Énoncé
Exercice sur 11 points
La maîtrise de la durée des différentes étapes du cycle de lavage d'un lave-linge permet de garantir un nettoyage efficace tout en préservant les vêtements. Chaque phase – lavage, rinçage, essorage – est ainsi optimisée, en fonction du type de linge, en termes de consommation d'eau, d'énergie consommée et de durabilité de la machine.
L'objectif de cet exercice est d'étudier les premières phases du fonctionnement d'un lave-linge, le remplissage de la cuve et le chauffage de l'eau, lors de tests effectués en l'absence de linge.
La maîtrise de la durée des différentes étapes du cycle de lavage d'un lave-linge permet de garantir un nettoyage efficace tout en préservant les vêtements. Chaque phase – lavage, rinçage, essorage – est ainsi optimisée, en fonction du type de linge, en termes de consommation d'eau, d'énergie consommée et de durabilité de la machine.
L'objectif de cet exercice est d'étudier les premières phases du fonctionnement d'un lave-linge, le remplissage de la cuve et le chauffage de l'eau, lors de tests effectués en l'absence de linge.
1. Remplissage de la cuve
Le lave-linge peut être assimilé à un tambour tournant dans une cuve de forme cubique et de côté a. Pour réguler le niveau d'eau dans la cuve d'un lave-linge, un pressostat mesure la pression de l'air dans une chambre de compression cylindrique reliée au bas de la cuve : lorsque le niveau d'eau monte dans la cuve, une partie de cette eau entre dans la chambre de compression et l'air enfermé à l'intérieur est comprimé. Quand la pression atteint une valeur seuil, le pressostat envoie un signal et interrompt le remplissage.
Dans cette partie, on s'intéresse à un test de la machine : le pressostat est alors réglé pour permettre le remplissage de la moitié de la cuve.
Dans cette partie, on s'intéresse à un test de la machine : le pressostat est alors réglé pour permettre le remplissage de la moitié de la cuve.
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Données :
- volume d'un cylindre de rayon R et de hauteur H : V = π · R2 · H ;
- intensité de la pesanteur : g = 9,81 N·kg−1 ;
- masse volumique de l'eau : ρeau = 1,0 × 103 kg·m−3 ;
- paramètres associés au lave-linge étudié :
• la cuve est un cube de côté a = 60,0 cm et de volume Vc = a3 ;
• la chambre de compression est assimilée à un cylindre de rayon r = 3,0 cm ;
• la pression de l'air dans la cuve reste constamment égale à la pression atmosphérique P0 = 1,01 × 105 Pa ;
• durant le remplissage, l'air et l'eau sont supposés à la même température θ0 = 20 °C ;
• le débit volumique Dv d'arrivée d'eau dans le lave-linge vaut 12 × 10−3 m3·min−1.
Q1. Exprimer la durée Δt1 permettant de remplir à moitié la cuve en fonction du débit volumique de l'eau Dv et de la longueur a du côté du cube. Calculer numériquement Δt1, exprimé en minutes.
La quantité d'air présente dans la chambre de compression reste constante, ainsi que sa température. Avant le remplissage, l'air occupe un volume V0 = 0,50 L et la pression dans le pressostat est telle que P = P0. Après le remplissage, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est h = 5,0 mm et la pression dans le pressostat est telle que P = P2. On considère que l'air se comporte comme un gaz parfait.
Q2. Justifier que la pression augmente dans la chambre de compression lors du remplissage.
Q3. Exprimer le volume V2 occupé par l'air dans la chambre de compression à l'arrêt du remplissage, en fonction de V0, r et h.
Q4. Exprimer P2 en fonction des données, puis montrer que la surpression ΔP = P2 − P0 entre la pression qui a provoqué l'arrêt du remplissage et la pression initiale, peut s'écrire :

