Énoncé
Cette épreuve comprend trois parties :
• Partie 1 – Mobilisation des connaissances : il est demandé au candidat de répondre à la question en faisant appel à ses connaissances acquises dans le cadre du programme.
• Partie 2 – Étude d'un document : il est demandé aux candidats de répondre aux questions en mobilisant ses connaissances acquises dans le cadre du programme et en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse, de collecte et de traitement de l'information.
• Partie 3 – Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire : il est demandé au candidat de traiter le sujet :
- en développant un raisonnement ;
- en exploitant les documents du dossier ;
- en faisant appel à ses connaissances personnelles ;
- en composant une introduction, un développement, une conclusion.
Première partie : Mobilisation des connaissances (4 points)
À l'aide de deux arguments, vous présenterez les intérêts des tables de mobilité comme instrument de mesure de la mobilité sociale.Deuxième partie : Étude d'un document (6 points)
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Questions
1. À l'aide des données du document et d'un calcul simple, vous caractériserez l'évolution du type de difficulté « pénurie de candidats » entre 2015 et 2025. (2 points)
2. À l'aide du document et de vos connaissances, vous présenterez deux sources différentes de chômage structurel. (4 points)
Troisième partie : Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (10 points)
Cette partie comporte trois documents.
Sujet : À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que le revenu et le diplôme ne sont pas les seuls facteurs qui structurent et hiérarchisent l'espace social.
Sujet : À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que le revenu et le diplôme ne sont pas les seuls facteurs qui structurent et hiérarchisent l'espace social.
Document 1 : Écarts de salaires selon le sexe et le niveau de rémunération (salaires nets mensuels en euros du secteur privé en équivalent temps plein)
| | Ensemble | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 10 % des salariés gagnent moins de… | 1512 | 1539 | 1487 |
| 20 %... | 1671 | 1716 | 1622 |
| 30 %... | 1871 | 1881 | 1751 |
| 40 %... | 1988 | 2062 | 1896 |
| 50 %... | 2183 | 2275 | 2069 |
| 60 %... | 2432 | 2544 | 2285 |
| 70 %... | 2769 | 2909 | 2583 |
| 80 %... | 3281 | 3475 | 3025 |
| | | | |
| 10 % des salariés gagnent plus de… | 4302 | 4607 | 3875 |
| 5 %… | 5562 | 6017 | 4903 |
| 1 %… | 10222 | 11431 | 8392 |
| | | | |
| Rapport entre les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés | 2,8 | 3,0 | 2,6 |
| Écart entre les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés (en euros) | 2790 | 3068 | 2388 |
| Rapport entre le 1 % le mieux payé et les 10 % les moins bien payés | 6,98 | 7,4 | 5,6 |
| Écart entre le 1 % le mieux payé et les 10 % les moins bien payés (en euros) | 8710 | 9892 | 6905 |
Document 2 :
« Dans l'ensemble, l'élévation du niveau de formation entraîne l'amélioration des débouchés sur le marché du travail et l'augmentation de la rémunération. Conjuguée à d'autres retombées sociales, la perspective de percevoir une rémunération plus élevée et de la voir de surcroît augmenter au fil du temps est un aiguillon(1) important qui incite à poursuivre ses études. L'avantage salarial associé à des niveaux de formation plus élevés peut toutefois varier selon l'âge, la filière et le domaine d'études. Le temps de travail est, au-delà du niveau de formation, un autre facteur déterminant de la rémunération (les travailleurs à temps partiel gagnent moins non seulement en valeur absolue, mais également en valeur relative). Les plus qualifiés qui travaillent plus sont plus susceptibles de gagner davantage. Toutefois, la rémunération varie toujours selon le sexe indépendamment de l'âge, du niveau de formation et de la filière dans tous les pays. D'autres facteurs interviennent dans la rémunération et contribuent aux différences dans la répartition des travailleurs entre les catégories de rémunération : la demande de compétences sur le marché du travail, l'offre de main-d'œuvre aux divers niveaux de formation, la législation sur le salaire minimum et le droit du travail et les structures et les usages professionnels (dont la puissance des syndicats, le champ d'application des conventions collectives et la qualité des conditions de travail). »
Source : OCDE, Regards sur l'éducation, 2023.
