Étudier une phrase complexe : la subordination

Dans une phrase complexe, pour relier deux propositions, on peut les coordonner et les juxtaposer, mais on peut encore les subordonner.
• Une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d'une proposition principale. Elle ne peut exister toute seule. Elle est introduite par un mot subordonnant comme que, quand, lorsque, parce que, bien que
• Il existe plusieurs natures de propositions subordonnées : conjonctive, relative, interrogative indirecte Elles peuvent être un complément essentiel de la phrase (sujet, complément d'objet direct, etc.) ou un complément circonstanciel
• Pour analyser une phrase complexe comprenant une ou plusieurs subordonnées, il faut repérer les mots subordonnants et couper la phrases en propositions : la principale et la subordonnée (ou les subordonnées).
Premier exemple :
[Si le sujet t'intéresse], [je te prêterai l'article], [dès que j'aurai fini de le lire].
Dans cette phrase, on repère :
  •  une proposition principale : je te prêterai l'article (on peut la détacher du reste de la phrase) ;
  •  deux propositions subordonnées, introduites l'une par si, l'autre par dès que.
Deuxième exemple :
[J'ai lu un très bon roman cet été] ; [je pense] [qu'il t'intéressera].
Cette phrase complexe comprend encore trois propositions :
  •  la première proposition J'ai lu un très bon roman cet été est une indépendante ;
  •  je pense est une principale ; elle commande la subordonnée qu'il t'intéressera.
Après avoir lu avec soin le texte et le tableau, sélectionne dans le tableau l'erreur d'analyse qui y figure.
L'Autruche est le plus grand des oiseaux (1).
Mais c'est un oiseau (2) qui court (3) et qui ne vole pas (4).
Sélectionnez la (ou les) bonne(s) réponse(s) dans le texte.
en violet

Proposition
Type
Subordonnant
1
indépendante
 
2
principale
mais
3
subordonnée
qui
4
subordonnée
qui

Mais est une conjonction de coordination et non de subordination. De plus, seules les propositions subordonnées sont introduites par des mots subordonnants.
Sélectionne dans chaque phrase les mots subordonnants.
Sélectionnez la (ou les) bonne(s) réponse(s) dans le texte.
en violet

1. Il faut protéger cette espèce animale parce qu'elle est en voie de disparition.
2. Quand il n'y aura plus un ours sur la Terre, l'humanité aura fait un pas en arrière.
3. Heureusement certaines associations se préoccupent de leur sort si bien qu'on les protège de mieux en mieux.
4. Comme ma famille a conscience de l'importance de cette cause, elle fait chaque année un don à une association.
Après avoir lu le texte, complète dans le tableau l'analyse de la phrase.
L'Autruche n'est pas brave (1) : lorsqu'elle craint un danger (2), elle croit se dissimuler en cachant sa tête dans le sable (3).
Écrivez les réponses dans les zones colorées.
Proposition
Type
Subordonnant
1


2


3



2. La subordonnée introduite par lorsqu' précède la principale.
Remarque : Seules les propositions subordonnées sont introduites par des mots subordonnants.
Parmi ces extraits de l'œuvre de Chateaubriand, quelles phrases contiennent une proposition subordonnée. ?
Cochez la (ou les) bonne(s) réponse(s).
Je me trouvais devant un peuplier planté à l'angle d'un champ de houblon.
Je traversais le chemin et je m'appuyais debout contre le tronc de l'arbre, le visage tourné du côté de Bruxelles.
Un vent du sud m'apporta plus distinctement le bruit de l'artillerie.
Cette grande bataille sans nom, dont j'écoutais les échos et dont une horloge venait de sonner les funérailles, était la bataille de Waterloo.
Auditeur silencieux et solitaire du formidable arrêt des destinées, j'aurais été moins ému si je m'étais trouvé dans la mêlée.
• La phrase Je traversais le chemin et je m'appuyais… comprend deux propositions indépendantes coordonnées par et. Le groupe le visage tourné du côté de Bruxelles doit être ici considéré comme un GN CC de manière.
• La phrase Cette grande bataille sans nom, dont j'écoutais… comprend deux subordonnées relatives introduites par dont.
• La phrase Auditeur silencieux et solitaire du formidable arrêt… comprend une subordonnée conjonctive introduite par si.
Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
Coche la bonne réponse.
1. Une phrase contient autant de propositions que de verbes dont le sujet est exprimé ou sous entendu.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
2. Une phrase complexe contient toujours :
Cochez la bonne réponse.
deux indépendantes.
plusieurs propositions.
une subordonnée.
3. Une proposition qui ne régit pas une proposition ni ne dépend d'une autre proposition est :
Cochez la bonne réponse.
une proposition indépendante.
une proposition principale.
une proposition incise.
Une phrase contient bien autant de propositions que de verbes dont le sujet est exprimé ou sous entendu. La phrase Il se leva et partit, par exemple, contient deux propositions : (Il se leva) et (partit) ; dans la seconde de ces propositions, le sujet du verbe partit est sous-entendu (parce que c'est le même que celui du verbe de la première proposition).
Pour chaque phrase (extraite de l'œuvre de Théophile Gautier), sélectionne le bon découpage.
1. Tout à coup, un tumulte se fit entendre à l'autre bout du point et la foule courut au bruit.
Cochez la bonne réponse.
(Tout à coup, un tumulte se fit entendre) (à l'autre bout du point et la foule courut au bruit).
(Tout à coup, un tumulte se fit entendre à l'autre bout du point) et (la foule courut au bruit).
2. C'étaient des duellistes qui s'escrimaient.
Cochez la bonne réponse.
(C'étaient des duellistes) (qui s'escrimaient).
(C'étaient des duellistes) qui (s'escrimaient).
3. Mais ce n'étaient qu'estocades simulées, ces fausses querelles avaient pour but de produire un rassemblement pour que, parmi la foule, les coupe-bourses puissent faire leurs coups.
Cochez la bonne réponse.
(Mais ce n'étaient qu'estocades simulées,) (ces fausses querelles avaient pour but de produire un rassemblement) (pour que, (parmi la foule,) les coupe-bourses puissent faire leurs coups.)
(Mais ce n'étaient qu'estocades simulées,) (ces fausses querelles avaient pour but de produire un rassemblement) (pour que, parmi la foule, les coupe-bourses puissent faire leurs coups.)
2. Le pronom relatif qui fait partie de la proposition subordonnée.
3. Dans cette phrase, on relève trois verbes noyaux de propositions étaient, avaient et puissent. Les trois propositions sont donc organisées autour de ces verbes.