On rappelle que, dans les conditions du test, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est h = 5,0 mm.
Q5. Calculer la valeur de la surpression ΔP lors du test dans lequel le remplissage s'arrête lorsque la machine est à moitié remplie. Commenter la valeur obtenue par rapport à celle d'un cycle normal hors test, pour lequel ΔP = 150 Pa.
On rappelle la loi fondamentale de la statique des fluides : dans un fluide incompressible au repos de masse volumique ρ, la pression P à l'altitude z, P(z), vérifie la relation P(z) + ρ · g · z = constante.
Q6. Retrouver la valeur de la surpression ΔP lors du test à l'aide de la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée entre les points A et B de la figure 1.
Lorsque la machine n'est plus en phase de test mais en fonctionnement normal et sans linge, la surpression ΔP vaut 150 Pa. On considère alors que la hauteur d'eau dans la chambre de compression, h, est négligeable devant la hauteur d'eau dans la cuve.
Q7. Déterminer le volume d'eau contenu dans la cuve en fonctionnement normal et sans linge.
La quantité d'air présente dans la chambre de compression reste constante, ainsi que sa température. Avant le remplissage, l'air occupe un volume V0 = 0,50 L et la pression dans le pressostat est telle que P = P0. Après le remplissage, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est h = 5,0 mm et la pression dans le pressostat est telle que P = P2. On considère que l'air se comporte comme un gaz parfait.
Q2. Justifier que la pression augmente dans la chambre de compression lors du remplissage.
Q3. Exprimer le volume V2 occupé par l'air dans la chambre de compression à l'arrêt du remplissage, en fonction de V0, r et h.
Q4. Exprimer P2 en fonction des données, puis montrer que la surpression ΔP = P2 − P0 entre la pression qui a provoqué l'arrêt du remplissage et la pression initiale, peut s'écrire :

On rappelle que, dans les conditions du test, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est h = 5,0 mm.
Q5. Calculer la valeur de la surpression ΔP lors du test dans lequel le remplissage s'arrête lorsque la machine est à moitié remplie. Commenter la valeur obtenue par rapport à celle d'un cycle normal hors test, pour lequel ΔP = 150 Pa.
On rappelle la loi fondamentale de la statique des fluides : dans un fluide incompressible au repos de masse volumique ρ, la pression P à l'altitude z, P(z), vérifie la relation P(z) + ρ · g · z = constante.
Q6. Retrouver la valeur de la surpression ΔP lors du test à l'aide de la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée entre les points A et B de la figure 1.
Lorsque la machine n'est plus en phase de test mais en fonctionnement normal et sans linge, la surpression ΔP vaut 150 Pa. On considère alors que la hauteur d'eau dans la chambre de compression, h, est négligeable devant la hauteur d'eau dans la cuve.
Q7. Déterminer le volume d'eau contenu dans la cuve en fonctionnement normal et sans linge.
2. Durée de temporisation
La minuterie d'un lave-linge utilise des circuits électroniques pour activer et désactiver les différentes fonctions du lave-linge. Il est nécessaire d'ajouter une durée de temporisation entre deux étapes d'un cycle pour laisser le temps à la machine de se stabiliser, éviter les chocs mécaniques et garantir que chaque phase démarre dans de bonnes conditions.
L'objectif de cette partie est d'étudier une modélisation simple d'un temporisateur de lave-linge à l'aide du montage de la figure 2.
L'objectif de cette partie est d'étudier une modélisation simple d'un temporisateur de lave-linge à l'aide du montage de la figure 2.
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Le montage est constitué :

On admet que le comparateur ne perturbe pas le fonctionnement du circuit. Celui-ci peut donc être étudié comme si le comparateur était absent.
À l'instant initial (t = 0), le condensateur étant déchargé, on place l'interrupteur K en position 1.
Q8. Montrer que l'équation différentielle donnant les variations de la tension uC(t) aux bornes du condensateur en fonction du temps est de la forme :

Les solutions de l'équation différentielle précédente sont des fonctions du temps de la forme
uC(t) =
, avec τ = R · C.
Q9. Déterminer l'expression de la constante A dans la situation étudiée.
Q10. En déduire que l'expression de la tension aux bornes du conducteur ohmique au cours du temps est
.
Q11. Montrer que la date de fin de temporisation tseuil, date à laquelle le comparateur envoie un signal, s'exprime comme tseuil = τ · ln3.
La durée de temporisation, notée Δt2, est définie par Δt2 = tseuil. Pour étudier expérimentalement cette durée de temporisation, on réalise au laboratoire le circuit précédent en remplaçant le comparateur par un système d'acquisition. On souhaite obtenir une durée de temporisation Δt2 voisine de 30 s. On utilise un condensateur de capacité C = 4,70 mF alimenté par un générateur de tension E = 4,5 V. On dispose par ailleurs de plusieurs conducteurs ohmiques de résistances R1 = 470 Ω, R2=5,0 kΩ et R3 = 100 kΩ.
Q12. Parmi les valeurs proposées, déterminer la valeur de la résistance du conducteur ohmique à utiliser pour obtenir une durée de temporisation voisine de celle souhaitée.
On réalise le circuit électrique avec la valeur de la résistance trouvée à la question Q12. On charge le condensateur et on bascule l'interrupteur en position 2, puis on suit l'évolution de la tension aux bornes de la résistance lors de la décharge. Le graphique correspondant est présenté sur la figure 3.
- d'un générateur de tension idéal de force électromotrice E = 4,5 V ;
- d'un conducteur ohmique de résistance R ;
- d'un condensateur de capacité C ;
- d'un interrupteur K ayant deux positions : position 1 pour la charge du condensateur et position 2 pour la décharge du condensateur ;
- d'un comparateur configuré pour envoyer un signal mettant fin à la temporisation à l'instant tseuil pour lequel la tension uR aux bornes de la résistance atteint un tiers de la tension d'alimentation :