Document 3 : Répartition des ménages par statut d'occupation selon la composition du ménage au 1er janvier 2020 en %
| Composition du ménage | Propriétaire | Locataire ou sous-locataire | Logé gratuitement | Ensemble |
| Personne seule | 45,4 | 51,8 | 2,8 | 100,0 |
| Couple sans enfant | 74,6 | 24,0 | 1,4 | 100,0 |
| Couple avec enfants | 67,8 | 30,4 | 1,8 | 100,0 |
| Famille monoparentale | 37,9 | 60,2 | 2,0 | 100,0 |
| Autre type de ménage | 31,8 | 64,4 | 3,7 | 100,0 |
| Ensemble | 57,6 | 40,2 | 2,1 | 100,0 |
Corrigé
Première partie : Mobilisation des connaissances (4 points)
À l'aide de deux arguments, vous présenterez les intérêts des tables de mobilité comme instrument de mesure de la mobilité sociale.
Il vous est conseillé de consacrer une petite heure à la réponse à la première partie de l'épreuve composée.
Toutes les questions qui peuvent être posées en première partie de l'épreuve composée sont directement tirées des « objectifs d'apprentissage » du programme. Ici, c'est l'objectif d'apprentissage « Comprendre les principes de construction, les intérêts et les limites des tables de mobilité comme instrument de mesure de la mobilité sociale » tiré du questionnement « Quels sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale ? » qui est choisi en guide d'EC1.
Il est également important de bien respecter la consigne (c'est souvent le verbe du sujet d'EC1 qui est important et qui doit attirer l'attention du candidat). Dans le présent sujet, il est demandé d'indiquer deux intérêts (et pas trois !) des tables de mobilité.
Il est important de bien saisir le champ de la question posée et de ne pas trop en dire ou d'indiquer des éléments hors sujet. Par exemple, ici, on ne vous demande pas de creuser la construction ou les limites des tables de mobilité, mais de préciser uniquement deux intérêts des tables de mobilité.
Toutes les questions qui peuvent être posées en première partie de l'épreuve composée sont directement tirées des « objectifs d'apprentissage » du programme. Ici, c'est l'objectif d'apprentissage « Comprendre les principes de construction, les intérêts et les limites des tables de mobilité comme instrument de mesure de la mobilité sociale » tiré du questionnement « Quels sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale ? » qui est choisi en guide d'EC1.
Il est également important de bien respecter la consigne (c'est souvent le verbe du sujet d'EC1 qui est important et qui doit attirer l'attention du candidat). Dans le présent sujet, il est demandé d'indiquer deux intérêts (et pas trois !) des tables de mobilité.
Il est important de bien saisir le champ de la question posée et de ne pas trop en dire ou d'indiquer des éléments hors sujet. Par exemple, ici, on ne vous demande pas de creuser la construction ou les limites des tables de mobilité, mais de préciser uniquement deux intérêts des tables de mobilité.
Pour étudier la mobilité sociale, les sociologues construisent des tables de mobilité. Celles-ci permettent de mesurer la mobilité sociale intergénérationnelle en comparant, le plus souvent, la position sociale des fils avec celle des pères.
Ainsi, une table de destinée permet de quantifier précisément « le devenir des fils de… ». Par exemple, grâce à une table de destinée, on peut connaître la part des fils de « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui sont devenus « ouvriers » : on parle dans ce cas de mobilité sociale verticale descendante.
Par ailleurs, une table de recrutement permet, quant à elle, de savoir quelle est l'origine sociale des « ouvriers », des « employés », etc. Autrement dit, de savoir « d'où viennent les ouvriers, les employés, etc. ». On peut donc, par exemple, mesurer la part des « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui ont un père « ouvrier », c'est-à-dire la part des personnes ayant connu une mobilité sociale ascendante.
