieu des marins crétois, pour prendre en charge son culte, sous la forme d'un dauphin (en grec « delphis », d'où le nom de la ville de Delphes).
• Les oracles de la Pythie, qui transmettait la parole du dieu sous forme de cris, eux-mêmes interprétés par d'autres prêtres, n'étaient pas toujours très précis. L'historien grec Hérodote raconte qu'au e siècle le roi de Lydie Crésus vient consulter l'oracle pour savoir s'il peut partir en guerre contre l'empire perse. La Pythie lui répond qu'ainsi « il sera la cause de la destruction d'un grand empire ». Crésus, satisfait, déclare la guerre à l'empereur perse Cyrus et se fait proprement étriller. Il revient ensuite se plaindre à Delphes où la Pythie lui répond qu'il aurait dû demander de quel empire elle parlait, celui de Cyrus ou le sien !
3. Des jeux
• Les sanctuaires panhelléniques comportent aussi, pour la plupart, des lieux de concours ou de jeux, sportifs ou artistiques. Chaque grand sanctuaire avait les siens : concours de musique et courses de chars et de chevaux au sanctuaire de l'Isthme (jeux isthmiques), jeux néméens au sanctuaire de Némée, jeux pythiques à Delphes, concours dramatiques à Épidaure. Mais les plus importants – et les plus connus en raison de leur restauration moderne en 1896 – sont les jeux olympiques.
• Les jeux d'Olympie avaient lieu tous les 4 ans et se sont déroulés sans interruption de 776 av. J.-C. à 393 ap. J.-C. ! Les Jeux étaient en réalité une grande fête religieuse en l'honneur de Zeus, dieu de l'Olympe. Une trêve sacrée permettait à tous les Grecs de s'y rendre : tous les conflits entre Grecs étaient suspendus pendant la durée des Jeux, ce qui montre bien leur caractère panhellénique.
• Les Jeux s'étalaient sur six jours. Après sacrifices et procession, les athlètes prêtaient serment de respecter les règles des concours. Le 2e jour était celui des courses à pied et courses en armes ; le 3e était réservé aux épreuves de lutte ; le 4e au Pentathlon (concours sur 5 épreuves : saut en longueur, disque, javelot, course et lutte) ; le 5e était consacré aux courses de chars et de chevaux ; le 6e, enfin, était le jour des remise des récompense (couronnes d'olivier) et s'achevait, après procession et sacrifices, par un grand banquet.
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