On admet que le comparateur ne perturbe pas le fonctionnement du circuit. Celui-ci peut donc être étudié comme si le comparateur était absent.
À l'instant initial (t = 0), le condensateur étant déchargé, on place l'interrupteur K en position 1.
Q8. Montrer que l'équation différentielle donnant les variations de la tension uC(t) aux bornes du condensateur en fonction du temps est de la forme :

Les solutions de l'équation différentielle précédente sont des fonctions du temps de la forme
uC(t) =
, avec τ = R · C.Q9. Déterminer l'expression de la constante A dans la situation étudiée.
Q10. En déduire que l'expression de la tension aux bornes du conducteur ohmique au cours du temps est
.Q11. Montrer que la date de fin de temporisation tseuil, date à laquelle le comparateur envoie un signal, s'exprime comme tseuil = τ · ln3.
La durée de temporisation, notée Δt2, est définie par Δt2 = tseuil. Pour étudier expérimentalement cette durée de temporisation, on réalise au laboratoire le circuit précédent en remplaçant le comparateur par un système d'acquisition. On souhaite obtenir une durée de temporisation Δt2 voisine de 30 s. On utilise un condensateur de capacité C = 4,70 mF alimenté par un générateur de tension E = 4,5 V. On dispose par ailleurs de plusieurs conducteurs ohmiques de résistances R1 = 470 Ω, R2=5,0 kΩ et R3 = 100 kΩ.
Q12. Parmi les valeurs proposées, déterminer la valeur de la résistance du conducteur ohmique à utiliser pour obtenir une durée de temporisation voisine de celle souhaitée.
On réalise le circuit électrique avec la valeur de la résistance trouvée à la question Q12. On charge le condensateur et on bascule l'interrupteur en position 2, puis on suit l'évolution de la tension aux bornes de la résistance lors de la décharge. Le graphique correspondant est présenté sur la figure 3.
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Q13. Déterminer graphiquement la valeur initiale uR(t = 0) de la tension aux bornes du conducteur ohmique après avoir basculé l'interrupteur en position 2 et vérifier qu'elle est en accord avec la valeur de uR(t = 0) obtenue en appliquant la loi des mailles.
Q14. Déterminer, à l'aide du graphique de la figure 3, la valeur expérimentale τexp de la constante de temps du circuit RC. Commenter.
Q14. Déterminer, à l'aide du graphique de la figure 3, la valeur expérimentale τexp de la constante de temps du circuit RC. Commenter.
3. Chauffage de l'eau
Après le remplissage de la cuve et un temps de temporisation, l'eau est chauffée par une résistance électrique, appelée thermoplongeur, parcourue par un courant électrique. On s'intéresse, dans cette partie, au chauffage de l'eau contenue dans la cuve, de la température ambiante θ0 = 20 °C jusqu'à la température θf = 30 °C.
Afin de modéliser les échanges thermiques ayant lieu lors du chauffage, on considère que :
Q16. Montrer que la valeur du transfert thermique Q nécessaire pour chauffer l'eau de θ0 à θf est d'environ 0,24 MJ.
On fait l'hypothèse que la puissance électrique fournie au thermoplongeur est intégralement transmise à l'eau sous la forme d'un flux thermique Φ de valeur constante : Pél = Φ.
Q17. Calculer la durée nécessaire de fonctionnement du thermoplongeur Δt3, en minutes, pour que l'eau contenue dans la cuve passe de la température θ0 = 20 °C à la température θf = 30 °C.
On peut modéliser le flux thermique Φ du thermoplongeur vers l'eau par la relation
Φ = hc · S · (θthermo − θeau), avec :
Afin de modéliser les échanges thermiques ayant lieu lors du chauffage, on considère que :
- la cuve est isolée thermiquement du milieu extérieur ;
- la température de l'eau est uniforme.
- volume d'eau dans la cuve : Veau = 5,7 L ;
- masse volumique de l'eau : ρeau = 1,0 × 103 kg·m−3 ;
- capacité thermique massique de l'eau : ceau = 4,18 × 103 J·kg−1·K−1 ;
- puissance électrique fournie au thermoplongeur : Pél = 2 kW, supposée constante.
Q16. Montrer que la valeur du transfert thermique Q nécessaire pour chauffer l'eau de θ0 à θf est d'environ 0,24 MJ.
On fait l'hypothèse que la puissance électrique fournie au thermoplongeur est intégralement transmise à l'eau sous la forme d'un flux thermique Φ de valeur constante : Pél = Φ.
Q17. Calculer la durée nécessaire de fonctionnement du thermoplongeur Δt3, en minutes, pour que l'eau contenue dans la cuve passe de la température θ0 = 20 °C à la température θf = 30 °C.
On peut modéliser le flux thermique Φ du thermoplongeur vers l'eau par la relation
Φ = hc · S · (θthermo − θeau), avec :
- hc : coefficient de transfert thermique entre le thermoplongeur et l'eau ;
- S : surface du thermoplongeur ;
- θthermo et θeau : températures respectives du thermoplongeur et de l'eau.
- coefficients de transfert thermique typiques entre le thermoplongeur et l'eau :
• sans brassage de l'eau : hc,0 = 1,0 × 103 W·m−2·K−1 ;
• avec brassage de l'eau : hc,0' = 4,0 × 103 W·m−2·K−1.
- surface de contact thermoplongeur-eau : S = 0,020 m2.
Lors de l'utilisation du lave-linge, une mince couche de tartre peut se déposer sur le thermoplongeur. Afin d'étudier son impact sur le chauffage, une modélisation plus poussée simule l'évolution de la température de l'eau et du thermoplongeur en fonction du temps de chauffage.
La modélisation est réalisée en considérant un brassage efficace de l'eau. Les résultats de cette modélisation sont donnés en figures 4 et 5 ci-dessous.
![]() D'après Pezzin A., Giansetti M., Ferri A., Comsol Conference Proceedings, 2013 |
Q19. En utilisant les figures 4 et 5, déterminer la durée nécessaire au chauffage de l'eau dans le cas où il n'y a pas de tartre sur le thermoplongeur et en déduire la température atteinte par le thermoplongeur à la fin du chauffage. Comparer à la valeur obtenue à la question Q18.
L'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) recommande de détartrer régulièrement son lave-linge pour éviter une surconsommation énergétique.
Q20. En utilisant la figure 4, montrer que la présence de tartre sur le thermoplongeur augmente la consommation énergétique d'environ 15 % lors du cycle de chauffage de l'eau, par rapport à une situation où le tartre est absent.
L'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) recommande de détartrer régulièrement son lave-linge pour éviter une surconsommation énergétique.
Q20. En utilisant la figure 4, montrer que la présence de tartre sur le thermoplongeur augmente la consommation énergétique d'environ 15 % lors du cycle de chauffage de l'eau, par rapport à une situation où le tartre est absent.
Corrigé
1. Remplissage de la cuve
Q1. Il faut d'abord calculer le volume de la cuve : Vcuve qui est un cube d'arête a. Puis utiliser la relation du débit volumique Dv afin d'isoler la durée d'écoulement Δt1.
Le volume de la cuve est : Vcuve = a3
Pour remplir la moitié de la cuve, le volume d'eau à verser est :
Or, le débit volumique vérifie :
On isole donc Δt1 :
Pour remplir la moitié de la cuve, le volume d'eau à verser est :