Ainsi, une table de destinée permet de quantifier précisément « le devenir des fils de… ». Par exemple, grâce à une table de destinée, on peut connaître la part des fils de « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui sont devenus « ouvriers » : on parle dans ce cas de mobilité sociale verticale descendante.
Par ailleurs, une table de recrutement permet, quant à elle, de savoir quelle est l'origine sociale des « ouvriers », des « employés », etc. Autrement dit, de savoir « d'où viennent les ouvriers, les employés, etc. ». On peut donc, par exemple, mesurer la part des « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui ont un père « ouvrier », c'est-à-dire la part des personnes ayant connu une mobilité sociale ascendante.
La réponse à la première partie de l'épreuve composée doit être concise. Elle ne doit pas, par exemple, faire 2 ou 3 pages et il ne faut surtout pas « réciter tout son cours » ! Pour la plupart des sujets d'EC1, la taille de la réponse peut être comprise entre une demi-page et une page. La réponse doit être structurée en paragraphes.
Deuxième partie : Étude d'un document (6 points)
Il vous est conseillé de consacrer une grosse heure à la réponse à la deuxième partie de l'épreuve composée.
Cette deuxième partie de l'épreuve composée porte sur le questionnement (ou chapitre) « Comment lutter contre le chômage ? ».
Cette deuxième partie de l'épreuve composée porte sur le questionnement (ou chapitre) « Comment lutter contre le chômage ? ».
1. À l'aide des données du document et d'un calcul simple, vous caractériserez l'évolution du type de difficulté « pénurie de candidats » entre 2015 et 2025. (2 points)
D'après les données de France travail, en 2015, sur 100 établissements potentiellement recruteurs qui pensent rencontrer des difficultés d'embauche, 73,2 estiment que cette difficulté d'embauche sera liée à une pénurie de candidats. En 2025, cette part est passée à 80,3 % des établissements potentiellement recruteurs, soit une hausse de 7,1 points de pourcentage.
D'après les données de France travail, en 2015, sur 100 établissements potentiellement recruteurs qui pensent rencontrer des difficultés d'embauche, 73,2 estiment que cette difficulté d'embauche sera liée à une pénurie de candidats. En 2025, cette part est passée à 80,3 % des établissements potentiellement recruteurs, soit une hausse de 7,1 points de pourcentage.
Il n'est pas nécessaire de présenter le document.
La première question de la deuxième partie de l'épreuve composée vise uniquement à vérifier que le candidat a compris le document chiffré. Ce document peut être un tableau (comme ici) ou un graphique.
Il est possible que cette première question exige que le candidat effectue un « calcul simple » et pertinent pour y répondre. Ce calcul devra se faire « à la main », la calculatrice étant interdite lors de l'épreuve de SES du baccalauréat.
Attention, la réponse à cette première question doit uniquement porter sur la lecture des chiffres du document et ne doit pas comporter des éléments du cours ou des arguments.
La réponse peut être courte voire très courte. Dans certains cas, comme ici, 3 ou 4 lignes peuvent suffire.
La première question de la deuxième partie de l'épreuve composée vise uniquement à vérifier que le candidat a compris le document chiffré. Ce document peut être un tableau (comme ici) ou un graphique.
Il est possible que cette première question exige que le candidat effectue un « calcul simple » et pertinent pour y répondre. Ce calcul devra se faire « à la main », la calculatrice étant interdite lors de l'épreuve de SES du baccalauréat.
Attention, la réponse à cette première question doit uniquement porter sur la lecture des chiffres du document et ne doit pas comporter des éléments du cours ou des arguments.
La réponse peut être courte voire très courte. Dans certains cas, comme ici, 3 ou 4 lignes peuvent suffire.
2. À l'aide du document et de vos connaissances, vous présenterez deux sources différentes de chômage structurel. (4 points)
Le chômage structurel est un chômage chronique et durable qui peut avoir plusieurs causes.
