Préciser la valeur d'un passé composé

• Le passé composé est employé, dans un énoncé ancré dans la situation d'énonciation, pour exprimer une action passée achevée (aspect accompli qui s'oppose à l'aspect inaccompli de l'imparfait auquel il est souvent associé).
Le week-end dernier, il faisait beau ; nous sommes allés cueillir des champignons dans la forêt.
• Employé avec le présent, il exprime une action antérieure à celle exprimée au présent.
Quand j'ai mangé du chocolat, je suis malade.
• Parce qu'il est un temps du passé qui garde des liens avec le présent, le passé composé prend parfois la valeur d'un présent accompli.
Sa maison a été détruite par le tremblement de terre. Aujourd'hui, il a tout perdu.
Vrai ou faux ?
Le passé composé s'emploie pour décrire.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
À l'oral ou dans le registre courant, on emploie le passé composé pour exprimer les actions de premier plan.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
Le passé composé exprime souvent une action achevée.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
Le passé composé s'emploie rarement avec la première personne.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
• C'est l'imparfait ou le présent qui sont utilisés pour décrire.
• Le passé composé est souvent employé avec la première personne (je, nous) dans les énoncés ancrés dans la situation d'énonciation.
Dans cet article de journal, mets les verbes au passé composé ou à l'imparfait, selon le cas.
Écrivez les réponses dans les zones colorées.
Des gendarmes qui (rechercher) des détonateurs sur les plages de la Manche (faire) une tout autre découverte. Ils (tomber) sur une baleine morte de 10 mètres. La queue prise dans un filet de pêche, l'animal (être) dans un état de décomposition avancée.
• Dans un récit de style courant, on emploie le passé composé pour rapporter les actions principales : ont fait, sont tombés.
• L'imparfait sert, lui, à décrire les circonstances : recherchaient, était.
Conjugue les verbes entre parenthèses au passé composé ou au passé simple, selon le sens.
Écrivez les réponses dans les zones colorées.
1. 
L'Enfant d'Hiroshima
« Ta lettre d'hier (me, toucher) à un point sensible. Pardon pour ce qui (se passer) à Fujisawa. Mais quand (je, apercevoir) ces jeunes gens, de les voir si pleins d'entrains (me, donner) un coup au coeur. Quand (je, penser) à la douleur de leurs mères, je (ne pouvoir) retenir mes larmes. »
Isoko et Ichiro Hatano

2. 
« Sa marraine (creuser) la citrouille et n'ayant laissé que l'écorce, la (frapper) de sa baguette, et la citrouille (changer, voix passive) en un carrosse doré. Ensuite elle (aller) regarder dans sa souricière, où elle (trouver) dix souris ; elle (dire) à Cendrillon de lever la trappe… »
Charles Perrault

1. Ce premier texte est ancré dans la situation d'énonciation : remarque l'emploi des pronoms des 1er et 2e personnes, et de l'adverbe hier. Il faut donc employer le passé composé.
2. Ce texte, bien au contraire, est coupé de la situation d'énonciation : le récit est fait à la 3e personne, les adverbes ensuite, aussitôt ne font pas référence à cette situation. Les verbes doivent donc être mis au passé simple ou à l'imparfait lorsque l'action se répète.
Quelle est la valeur du passé composé dans chaque phrase ? Exprime-t-il une antériorité par rapport à un présent ou bien rapporte-t-il les faits principaux d'un récit ?
Ce jour-là, Romain et Silène sont allés dans les bois et ont ramassé des champignons.
Cochez la bonne réponse.
antériorité
faits principaux
Il était l'heure de partir à la gare ; Élodie a quitté la maison et a pris un taxi.
Cochez la bonne réponse.
antériorité
faits principaux
Je comprends ton comportement : Léa m'a expliqué hier pourquoi tu as fait cela.
Cochez la bonne réponse.
antériorité
faits principaux
Je suppose que tu n'as pas emporté de vêtements de rechange.
Cochez la bonne réponse.
antériorité
faits principaux
• Dans la première et la deuxième phrase, les actions décrites sont des actions de premier plan et successives (dans un discours coupé dans la situation d'énonciation). Elles pourraient être exprimées au passé simple.
• Dans la troisième et la quatrième phrase, il s'agit de faits antérieurs à ceux exprimés au présent (dans un discours ancré dans la situation d'énonciation).