Or, le débit volumique vérifie :

On isole donc Δt1 :

Avec a = 60,0 cm = 0,600 m et Dv = 12 × 10−3 m3·min−1 :
D'après l'unité du débit volumique, la durée Δt1 sera donnée en minute :

Δt1 = 9,0 min
La durée nécessaire pour remplir la moitié de la cuve est donc Δt1 = 9,0 min.
Q2. Lors du remplissage, de l'eau entre dans la chambre de compression, le volume occupé par l'air diminue en passant de V0 à V2, la quantité de matière de gaz (ici de l'air assimilable à un gaz parfait) n est constante et la température T est constante.
On applique la relation des gaz parfaits : P × V = n × R × T avec R, n et T qui sont des constantes donc P × V = constante.
On retrouve la relation de Boyle-Mariotte vue en 1re.
On a ici
. Si V diminue, alors P augmente.
. Si V diminue, alors P augmente.Q3. Avec le schéma on comprend qu'avant le remplissage, l'air occupe un volume V0 dans la chambre de compression. Lorsque l'eau entre dans la chambre, elle occupe un volume cylindrique πr2h.
À l'arrêt du remplissage, l'eau occupe dans la chambre de compression un volume cylindrique :
Veau = π × r2 × h
Le volume occupé par l'air est donc le volume restant :
V2 =V0 − π × r2 × h
Veau = π × r2 × h
Le volume occupé par l'air est donc le volume restant :
V2 =V0 − π × r2 × h
Q4. On utilise ici la relation de Boyle-Mariotte lors de la compression de l'air dans la chambre de compression. Avant le remplissage, sa pression est P0 et son volume V0 et après le remplissage sa pression est P2 et son volume V2.
L'air est assimilé à un gaz parfait. La quantité d'air et la température restent constantes, donc :
P0 × V0 =P2 × V2
P0 × V0 =P2 × V2
On isole P2 :