Tout d'abord, le chômage structurel peut s'expliquer par des « problèmes d'appariements » et en particulier lorsque la nature de l'offre de travail (qui vient des actifs) et la demande de travail (qui émane des entreprises) ne coïncident pas. On parle dans ce cas d'« inadéquations de qualifications ». Par exemple, d'un côté, on trouve de nombreux ouvriers métallurgistes au chômage et, de l'autre, il y a une pénurie de pilotes d'avion. Le document nous montre que sur 100 établissements potentiellement recruteurs qui pensent rencontrer des difficultés d'embauche, 79,3 % estiment que cette difficulté d'embauche sera liée au profil inadéquat des candidats (manque d'expérience, de diplôme, etc.).
Ensuite, le chômage structurel peut aussi s'expliquer par des « inadéquations spatiales » (qui font aussi partie des problèmes d'appariements) : certaines régions (comme le nord ou l'est de la France) sont très touchées par le chômage, tandis que dans d'autres zones il y a pénurie de main-d'œuvre dans certains secteurs (en région Île-de-France, par exemple). Comme nous l'avons vu dans la réponse à la première question, aujourd'hui plus de 80 % des établissements potentiellement recruteurs pensent rencontrer des difficultés d'embauche en raison d'une pénurie de candidats.
Le chômage structurel est un chômage chronique et durable qui peut avoir plusieurs causes.
Tout d'abord, le chômage structurel peut s'expliquer par des « problèmes d'appariements » et en particulier lorsque la nature de l'offre de travail (qui vient des actifs) et la demande de travail (qui émane des entreprises) ne coïncident pas. On parle dans ce cas d'« inadéquations de qualifications ». Par exemple, d'un côté, on trouve de nombreux ouvriers métallurgistes au chômage et, de l'autre, il y a une pénurie de pilotes d'avion. Le document nous montre que sur 100 établissements potentiellement recruteurs qui pensent rencontrer des difficultés d'embauche, 79,3 % estiment que cette difficulté d'embauche sera liée au profil inadéquat des candidats (manque d'expérience, de diplôme, etc.).
Ensuite, le chômage structurel peut aussi s'expliquer par des « inadéquations spatiales » (qui font aussi partie des problèmes d'appariements) : certaines régions (comme le nord ou l'est de la France) sont très touchées par le chômage, tandis que dans d'autres zones il y a pénurie de main-d'œuvre dans certains secteurs (en région Île-de-France, par exemple). Comme nous l'avons vu dans la réponse à la première question, aujourd'hui plus de 80 % des établissements potentiellement recruteurs pensent rencontrer des difficultés d'embauche en raison d'une pénurie de candidats.
Comme pour la première partie de l'épreuve composée, le libellé de la deuxième question de la deuxième partie de l'épreuve composée fait directement référence à un objectif d'apprentissage du programme. Ici, c'est l'objectif d'apprentissage « Comprendre que les problèmes d'appariements (frictions, inadéquations spatiales et de qualifications) et les asymétries d'information (salaire d'efficience) sont des sources de chômage structurel » qui doit être mobilisé. On peut également aller chercher des éléments dans l'objectif d'apprentissage : « Comprendre les effets (positifs ou négatifs) des institutions sur le chômage structurel (notamment salaire minimum et règles de protection de l'emploi) ». Ainsi, les objectifs d'apprentissage du programme présentent de nombreuses sources de chômage structurel. La question vous demande d'en citer et d'en expliciter deux (il n'est pas nécessaire d'en expliciter davantage).
Il est important de structurer votre réponse en formant des paragraphes.
Comme le libellé de la deuxième question de la deuxième partie de l'épreuve composée l'indique, il faut bien veiller à ce que votre réponse combine judicieusement des données du document et des éléments du cours. Or, on constate que bien souvent les candidats (et souvent même des « bons ») oublient de citer au moins un chiffre du document. Dans ce cas, le candidat ne respecte pas la consigne et ne peut donc prétendre à la totalité des points.
Il est important de structurer votre réponse en formant des paragraphes.
Comme le libellé de la deuxième question de la deuxième partie de l'épreuve composée l'indique, il faut bien veiller à ce que votre réponse combine judicieusement des données du document et des éléments du cours. Or, on constate que bien souvent les candidats (et souvent même des « bons ») oublient de citer au moins un chiffre du document. Dans ce cas, le candidat ne respecte pas la consigne et ne peut donc prétendre à la totalité des points.
