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Quels sont les principaux flux migratoires aujourd'hui dans le monde et quelles sont leurs conséquences ?

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Quels sont les principaux flux migratoires aujourd'hui dans le monde et quelles sont leurs conséquences ?
Document 1
Carte des flux migratoires mondiaux
Zoom
Quels sont les principaux flux migratoires aujourd'hui dans le monde et quelles sont leurs conséquences ? - illustration 1
Source : Histoire/Géographie, Hatier 2003.
Document 2
Les flux touristiques dans le monde
« Les flux de touristes internationaux passent de 25,3 millions de personnes en 1950 à 703 millions en 2002. Même si elle tend à se démocratiser, cette mobilité demeure encore largement un privilège des pays et des groupes sociaux les plus riches. Elle est en effet réservée à seulement 10 % de la population mondiale, entre pays riches, et des pays riches vers les pays pauvres. […] Le tourisme international est ainsi devenu un secteur économique considérable. En 2003, il représente 10 % du PIB mondial et emploie 8 % de la population active. De nouvelles destinations de plus en plus lointaines s'ouvrent constamment pour certains pays du Sud, le tourisme représente une manne considérable (Égypte, Jordanie, Kenya, Île Maurice, etc.) puisqu'il est la première source de devises pour 49 pays en développement. »
Source :L. Carroué, D. Collet et C. Ruiz, La Mondialisation, Bréal, 2006

Document 3
Les effets des migrations
« Dans les pays d'accueil, les immigrés remplissent des fonctions essentielles dont les habitants ne se chargent pas volontiers. Ils s'occupent des enfants, des malades et des vieillards, ils ramassent les récoltes, ils travaillent dans les cuisines, ils nettoient les maisons et les bureaux. Mais il ne faut pas croire qu'ils ne font que des petits boulots […]. De manière générale, les immigrés rapportent plus à l'État en impôts qu'ils ne lui coûtent en aides et en prestations sociales. Les pays d'origine, à l'autre extrémité, profitent des fonds que les émigrés envoient chez eux, qui l'année passée ont représenté 232 milliards de dollars dont 167 milliards destinés à des pays en voie de développement. […] Les familles dont un membre travaille à l'étranger peuvent ainsi consacrer davantage d'argent à l'éducation et à la santé. »
Source :Kofi Annan, Le Monde, 9 juin 2006

Questions
Document 1
Quelles sont les principales régions de départ et les principales régions d'accueil (d'arrivée) des migrants ?
Documents 1, 2 et 3
1. Quelles sont les raisons qui poussent les hommes à se déplacer ?
2. Quelles sont les conséquences de ces migrations :
  • pour les pays d'accueil ?
  • pour les pays de départ ?
Paragraphe argumenté
À l'aide des informations recueillies dans les documents et de vos connaissances, vous rédigerez un paragraphe d'une vingtaine de lignes répondant à la question :
Quels sont les principaux flux migratoires aujourd'hui dans le monde et quelles sont leurs conséquences ?