On remplace V2 par son expression déterminée à la question précédente :
V2 = V0 − π × r2 × h. On obtient :

La surpression vaut :
ΔP = P2 − P0

La surpression vaut :
ΔP = P2 − P0
On remplace P2 par l'expression déterminée précédemment :



On obtient bien :

Q5. On réalise l'application numérique de l'expression obtenue précédemment :

On pense à convertir les grandeurs dans les unités du système international :
r = 3,0 cm = 3,0 × 10−2 m
h = 5,0 mm = 5,0 × 10−3 m
V0 = 0,50 L = 5,0 × 10−4 m3
P0 = 1,01 × 105 Pa
Donc :

ΔP = 2,9 × 103 Pa
Comme r, h et V0 sont donnés avec une précision de deux chiffres significatifs, on gardera bien deux chiffres significatifs et non trois.
h = 5,0 mm = 5,0 × 10−3 m
V0 = 0,50 L = 5,0 × 10−4 m3
P0 = 1,01 × 105 Pa
Donc :

ΔP = 2,9 × 103 Pa
Comme r, h et V0 sont donnés avec une précision de deux chiffres significatifs, on gardera bien deux chiffres significatifs et non trois.
On compare cette variation de pression par rapport à celle d'un cycle normal :

La surpression obtenue lors du test est beaucoup plus grande que celle d'un cycle normal : elle est environ 20 fois supérieure. Cela est cohérent, car le test correspond à un remplissage de la moitié de la cuve, alors qu'un cycle normal utilise beaucoup moins d'eau.
Q6. Dans la cuve, au point A, la pression à la surface de l'eau est égale à la pression de l'air sur cette même surface : PA = P0.
Dans la chambre de compression, au point B, la pression à la surface de l'eau est égale à la pression de l'air (qui est comprimé) sur cette même surface : PB = P2
Dans la chambre de compression, au point B, la pression à la surface de l'eau est égale à la pression de l'air (qui est comprimé) sur cette même surface : PB = P2
La loi fondamentale de la statique des fluides donne :
PA + ρgzA = PB + ρgzB
PA + ρgzA = PB + ρgzB
On remplace PB par P2 et PA par P0 et on obtient :
P0 + ρgzA = P2 + ρgzB
On modifie l'expression de manière à faire apparaître la surpression ΔP = P2 − P0 en soustrayant les deux membres de l'équation par P2 + ρgzB.
On obtient (comme appris en 1re) :
On obtient (comme appris en 1re) :
P2 − P0 = ΔP = ρ × g × (zA − zB)
L'altitude au point A correspond à la demi-hauteur de la cuve
.
L'altitude au point B correspond à la hauteur d'eau dans la chambre de compression zB = h.
.L'altitude au point B correspond à la hauteur d'eau dans la chambre de compression zB = h.

Application numérique :

ΔP = 2,9 × 103 Pa
On gardera bien deux chiffres significatifs car la masse volumique et l'altitude h sont données avec deux chiffres significatifs.
On retrouve bien la valeur de la surpression obtenue précédemment en Q5.
Q7. Il est dit : « on considère que la hauteur d'eau dans la chambre de compression, h, est négligeable devant la hauteur d'eau dans la cuve ».
On aura donc zA − zB = H, la hauteur d'eau dans la cuve.
On aura donc zA − zB = H, la hauteur d'eau dans la cuve.
ΔP = ρ × g × (zA − zB) = ρ × g × H
Le volume d'eau Veau dans la cuve est égal à la base a × a multipliée par la hauteur H.
Veau = a2 × H

On remplace dans l'équation précédente :
On isole Veau :

On remplace dans l'équation précédente :

On isole Veau :