Troisième partie : Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire (10 points)
Il vous est conseillé de consacrer environ deux heures à la troisième partie de l'épreuve composée.
Le sujet de la troisième partie de l'épreuve composée porte sur le chapitre : « Comment est structurée la société française actuelle ? ». Il est toujours extrait d'un des objectifs d'apprentissage du programme. Ici, il s'agit de l'objectif d'apprentissage : « Savoir identifier les multiples facteurs de structuration et de hiérarchisation de l'espace social (catégorie socioprofessionnelle, revenu, diplôme, composition du ménage, position dans le cycle de vie, sexe, lieu de résidence) ». Ici, les arguments pour répondre à ce sujet d'EC3 sont les facteurs cités entre parenthèses.
Ce sujet est très souvent libellé de la manière suivante : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, ... » et presque toujours suivi de la formule « vous montrerez que ».
La réponse doit comporter une introduction, un développement composé de plusieurs parties (deux, trois, voire plus) et une conclusion (même courte).
Comme le libellé du sujet l'indique, la réponse doit combiner des éléments du cours et des idées ou des chiffres extraits des documents.
En général, on retient que la taille de la réponse doit être de l'ordre de trois pages.
Il est préférable que tous les documents soient mobilisés dans votre texte. Les documents peuvent être cités dans n'importe quel ordre et ils peuvent être utilisés plusieurs fois.
S'il est nécessaire d'utiliser le dossier documentaire, une réponse à l'EC3 qui ne s'appuierait que sur les documents ne pourra pas obtenir la majorité des points : il est indispensable de mobiliser des éléments du cours.
Le sujet de la troisième partie de l'épreuve composée porte sur le chapitre : « Comment est structurée la société française actuelle ? ». Il est toujours extrait d'un des objectifs d'apprentissage du programme. Ici, il s'agit de l'objectif d'apprentissage : « Savoir identifier les multiples facteurs de structuration et de hiérarchisation de l'espace social (catégorie socioprofessionnelle, revenu, diplôme, composition du ménage, position dans le cycle de vie, sexe, lieu de résidence) ». Ici, les arguments pour répondre à ce sujet d'EC3 sont les facteurs cités entre parenthèses.
Ce sujet est très souvent libellé de la manière suivante : « À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, ... » et presque toujours suivi de la formule « vous montrerez que ».
La réponse doit comporter une introduction, un développement composé de plusieurs parties (deux, trois, voire plus) et une conclusion (même courte).
Comme le libellé du sujet l'indique, la réponse doit combiner des éléments du cours et des idées ou des chiffres extraits des documents.
En général, on retient que la taille de la réponse doit être de l'ordre de trois pages.
Il est préférable que tous les documents soient mobilisés dans votre texte. Les documents peuvent être cités dans n'importe quel ordre et ils peuvent être utilisés plusieurs fois.
S'il est nécessaire d'utiliser le dossier documentaire, une réponse à l'EC3 qui ne s'appuierait que sur les documents ne pourra pas obtenir la majorité des points : il est indispensable de mobiliser des éléments du cours.
Introduction
Les plus grands sociologues de l'histoire se sont penchés sur la structure sociale, par exemple Karl Marx ou Max Weber.
La majorité des sociétés modernes sont hiérarchisées. Les positions sociales diffèrent entre les individus ou les groupes sociaux dans le sens que certaines positions sont préférables à d'autres et sont donc plus ou moins élevées dans l'espace social.
Dans les sociétés capitalistes, il semble que le revenu et le diplôme soient les critères primordiaux pour structurer et hiérarchiser les individus. Les sociologues ont toutefois montré qu'il existe aussi d'autres facteurs structurant et hiérarchisant l'espace social. Nous montrerons que le revenu et le diplôme ne sont pas les seuls facteurs qui structurent et hiérarchisent l'espace social aujourd'hui en France.