Corrigé

Questions
Document 1
Les principales régions de départ des migrants, indiquées en gris clair sur ce planisphère sont situées essentiellement dans les pays du Sud (ou pays en développement, ou encore pays pauvres) : en Amérique centrale et du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est. On remarque des mouvements similaires originaires des anciens pays de l'Est (communistes) de l'Europe.
Les principales régions d'accueil des migrants, indiquées en gris foncé sur le planisphère, sont principalement dans les pays du Nord (ou pays développés ou pays industriels ou pays riches) : USA, Canada, Europe de l'Ouest, Australie. L'Arabie, les Émirats et l'Afrique du Sud enregistrent le même phénomène.
Documents 1, 2 et 3
1. La première raison de ces déplacements, visible sur la légende du document 1, est d'ordre économique : les travailleurs des pays pauvres sont attirés par les possibilités qu'offrent les pays riches. Il peut s'agir de travailleurs peu ou relativement qualifiés (flèches plus épaisses) comme de travailleurs très qualifiés (flèches plus fines). Ces derniers sont issus aussi bien de pays pauvres que de pays riches. Moins nombreux que les premiers, ils sont motivés par les salaires beaucoup plus élevés des USA par exemple. Les travailleurs les moins qualifiés, en nombre beaucoup plus élevé, sont attirés par un emploi (et surtout un salaire) qui pourrait faire mieux vivre toute leur famille dans leur pays d'origine, comme le dit le document 3 : « Les pays d'origine […] profitent des fonds que les émigrés envoient chez eux. »
La deuxième raison, peu visible sur le document 1 (sorte d'étoile) est la conséquence des conflits locaux (Afrique centrale, Moyen-Orient) entre ethnies ou des guerres civiles qui obligent des populations entières à quitter leur région, en général pour un refuge proche, sous peine d'être massacrées.
La troisième raison, évoquée dans le document 2, est le tourisme. Ce sont des migrations temporaires en plein essor : « […] 25,3 millions de personnes en 1950 à 703 millions en 2002 », presque 30 fois plus en 50 ans.
2. Les conséquences pour les pays d'accueil sont variables selon les types de migrants. Le tourisme est très bénéfique sur le plan économique : « le tourisme représente une manne considérable (Egypte, Jordanie, Kenya, Île Maurice, etc.) puisqu'il est la première source de devises pour 49 pays en développement » (doc. 2). Il permet aux pays concernés d'augmenter leurs revenus, mais aussi de créer des emplois : « [le tourisme] emploie plus de 8 % de la population active » (doc. 2). Pour ce qui est des flux de réfugiés, les documents ne donnent pas d'indication. Enfin, dans le domaine des flux économiques (qui concernent le plus de personnes), le document 3 fournit des informations précieuses : « les immigrés remplissent les fonctions essentielles dont les habitants ne se chargent pas volontiers » (Note de l'auteur : ceci explique bien les flux migratoires vers l'Arabie saoudite et les Émirats du golfe, enrichis par la rente pétrolière, qui font venir des travailleurs d'Afrique ou d'Asie pour leur confier les tâches ingrates). Le document indique aussi : « De manière générale, les immigrés rapportent plus à l'État en impôts qu'ils ne lui coûtent en aides et en prestations sociales. » Cette précision (dont le sérieux est indiscutable, puisque l'auteur est le secrétaire général de l'ONU) va à l'encontre des discours habituels de ceux qui s'opposent à l'immigration.
Les conséquences pour les pays de départ sont peu évoquées dans les documents. Rien ne concerne les flux de touristes ou de réfugiés. Seuls les flux économiques peuvent favoriser les PED de départ : « Les pays d'origine […] profitent des fonds que les émigrés envoient chez eux […] 167 milliards de dollars destinés à des pays en développement. Les familles dont un membre travaille à l'étranger peuvent ainsi consacrer davantage d'argent à l'éducation et à la santé » (doc. 3).
Paragraphe argumenté
Les flux migratoires sont actuellement très importants à l'échelle mondiale, en raison du développement de l'information et des moyens de transport dont le coût a fortement baissé. Nous pouvons distinguer trois grands types de flux migratoires.
Les flux touristiques concernent surtout les habitants des pays riches qui se déplacent temporairement vers des destinations touristiques prisées, situées dans le monde entier : tourisme balnéaire, souvent à l'intérieur des pôles de la Triade (Allemands passant leurs vacances d'été en Espagne) ; tourisme culturel (Américains visitant l'Europe), tourisme de découverte (Européens en safari au Kenya). Les pays en développement trouvent là un moyen de faire entrer des devises et d'améliorer leur condition. Les flux de réfugiés, quant à eux, sont plus ponctuels. Ils touchent les zones de conflits, de guerres civiles et engendrent souvent des déplacements massifs et douloureux vers des pays voisins, comme en Afrique. Les pays d'accueil sont quelquefois démunis et doivent improviser, souvent avec l'aide de l'ONU ou des ONG.
Les flux économiques, enfin, sont les plus importants et concernent des migrants très souvent issus des pays en développement frappés par la misère et la surpopulation. Ces personnes, généralement peu qualifiées, cherchent une vie meilleure dans les pays du Nord (où leur arrivée est de plus en plus réglementée et mal vécue). Des millions de Mexicains aux USA ou d'Africains en Europe essaient de travailler et font bénéficier leurs familles, restées dans le pays d'origine, d'une partie de leurs revenus. Ceci permet de soulager la misère dans les PED. Il convient de mentionner les flux de travailleurs qualifiés, par exemple des ingénieurs originaires d'Inde ou de l'est de l'Europe, qui préfèrent exercer leur activité en Amérique du Nord ou en Europe de l'Ouest, car leurs revenus y sont nettement plus élevés que dans leur pays d'origine. Certains PED déplorent ainsi une « fuite des cerveaux » qui les prive d'une élite pour laquelle ils avaient investi afin de se développer. Mais les pays riches font une bonne opération en accueillant des chercheurs et des travailleurs qualifiés très motivés et productifs.
Les flux migratoires, très variés et complexes, entraînent aussi des conséquences humaines aussi bien positives que négatives : le brassage mondial des peuples, mais une réaction de rejet, surtout dans les pays riches.
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