Application numérique :
.
Le volume d'eau contenu dans la cuve en fonctionnement normal et sans linge est donc d'environ 5,5 L.
.Le volume d'eau contenu dans la cuve en fonctionnement normal et sans linge est donc d'environ 5,5 L.
2. Durée de temporisation
Q8. Lorsque l'interrupteur est en position 1, le condensateur se charge à travers la résistance R.
Le circuit peut être assimilé au circuit ci-contre. On ne se préoccupe pas du comparateur.
D'après la convention générateur, la tension du générateur E est dans le même sens que le courant. D'après la convention récepteur, la tension aux bornes de la résistance uR(t) et la tension aux bornes du condensateur uC(t) sont en sens inverse du courant.
On rappelle la loi des mailles : la somme des tensions dans une boucle (ici c'est un circuit en série donc il n'y a qu'une seule boucle) est nulle.
D'après la convention générateur, la tension du générateur E est dans le même sens que le courant. D'après la convention récepteur, la tension aux bornes de la résistance uR(t) et la tension aux bornes du condensateur uC(t) sont en sens inverse du courant.
On rappelle la loi des mailles : la somme des tensions dans une boucle (ici c'est un circuit en série donc il n'y a qu'une seule boucle) est nulle.
![]() |
E − uR(t) − uC(t) = 0
Ce qui revient à :
E = uR(t) + uC(t)
Ce qui revient à :
E = uR(t) + uC(t)
Pour un conducteur ohmique (comme une résistance) on peut appliquer la loi d'Ohm :
uR(t) = Ri(t)
Le courant est assimilable à un débit de charges.
Le courant est la dérivée de la charge par rapport au temps :

Pour un condensateur, il faut savoir que la charge aux bornes de ses armatures est égale à sa capacité multipliée par la tension à ses bornes :
Le courant est la dérivée de la charge par rapport au temps :

Pour un condensateur, il faut savoir que la charge aux bornes de ses armatures est égale à sa capacité multipliée par la tension à ses bornes :
q(t) = C × uC(t)
On dérive cette expression par rapport au temps avec C la capacité qui est une constante :

Donc :

On dérive cette expression par rapport au temps avec C la capacité qui est une constante :

Donc :

En remplaçant dans la loi des mailles, on obtient :

Soit :

On retrouve bien l'équation différentielle demandée.
Q9. Méthode mathématique :
La solution proposée est :

On calcule la dérivée uC(t). Sachant que A et τ sont des constantes, on obtient :

On injecte la solution proposée et sa dérivée dans l'équation différentielle :


A = E
La solution est donc :

Q10. Connaissant l'expression uC(t), et la tension aux bornes du générateur étant une constante E, on utilise la loi des mailles pour exprimer uR(t).
D'après la loi des mailles :
E = uR(t) + uC(t)
Donc :
uR(t) = E − uC(t)
En utilisant l'expression précédente :



On obtient bien :

Q11. Grâce à la question précédente, on connaît l'expression de la tension aux bornes de la résistance en fonction du temps. On veut déterminer le temps nécessaire pour que cette tension soit égale à
. On doit résoudre l'équation à t = tseuil :
.
Le comparateur envoie un signal lorsque :

Or :

Donc :

E = uR(t) + uC(t)
Donc :
uR(t) = E − uC(t)
En utilisant l'expression précédente :



On obtient bien :

Q11. Grâce à la question précédente, on connaît l'expression de la tension aux bornes de la résistance en fonction du temps. On veut déterminer le temps nécessaire pour que cette tension soit égale à
. On doit résoudre l'équation à t = tseuil :
.Le comparateur envoie un signal lorsque :

Or :

Donc :

On simplifie par E :

On applique la fonction logarithme népérien pour « sortir » tseuil de l'exponentielle :

Or, il faut connaître la propriété du logarithme népérien : 


Il faut aussi savoir que ln(1) = 0, donc :

On isole tseuil :
tseuil = τ ln(3)
Q12. La durée de temporisation vaut :
Δt2 = tseuil = τ ln(3)
Or :
τ = RC
Donc :
Δt2 = RC ln(3)
Q12. La durée de temporisation vaut :
Δt2 = tseuil = τ ln(3)
Or :
τ = RC
Donc :
Δt2 = RC ln(3)
On isole R :

On cherche une durée voisine de 30 s.
Application numérique : Avec C = 4,70 mF = 4,70 × 10−3 F, on a :