Dans une première partie, nous verrons qu'au-delà du revenu et du diplôme, la catégorie socioprofessionnelle est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France. Dans une seconde partie, nous verrons que la composition du ménage est également un facteur de structuration et de hiérarchisation de l'espace social. Ensuite, nous étudierons la position dans le cycle de vie comme facteur de structuration et de hiérarchisation de la société. Dans une quatrième partie, nous nous pencherons sur le rôle fondamental du sexe (ou du genre) dans la structuration et la hiérarchisation de l'espace social. Enfin, dans une cinquième partie, nous verrons que le lieu de résidence est un facteur de structuration et de hiérarchisation aujourd'hui en France.
La majorité des sociétés modernes sont hiérarchisées. Les positions sociales diffèrent entre les individus ou les groupes sociaux dans le sens que certaines positions sont préférables à d'autres et sont donc plus ou moins élevées dans l'espace social.
Dans les sociétés capitalistes, il semble que le revenu et le diplôme soient les critères primordiaux pour structurer et hiérarchiser les individus. Les sociologues ont toutefois montré qu'il existe aussi d'autres facteurs structurant et hiérarchisant l'espace social. Nous montrerons que le revenu et le diplôme ne sont pas les seuls facteurs qui structurent et hiérarchisent l'espace social aujourd'hui en France.
Dans une première partie, nous verrons qu'au-delà du revenu et du diplôme, la catégorie socioprofessionnelle est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France. Dans une seconde partie, nous verrons que la composition du ménage est également un facteur de structuration et de hiérarchisation de l'espace social. Ensuite, nous étudierons la position dans le cycle de vie comme facteur de structuration et de hiérarchisation de la société. Dans une quatrième partie, nous nous pencherons sur le rôle fondamental du sexe (ou du genre) dans la structuration et la hiérarchisation de l'espace social. Enfin, dans une cinquième partie, nous verrons que le lieu de résidence est un facteur de structuration et de hiérarchisation aujourd'hui en France.
Pour l'introduction, il faut bien veiller à définir les termes économiques et sociaux du sujet et à cadrer le sujet dans le temps et dans l'espace. En l'espèce, il s'agit de la France d'aujourd'hui.
Une introduction ne doit pas comporter d'arguments (à réserver pour le développement), ni répondre au sujet (rôle de la conclusion).
Il n'est pas recommandé d'utiliser l'un des documents dans l'introduction.
Une introduction ne doit pas comporter d'arguments (à réserver pour le développement), ni répondre au sujet (rôle de la conclusion).
Il n'est pas recommandé d'utiliser l'un des documents dans l'introduction.
Développement
Ici, nous faisons apparaître le plan à titre pédagogique, mais il ne doit pas apparaître sur votre copie de bac.
Le plan du développement doit souvent s'inspirer directement des objectifs d'apprentissage du programme. Ici, il convient de bâtir le plan à partir des sept critères indiqués dans la parenthèse : « Savoir identifier les multiples facteurs de structuration et de hiérarchisation de l'espace social (catégorie socioprofessionnelle, revenu, diplôme, composition du ménage, position dans le cycle de vie, sexe, lieu de résidence) ».
Ici, le libellé du sujet suggère de nous pencher sur les cinq facteurs – autres facteurs que le revenu et le diplôme – qui structurent et hiérarchisent l'espace social. On pourra consacrer une courte partie à chacun de ces cinq facteurs indiqués entre parenthèses de l'objectif d'apprentissage.
Le plan du développement d'une EC3 doit être composé d'au moins deux parties, mais il peut en comporter trois, voire plus. Contrairement à l'épreuve de dissertation, il n'est pas exigé que les parties soient équilibrées.
Le plan du développement doit souvent s'inspirer directement des objectifs d'apprentissage du programme. Ici, il convient de bâtir le plan à partir des sept critères indiqués dans la parenthèse : « Savoir identifier les multiples facteurs de structuration et de hiérarchisation de l'espace social (catégorie socioprofessionnelle, revenu, diplôme, composition du ménage, position dans le cycle de vie, sexe, lieu de résidence) ».
