Énoncé
Exercice sur 5 points
On considère la fonction f définie sur l'intervalle
par :
,
où a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.
On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur
. On note
sa fonction dérivée et
sa fonction dérivée seconde.
On considère la fonction f définie sur l'intervalle
par :
,où a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.
On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur
. On note
sa fonction dérivée et
sa fonction dérivée seconde.Partie A
L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f sur
corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :![]() |
On précise que la droite TA est la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point A(0 ;1).
1. Justifier que a = 1.
2.
En utilisant le graphique :
a. Donner la valeur de
. Justifier.
. Justifier. b. Donner le signe de
. Justifier.
. Justifier. 3.
a. Montrer que pour tout réel x appartenant à
, on a :
.
, on a :
.b. En déduire la valeur de b.
Partie B
On admet dans la suite de l'exercice que la fonction f est définie sur
par :
.
par :
.1. Justifier que la droite d'équation y = 1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction f.
2. Résoudre l'inéquation 1 − ln(x + 1) > 0 sur
.
. 3. On admet que
.
Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum. Justifier.
.Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum. Justifier.
4. Montrer que l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans l'intervalle
. En donner une valeur arrondie à 10−1.
. En donner une valeur arrondie à 10−1. 5.
a. Montrer que :
.
.b. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x = 2.
Corrigé
Partie A
1. On lit que
, ainsi f(0) = 1.
Or,
.
Or, l'image d'un réel par une fonction (lorsqu'elle existe) est unique. Donc a = 1.
, ainsi f(0) = 1.Or,
.Or, l'image d'un réel par une fonction (lorsqu'elle existe) est unique. Donc a = 1.
2.
a. Par définition,
est la pente de la tangente à la courbe Cf au point d'abscisse 0.
Cette tangente est la droite TA.
On sait que
et on lit que
. On peut donc calculer la pente de TA à l'aide de la formule suivante :

Ainsi
.
est la pente de la tangente à la courbe Cf au point d'abscisse 0.Cette tangente est la droite TA.
On sait que
et on lit que
. On peut donc calculer la pente de TA à l'aide de la formule suivante :
Ainsi
.Remarque : on pouvait aussi « compter les carreaux pour aller de A vers B » mais cette méthode est dangereuse si le repère est orthogonal et inapplicable si les coordonnées ne sont pas entières.
b. On conjecture que f est concave sur [0 ;2] car les tangentes à Cf sur cet intervalle semblent toutes situées au-dessus de Cf.
Or, si f est concave sur un intervalle I alors
est négative sur I.
Et comme
alors
.
Or, si f est concave sur un intervalle I alors
est négative sur I.Et comme
alors
.3.
a. f est dérivable sur
.
On peut poser u(x) = ln(x + 1) et v(x) = x + 1.
On a donc
et
.
Et,
.
Ainsi pour tout x de
:




.On peut poser u(x) = ln(x + 1) et v(x) = x + 1.
On a donc
et
.Et,
.Ainsi pour tout x de
:



b. On sait que
.
De plus :

Ainsi b = 4.
.De plus :

Ainsi b = 4.
Partie B
1.
On rappelle que si
,
,alors la courbe Cf admet comme asymptote horizontale en
la droite d'équation y = k.
Remarque : une définition équivalente existe en
mais la fonction f étudiée dans cet exercice n'est définie que sur
.
la droite d'équation y = k.Remarque : une définition équivalente existe en
mais la fonction f étudiée dans cet exercice n'est définie que sur
.Étudions donc :

D'après les croissances comparées, on sait que :

En posant X = x + 1, on a donc x = X − 1. Donc si
, alors
et :

Par produit et par somme on a donc :

Ainsi la courbe Cf admet comme asymptote horizontale en
la droite d'équation y = 1.

D'après les croissances comparées, on sait que :

En posant X = x + 1, on a donc x = X − 1. Donc si
, alors
et :
Par produit et par somme on a donc :