R = 5,8 × 103 Ω
La résistance de 5,8 kΩ n'est pas dans les trois résistances proposées. Il faut donc choisir la résistance proposée qui s'en rapproche le plus :
R2 = 5,0 kΩ
On peut vérifier que l'on ne s'éloigne pas trop des 30 s voulues pour la durée de temporisation avec R2 :
Δt2 = 5,0 × 103 × 4,70 × 10−3 × ln(3)
Δt2
26 s
Q13. ERREUR dans le sujet.
Lorsqu'on bascule l'interrupteur en position 2, le condensateur se décharge dans la résistance.
Cette question a fait polémique : si on ne change pas les branchements du condensateur, uC(t) serait négative, ce qui contredit le graphique de la figure 3.
Δt2
26 s Q13. ERREUR dans le sujet.
Lorsqu'on bascule l'interrupteur en position 2, le condensateur se décharge dans la résistance.
Cette question a fait polémique : si on ne change pas les branchements du condensateur, uC(t) serait négative, ce qui contredit le graphique de la figure 3.
On utilisera donc le circuit ci-contre (différent certes mais en accord avec la suite) pour schématiser la situation lorsque l'interrupteur est en position 2.
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Lecture graphique à partir de la figure 3 :
On cherche la valeur initiale de la tension, c'est-à-dire à t = 0 s (moment ou l'interrupteur est placé en position 2). Il suffit de lire l'ordonnée à l'origine :
uR(t = 0)
4,5 V
Raisonnement physique :
Avant le basculement en position 2, le condensateur est chargé, donc :
uC(t = 0) = E = 4,5 V
Le condensateur joue le rôle de générateur et se décharge dans la résistance, soit d'après la loi des mailles :
uC(t) − uR(t) = 0
uC(t) − uR(t)
À t = 0 s :
uC(t = 0) = uR(t = 0) = E = 4,5 V
La valeur lue graphiquement est bien en accord avec la valeur théorique.
4,5 VRaisonnement physique :
Avant le basculement en position 2, le condensateur est chargé, donc :
uC(t = 0) = E = 4,5 V
Le condensateur joue le rôle de générateur et se décharge dans la résistance, soit d'après la loi des mailles :
uC(t) − uR(t) = 0
uC(t) − uR(t)
À t = 0 s :
uC(t = 0) = uR(t = 0) = E = 4,5 V
La valeur lue graphiquement est bien en accord avec la valeur théorique.
Q14. Ici on calculera l'expression de la tension aux bornes de la résistance uR (τ) à l'instant t = τ. Puis on lira, sur la courbe en figure 3, la valeur obtenue précédemment en ordonnée pour en déduire τ en abscisse.
À t = τ, on a 
uR(τ) = Ee−1

Sur le graphique, la tension atteint environ 1,7 V pour :
τexp
24 s
On compare à la valeur théorique :
τ = RC
Avec R = 5,0 kΩ = 5,0 × 103 Ω et C = 4,70 mF = 4,70 × 10−3 F :
τ = 5,0 × 103 × 4,70 × 10−3
τ = 24 s
La valeur expérimentale τexp est donc cohérente avec la valeur théorique τ.

uR(τ) = Ee−1

Sur le graphique, la tension atteint environ 1,7 V pour :
τexp
24 sOn compare à la valeur théorique :
τ = RC
Avec R = 5,0 kΩ = 5,0 × 103 Ω et C = 4,70 mF = 4,70 × 10−3 F :
τ = 5,0 × 103 × 4,70 × 10−3
τ = 24 s
La valeur expérimentale τexp est donc cohérente avec la valeur théorique τ.
3. Chauffage de l'eau
Q15. Il s'agit d'une question de cours.
Les trois modes possibles de transferts thermiques sont la conduction, la convection et le rayonnement. Le transfert par rayonnement est négligeable aux températures considérées (20 à 30 °C).
Q16. On cherche à calculer l'énergie thermique (chaleur) pour augmenter la température de 5,7 L d'eau liquide de 10 °C. L'eau ne dépassant pas 30 °C, aucun changement d'état n'est à prévoir, on utilisera la relation Q = meauceau liquideΔθ.
L'énergie thermique nécessaire pour chauffer l'eau vaut :
Q = meauceau(θf − θ0)
L'eau étant à l'état liquide on détermine sa masse grâce à sa masse volumique :
meau = ρeauVeau
Donc :
Q = ρeauVeauceau(θf − θ0)
Il faut convertir le volume en m3 :
Veau = 5,7 L = 5,7 × 10−3 m3
Application numérique :
Q = (1,0 × 103) × (5,7 × 10−3) × (4,18 × 103) × (30 − 20)
Q = 2,4 × 105 J
Le transfert thermique nécessaire est bien d'environ 0,24 MJ.
Q = meauceau(θf − θ0)
L'eau étant à l'état liquide on détermine sa masse grâce à sa masse volumique :
meau = ρeauVeau
Donc :
Q = ρeauVeauceau(θf − θ0)
Il faut convertir le volume en m3 :
Veau = 5,7 L = 5,7 × 10−3 m3
Application numérique :
Q = (1,0 × 103) × (5,7 × 10−3) × (4,18 × 103) × (30 − 20)
Q = 2,4 × 105 J
Le transfert thermique nécessaire est bien d'environ 0,24 MJ.
Q17. On calcule la durée de fonctionnement grâce à la relation du flux thermique
.
.On suppose que toute la puissance électrique fournie au thermoplongeur est transmise à l'eau :
Pél = Φ
La puissance étant une énergie transférée par unité de temps :