Ici, le libellé du sujet suggère de nous pencher sur les cinq facteurs – autres facteurs que le revenu et le diplôme – qui structurent et hiérarchisent l'espace social. On pourra consacrer une courte partie à chacun de ces cinq facteurs indiqués entre parenthèses de l'objectif d'apprentissage.
Le plan du développement d'une EC3 doit être composé d'au moins deux parties, mais il peut en comporter trois, voire plus. Contrairement à l'épreuve de dissertation, il n'est pas exigé que les parties soient équilibrées.
1. Au-delà du revenu et du diplôme, la catégorie socioprofessionnelle est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France
La catégorie socioprofessionnelle est probablement le facteur le plus « puissant » pour montrer que la société française actuelle est hiérarchisée. Presque toutes les enquêtes et chiffres convergent pour montrer que dans de nombreux cas, il est préférable d'être « cadre et profession intellectuelle supérieure » plutôt qu'« employé » ou « ouvrier ». En effet, que ce soit sur le plan économique (inégalité de revenus ou de patrimoine, etc.), au niveau des inégalités sociales (taux de départ en vacances, espérance de vie à 35 ans, etc.) ou culturelles (sorties au théâtre ou au cinéma, nombre de livres lus au cours des 12 derniers mois, etc.), les « cadres » sont toujours objectivement dans une position préférable aux « ouvriers » ou aux « employés ».2. Au-delà du revenu et du diplôme, la composition du ménage est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France
Au-delà du revenu et du diplôme, la composition du ménage est, de nos jours, un facteur structurant et hiérarchisant la société française. En effet, la configuration familiale et la taille de la fratrie ont des implications économiques et sociales importantes. Par exemple, les enfants socialisés dans une famille monoparentale comportant une fratrie nombreuse auront statistiquement davantage de chances de redoubler à l'école que les enfants socialisés par deux adultes et avec peu de frères et sœurs. Le document 3 nous apprend notamment qu'au 1er janvier 2025, les familles monoparentales sont moins souvent propriétaires de leur logement (37,9 %) que les couples avec enfants (67,8 %, soit un écart de 29,9 points de pourcentage).3. Au-delà du revenu et du diplôme, la position dans le cycle de vie est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France
La position dans le cycle de vie, que l'on peut approximer par l'âge, est aujourd'hui un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social français. Les sociologues découpent le plus souvent la vie d'un individu en trois phases majeures : l'enfance, la vie active et la retraite. Or, il est bien évident qu'en termes de patrimoine, par exemple, il est souvent préférable d'avoir 60 ans plutôt que 20 ans… D'ailleurs, le document 2 nous précise que les plus diplômés disposent d'un avantage salarial qui peut aussi varier en fonction de l'âge… mais aussi selon « la filière et le domaine d'études ».
Chaque partie doit bien se dessiner sur votre copie : il faut bien veiller à revenir à la ligne, voire à sauter une ligne ou deux entre chacune des parties de votre développement.
Pour utiliser les « documents textes », vous veillerez à ne pas paraphraser le document en recopiant de longs passages. Il est toutefois possible de citer de courts extraits du texte en les citant entre guillemets. On peut aussi reprendre des idées du texte en les reformulant et en faisant une référence explicite au document en écrivant entre parenthèses « document 2 ».
Pour utiliser les « documents textes », vous veillerez à ne pas paraphraser le document en recopiant de longs passages. Il est toutefois possible de citer de courts extraits du texte en les citant entre guillemets. On peut aussi reprendre des idées du texte en les reformulant et en faisant une référence explicite au document en écrivant entre parenthèses « document 2 ».
4. Au-delà du revenu et du diplôme, le sexe (ou le genre) est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France
Pour étudier la structure sociale, le sexe (ou le genre) est aujourd'hui un critère indispensable sur lequel il est nécessaire de se pencher. Dans de nombreux domaines – et au premier rang desquels le marché du travail –, les femmes sont le plus souvent dans une position moins souhaitable que les hommes. Par exemple, le document 1 nous montre que les inégalités de salaire entre hommes et femmes persistent bel et bien aujourd'hui en France. En effet, selon l'INSEE, le salaire net mensuel médian (en équivalent temps plein dans le secteur privé) des hommes est plus élevé que celui des femmes : 50 % des hommes reçoivent un salaire net mensuel supérieur à 2 275 € tandis que ce salaire mensuel net médian n'est « que » de 2 069 € pour les femmes (soit un écart de 206 € par mois). Par ailleurs, le document 2 nous apprend que « la rémunération varie toujours selon le sexe […] dans tous les pays ».