Ainsi la courbe Cf admet comme asymptote horizontale en
la droite d'équation y = 1.2. Résolvons dans l'intervalle
l'inéquation :
1 − ln(x + 1) > 0
On soustrait 1 aux deux membres :
1 − ln(x + 1) − 1 > 0 − 1
−ln(x + 1) > −1
On multiplie par −1 les deux membres ; le symbole change de sens car −1 < 0 :
ln(x + 1) < 1
On compose par la fonction exponentielle car elle est la fonction réciproque de la fonction logarithme népérien :
eln(x+1) < e1
x + 1 < e
On soustrait 1 aux deux membres :
x + 1−1 < e − 1
x < e − 1
Les réels candidats solutions sont les réels de
.
L'inéquation a été résolue dans l'intervalle
.
Les réels communs à ces deux ensembles sont les réels de l'intervalle ]−1 ;e − 1[.
Ainsi S = ]−1 ;e − 1[.
l'inéquation :1 − ln(x + 1) > 0
On soustrait 1 aux deux membres :
1 − ln(x + 1) − 1 > 0 − 1
−ln(x + 1) > −1
On multiplie par −1 les deux membres ; le symbole change de sens car −1 < 0 :
ln(x + 1) < 1
On compose par la fonction exponentielle car elle est la fonction réciproque de la fonction logarithme népérien :
eln(x+1) < e1
x + 1 < e
On soustrait 1 aux deux membres :
x + 1−1 < e − 1
x < e − 1
Les réels candidats solutions sont les réels de
.L'inéquation a été résolue dans l'intervalle
.Les réels communs à ces deux ensembles sont les réels de l'intervalle ]−1 ;e − 1[.
Ainsi S = ]−1 ;e − 1[.
3.
Pour déterminer le sens de variation de f, on va étudier le signe de
.
On sait que pour tout x de
:

Comme 4 > 0 et pour tout x de
: (x + 1)2 > 0 alors le signe de
est le signe de 1 − ln(x + 1).
On a montré précédemment que :
1 − ln(x + 1) > 0
x < e − 1
De la même manière on a :
1 − ln(x + 1) < 0
x > e − 1
Et :
1 − ln(x + 1) = 0
x = e − 1
Ainsi, on peut construire le tableau de signes suivants :
Or, on sait que pour une fonction f dérivable sur un intervalle I : si
est strictement positive sur I alors f est strictement croissante sur I et si
est strictement négative sur I alors f est strictement décroissante sur I.
Ici
est strictement positive sur ]−1 ;e − 1[, donc f est strictement croissante sur]−1 ;e − 1[.
Et
est strictement négative sur
, donc f est strictement décroissante sur
.
Il ne reste plus qu'à calculer l'image du réel e − 1 par la fonction f pour pouvoir construire le tableau de variations complet de f :

.On sait que pour tout x de
:
Comme 4 > 0 et pour tout x de
: (x + 1)2 > 0 alors le signe de
est le signe de 1 − ln(x + 1).On a montré précédemment que :
1 − ln(x + 1) > 0
x < e − 1De la même manière on a :
1 − ln(x + 1) < 0
x > e − 1Et :
1 − ln(x + 1) = 0
x = e − 1Ainsi, on peut construire le tableau de signes suivants :
| x | −1 | | e − 1 | | ![]() |
| 4 | | + | I | + | |
| 1 − ln(x + 1) | | + | 0 | − | |
| (x + 1)2 | 0 | + | I | + | |
![]() | I | + | 0 | − | |
Or, on sait que pour une fonction f dérivable sur un intervalle I : si
est strictement positive sur I alors f est strictement croissante sur I et si
est strictement négative sur I alors f est strictement décroissante sur I.Ici
est strictement positive sur ]−1 ;e − 1[, donc f est strictement croissante sur]−1 ;e − 1[.Et
est strictement négative sur
, donc f est strictement décroissante sur
.Il ne reste plus qu'à calculer l'image du réel e − 1 par la fonction f pour pouvoir construire le tableau de variations complet de f :

![]() |
4. D'après la calculatrice :
. Donc e−1 < 2.
f est continue sur
car f est continue sur
.
f est strictement décroissante sur
car f est strictement décroissante sur
.

Donc :

Ainsi, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (surnommé parfois le théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution α appartenant à
.
Pour obtenir une valeur arrondie de α au dixième, on utilise la calculatrice et la méthode par balayage. On commence par construire un tableau de valeurs pour les entiers de 2 à 30.
On remarque que : f(25) > 1,5 et f(26) < 1,5. Ainsi 25 < α < 26.
On réitère ce procédé pour les nombres décimaux de 25 à 26 avec un pas de 0,1.
On lit alors que f(25) > 1,5 et f(25,1) < 1,5. Donc 25 < α < 25,1.
On effectue un dernier balayage sur l'intervalle [25 ; 25,1] avec cette fois un pas de 0,01.
On lit alors que f(25,09) > 1,5 et f(25,1) < 1,5. Donc 25,09 < α < 25,10.
Donc la valeur arrondie de α au dixième est 25,1.
. Donc e−1 < 2.f est continue sur
car f est continue sur
.f est strictement décroissante sur
car f est strictement décroissante sur
.
Donc :