On isole Δt3 :

Application numérique :

Δt3 = 1,2 × t2 s
Conversion en minute :

La durée nécessaire de fonctionnement du thermoplongeur est donc d'environ Δt3 = 2,0 min.
Pél = Φ
La puissance étant une énergie transférée par unité de temps :

On isole Δt3 :

Application numérique :

Δt3 = 1,2 × t2 s
Conversion en minute :

La durée nécessaire de fonctionnement du thermoplongeur est donc d'environ Δt3 = 2,0 min.
Q18. On cherche la température que doit atteindre le thermoplongeur pour que l'ensemble de l'eau atteigne 30 °C. On utilise la relation fournie dans l'énoncé Φ = hcS(θthermo − θeau) et on isolera θthermo pour les deux valeurs de hc proposées.
Φ = hcS(θthermo − θeau)

Quand l'eau atteint la température finale : θeau = θf = 30 °C
On suppose toujours que toute la puissance électrique fournie au thermoplongeur est transmise à l'eau :
Φ = Pél = 2,0 × 103 W
Application numérique :
La température du thermoplongeur vaut donc environ 130 °C sans brassage et 55 °C avec brassage.

Quand l'eau atteint la température finale : θeau = θf = 30 °C
On suppose toujours que toute la puissance électrique fournie au thermoplongeur est transmise à l'eau :
Φ = Pél = 2,0 × 103 W
Application numérique :
| Sans brassage de l'eau : | Avec brassage de l'eau : |
![]() θthermo = 30 + 100 θthermo = 130 °C | ![]() θthermo = 30 + 25 θthermo = 55 °C |
La température du thermoplongeur vaut donc environ 130 °C sans brassage et 55 °C avec brassage.
Q19. Pour mesurer la durée de chauffage de l'eau, on utilise la courbe en trait plein de la figure 4. On utilise cette valeur et la courbe en trait plein de la figure 5 pour déterminer la température du thermoplongeur.
D'après la figure 4, dans le cas sans tartre, l'eau atteint la température θf = 30 C au bout d'environ : Δt 120 s.
| D'après la figure 5, à Δt 120 s, la température du thermoplongeur sans tartre est difficile à estimer, elle est : 55 ° C < θthermo < 60 °C.
|
Cette valeur est cohérente avec celle obtenue à la question Q18, où l'on trouvait, avec brassage de l'eau :
θthermo = 55 °C
Q20. On calculera l'énergie électrique consommée avec et sans tartre avec la relation E = PΔt et on calculera l'augmentation relative avec la relation
.
.D'après la figure 4, l'eau atteint θf = 30 °C au bout d'environ :
Δtsans tartre
120 s
Avec 2 mm de tartre, l'eau atteint la même température au bout d'environ :
Δtavec tartre
140 s
La puissance fournie étant supposée constante, l'énergie consommée est proportionnelle à la durée de chauffage :
E = PélΔt
L'augmentation relative de la consommation vaut donc :


La consommation énergétique augmente d'environ 17 % lorsqu'une couche de 2 mm se dépose sur le thermoplongeur. Compte tenu des incertitudes de lecture graphique, cette valeur est cohérente avec l'augmentation d'environ 15 % annoncée par l'ADEME.
Δtsans tartre
120 sAvec 2 mm de tartre, l'eau atteint la même température au bout d'environ :
Δtavec tartre
140 sLa puissance fournie étant supposée constante, l'énergie consommée est proportionnelle à la durée de chauffage :
E = PélΔt
L'augmentation relative de la consommation vaut donc :


La consommation énergétique augmente d'environ 17 % lorsqu'une couche de 2 mm se dépose sur le thermoplongeur. Compte tenu des incertitudes de lecture graphique, cette valeur est cohérente avec l'augmentation d'environ 15 % annoncée par l'ADEME.








120 s.
120 s, la température du thermoplongeur sans tartre est difficile à estimer, elle est : 55 ° C < θthermo < 60 °C.