Conformément au libellé du sujet, il est souhaitable que tous les documents du dossier documentaire soient mobilisés dans la réponse à la troisième partie de l'épreuve composée. Dans le cas des documents chiffrés (tableaux statistiques ou graphiques), il est important de montrer au correcteur que vous avez compris la lecture des chiffres des documents (dans ce sujet, il est important de bien montrer au correcteur que l'on a compris comment se lisent les déciles présentés dans le document 1) et que vous êtes capable de mobiliser ces données de manière judicieuse pour répondre au sujet.
5. Au-delà du revenu et du diplôme, le lieu de résidence est un facteur qui structure et hiérarchise l'espace social aujourd'hui en France
Enfin, au-delà du revenu et du diplôme, le lieu de résidence est aujourd'hui en France un facteur de structuration et de hiérarchisation de l'espace social. Par exemple, pour de nombreuses raisons, l'accès aux services publics par exemple, il semble parfois préférable d'habiter une zone urbaine plutôt qu'une zone rurale. Par ailleurs, dans les zones urbaines, il persiste en France des inégalités entre les « centres-villes » et les « banlieues », notamment dans le domaine scolaire.Conclusion
Pour conclure, le revenu et le diplôme ne sont pas les seuls facteurs qui structurent et hiérarchisent l'espace social. En effet, il existe d'autres critères structurant et hiérarchisant l'espace social : la catégorie socioprofessionnelle, la composition du ménage, la position dans le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence.
Au-delà de ces facteurs de structuration et de hiérarchisation, nous pouvons également nous interroger sur la qualité des emplois, qui diffère de plus en plus entre les diplômés et les non-diplômés, en raison notamment du numérique.
Au-delà de ces facteurs de structuration et de hiérarchisation, nous pouvons également nous interroger sur la qualité des emplois, qui diffère de plus en plus entre les diplômés et les non-diplômés, en raison notamment du numérique.
La première phrase de la conclusion doit reprendre le libellé exact du sujet pour montrer au correcteur que vous avez eu le souci de répondre à la question posée.
Lors de la conclusion, il est fondamental de veiller à bien répondre au sujet posé en reprenant les arguments contenus dans les « objectifs d'apprentissage ». Il est préférable que les idées des objectifs d'apprentissage soient citées « telles quelles ».
Il est souhaitable que votre conclusion se termine par une « ouverture ». Celle-ci peut par exemple renvoyer à une autre partie du programme (ici, nous avons fait une ouverture avec le questionnement « Quelles mutations du travail et de l'emploi ? » et plus précisément l'objectif d'apprentissage : « Comprendre comment le numérique brouille les frontières du travail (télétravail, travail/hors travail), transforme les relations d'emploi et accroît les risques de polarisation des emplois »). L'idée est de montrer que la réflexion doit se poursuivre sur d'autres sujets connexes.
Lors de la conclusion, il est fondamental de veiller à bien répondre au sujet posé en reprenant les arguments contenus dans les « objectifs d'apprentissage ». Il est préférable que les idées des objectifs d'apprentissage soient citées « telles quelles ».
Il est souhaitable que votre conclusion se termine par une « ouverture ». Celle-ci peut par exemple renvoyer à une autre partie du programme (ici, nous avons fait une ouverture avec le questionnement « Quelles mutations du travail et de l'emploi ? » et plus précisément l'objectif d'apprentissage : « Comprendre comment le numérique brouille les frontières du travail (télétravail, travail/hors travail), transforme les relations d'emploi et accroît les risques de polarisation des emplois »). L'idée est de montrer que la réflexion doit se poursuivre sur d'autres sujets connexes.