Ainsi, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (surnommé parfois le théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution α appartenant à
.Pour obtenir une valeur arrondie de α au dixième, on utilise la calculatrice et la méthode par balayage. On commence par construire un tableau de valeurs pour les entiers de 2 à 30.
| x | f(x) |
|---|---|
| 2 | 2,4648164 |
| 3 | 2,3862944 |
| 4 | 2,2875503 |
| 5 | 2,1945063 |
| 6 | 2,1119487 |
| 7 | 2,0397208 |
| 8 | 1,9765443 |
| 9 | 1,921034 |
| 10 | 1,8719619 |
| 11 | 1,8283022 |
| 12 | 1,7892152 |
| 13 | 1,7540164 |
| 14 | 1,7221467 |
| 15 | 1,6931472 |
| 16 | 1,6666384 |
| 17 | 1,6423048 |
| 18 | 1,6198819 |
| 19 | 1,5991465 |
| 20 | 1,579909 |
| 21 | 1,5620077 |
| 22 | 1,5453033 |
| 23 | 1,5296756 |
| 24 | 1,5150201 |
| 25 | 1,5012456 |
| 26 | 1,4882721 |
| 27 | 1,4760292 |
| 28 | 1,4644546 |
| 29 | 1,4534930 |
| 30 | 1,4430951 |
On remarque que : f(25) > 1,5 et f(26) < 1,5. Ainsi 25 < α < 26.
On réitère ce procédé pour les nombres décimaux de 25 à 26 avec un pas de 0,1.
| x | f(x) |
|---|---|
| 25 | 1,5012456 |
| 25,1 | 1,4999135 |
| 25,2 | 1,4985892 |
| 25,3 | 1,4972728 |
| 25,4 | 1,4959642 |
| 25,5 | 1,4946634 |
| 25,6 | 1,4933701 |
| 25,7 | 1,4920844 |
| 25,8 | 1,4908063 |
| 25,9 | 1,4895355 |
| 26 | 1,4882721 |
On lit alors que f(25) > 1,5 et f(25,1) < 1,5. Donc 25 < α < 25,1.
On effectue un dernier balayage sur l'intervalle [25 ; 25,1] avec cette fois un pas de 0,01.
| x | f(x) |
|---|---|
| 25 | 1,5012456 |
| 25,01 | 1,501112 |
| 25,02 | 1,5009786 |
| 25,03 | 1,5008451 |
| 25,04 | 1,5007118 |
| 25,05 | 1,5005785 |
| 25,06 | 1,5004454 |
| 25,07 | 1,5003123 |
| 25,08 | 1,5001793 |
| 25,09 | 1,5000463 |
| 25,1 | 1,4999135 |
On lit alors que f(25,09) > 1,5 et f(25,1) < 1,5. Donc 25,09 < α < 25,10.
Donc la valeur arrondie de α au dixième est 25,1.
5.
a.
Posons, pour tout x de [0 ; 2] :


On rappelle que pour toute fonction g continue sur [0 ;2] :

avec G une primitive de g sur [0 ; 2].

avec G une primitive de g sur [0 ; 2].
Pour appliquer cette formule, il faut donc pouvoir trouver une primitive de la fonction g.
Parmi les formules de primitives, l'une d'elles semble convenir : pour tout entier naturel n non nul : une primitive de
est
.
En particulier : une primitive de
est
c'est-à-dire qu'une primitive de
est
.
Posons pour tout x de [0 ;2] : u(x) = ln(x + 1). On a alors pour tout x de [0 ; 2] :
.
On observe que pour tout x de [0 ;2] :
.
Donc pour tout x de [0 ;2] :
.
Ainsi :




Parmi les formules de primitives, l'une d'elles semble convenir : pour tout entier naturel n non nul : une primitive de
est
. En particulier : une primitive de
est
c'est-à-dire qu'une primitive de
est
.Posons pour tout x de [0 ;2] : u(x) = ln(x + 1). On a alors pour tout x de [0 ; 2] :
.On observe que pour tout x de [0 ;2] :
.Donc pour tout x de [0 ;2] :
.Ainsi :




b.
On sait que f(0) = 1. Ainsi, d'après le tableau de variations de f, le minimum de f sur [0 ;2] est 1 et le maximum de f sur [0 ; 2] est
. Donc la fonction f est strictement positive sur [0 ;2].
Ainsi l'aire (en unité d'aire) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe Cf, l'axe des ordonnées (droite d'équation x = 0) et la droite d'équation x = 2 est égale à :


Par la linéarité de l'intégrale, on a :

Or, une primitive de la fonction constante égale à 1 est la fonction identité. Donc :

Ainsi :


On retrouve bien ce résultat à l'aide d'un logiciel de géométrie dynamique :
. Donc la fonction f est strictement positive sur [0 ;2].Ainsi l'aire (en unité d'aire) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe Cf, l'axe des ordonnées (droite d'équation x = 0) et la droite d'équation x = 2 est égale à :


Par la linéarité de l'intégrale, on a :

Or, une primitive de la fonction constante égale à 1 est la fonction identité. Donc :

Ainsi :


On retrouve bien ce résultat à l'aide d'un logiciel de géométrie dynamique :
![]() |




