L'OMS (Organisation mondiale pour la santé) surveille en permanence les infections pandémiques comme la grippe, ce qui permet de faire le point régulièrement sur les connaissances en la matière.
La grippe est une infection virale dont la propagation est aisée, qui peut toucher le monde entier, et qui cible toutes les catégories de la population. Elle provoque des épidémies tous les ans, à peu près à la même période de l'année (en hiver dans les zones tempérées), ce qui entraîne à chaque fois un véritable problème de santé publique, avec des décès en particulier chez les personnes fragilisées.
Une bonne connaissance du cycle du virus de la grippe permet de proposer des traitements antiviraux efficaces mais non dénués d'effets secondaires, mais la vaccination annuelle reste le meilleur moyen de lutter contre l'épidémie.
1. Quelles sont les caractéristiques des virus de la grippe ?
• Il existe trois types de virus responsables de la grippe, les types A, B et C. Les deux premiers types sont les plus fréquents, ils entrent dans la composition du vaccin annuel, contrairement au type C. Les virus des types A et B ont une structure proche, en particulier au niveau de leur enveloppe recouverte de deux types de protéines de surface : les hémagglutinines (H) et les neuraminidases (N). Les différentes protéines de chaque type sont distinguées par un numéro, on parle alors de virus H1N1, H2N2, H3N2, H5N1, etc. Les virus de type A sont les plus virulents.
La grippe - illustration 1
• Le virus de la grippe présente 8 fragments d'ARN qui constituent son patrimoine génétique, associés à des enzymes nécessaires à son cycle de réplication. Ces 8 éléments sont entourés chacun d'une coque protéique, la nucléocapside, qui détermine l'appartenance du virus au type A, B ou C, et l'ensemble est recouvert d'une enveloppe membranaire et d'une matrice protéique. On le décrit donc comme un virus à ARN enveloppé.
2. Quelles sont les étapes du cycle des virus de la grippe ?
• Les principales étapes du cycle de réplication du virus sont les suivantes :
  1. Fixation du virus grâce à ses hémagglutinines, sur un récepteur (acide sialique) de la cellule-cible.
  2. Endocytose du virus.
  3. Fusion des membranes de la vésicule d'endocytose et du virus, ce qui permet de libérer les nucléocapsides dans le cytoplasme.
  4. Migration des ARN viraux accompagnés de leurs enzymes vers le noyau.
  5. Transcription des ARN viraux en ARN positifs (ARN+) dans le noyau.
  6. Migration dans le cytoplasme des ARN+, qui vont jouer à la fois le rôle de matrice pour fabriquer de nouveaux ARN viraux, et d'ARN messagers pour fabriquer des protéines virales.
  7. Migration dans le cytoplasme des ARN+, qui vont jouer à la fois le rôle de matrice pour fabriquer de nouveaux ARN viraux, et d'ARN messagers pour fabriquer des protéines virales.
  8. Migration des nucléocapsides qui s'associent aux protéines virales de la membrane ; l'ensemble sort de la cellule hôte par bourgeonnement.
• La cellule hôte fabrique de nombreuses copies du virus, mais ce mécanisme l'épuise ; de plus, elle sera repérée par les lymphocytes T cytotoxiques spécifiques du virus et détruite quelques jours après son infection.
3. Quels sont les voies de contamination et les symptômes de la grippe ?
• Les cellules cibles du virus de la grippe sont les cellules ciliées de l'épithélium de la muqueuse respiratoire, c'est donc par l'appareil respiratoire que le virus pourra pénétrer dans l'organisme. Dès que le virus se trouve dans les voies respiratoires, ses neuraminidases fluidifient le mucus protecteur des muqueuses, il entre alors en contact avec une cellule ciliée, sur laquelle il va se fixer.
• La grippe est une infection très contagieuse, car elle se propage avec les minuscules gouttelettes rejetées par l'appareil respiratoire lors de l'expiration, par les postillons, et surtout par la toux et les éternuements. On retrouve également le virus dans la salive et les sécrétions respiratoires. Les aérosols contaminés peuvent être directement respirés par un autre individu, être récupérés par contact entre deux individus ou se déposer sur un objet.
• Pour prévenir la propagation du virus, que ce soit dans un lieu public ou à la maison, il convient en période d'épidémie de se laver fréquemment les mains et de tousser dans un mouchoir, voire porter un masque adapté si on côtoie une personne à risque ou une personne malade. Un sujet atteint devient contagieux 1 jour avant l'apparition des premiers symptômes, et le reste environ 7 jours après.
• Les symptômes de la forme classique de la grippe sont toujours les mêmes d'une année sur l'autre, quelle que soit la souche virale responsable de l'épidémie :
  • une fièvre forte et soudaine, qui peut dépasser 40 °C, 1 à 3 jours après la contamination, qui diminue le 4ème jour et remonte le 5ème ou le 6ème jour (on appelle ces variations le « V grippal ») ;
  • des frissons ;
  • des courbatures ;
  • des maux de tête ;
  • une forte fatigue.
• Ces symptômes habituels sont parfois accompagnés d'un nez bouché et d'une toux sèche.
Il existe toutefois des formes de grippe atypiques, caractérisées par des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), des troubles neurologiques, des pneumonies. La grippe peut également aggraver des pathologies existantes (troubles cardiaques, diabète, etc.).
• Les populations à risque de développer des troubles sérieux à cause de la grippe sont essentiellement les jeunes enfants (moins de deux ans), les personnes âgées de plus de 65 ans, les malades immunodéprimés ou souffrant de certaines maladies chroniques. La vaccination est gratuite pour les seniors et les malades chroniques.
4. Quelle est l'épidémiologie de la grippe ?
• Les épidémies de grippe saisonnière touchent l'hémisphère Nord d'octobre à avril, et l'hémisphère Sud d'avril à octobre chaque année, et entraînent entre 3 et 5 millions de cas graves, et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde selon l'OMS, principalement dans les populations à risque.
• Chaque hiver, la ou les épidémie(s) de grippe touche(nt) entre 2 et 8 millions de personnes en France du fait de la très forte contagiosité de cette maladie. Elle constitue la deuxième cause de mortalité par maladie infectieuse en France (1500 à 2000 décès).
• Au XXe siècle, on a recensé trois pandémies grippales :
  • La « grippe espagnole » en 1918-1919, qui a causé au moins 40 millions de décès, due au virus de type A H1N1.
  • La « grippe asiatique » en 1957-1958, due au virus de type A H2N2.
  • La « grippe de Hong-Kong » en 1968-1969, due au virus de type A H3N2.
• Le 11 juin 2009, l'OMS a annoncé la 1ère pandémie du XXIe siècle, due au virus H1N1.
5. Quelle est la réaction de l'organisme face à l'infection grippale ?
• Lorsque l'organisme a détecté la présence du virus de la grippe, et la modification des cellules infectées (présence à leur surface de protéines virales), il déclenche la réponse immunitaire innée : une réaction inflammatoire avec les 4 signes caractéristiques (rougeur, chaleur, douleur et œdème). Dans le cas de la grippe, l'inflammation touche généralement le pharynx, ce qui engendre une pharyngite. Elle peut également augmenter les sécrétions nasales. La réaction inflammatoire se termine par la phagocytose des cellules infectées, les cellules infectées de la gorge sont donc tuées à la fois par l'infection elle-même et par la réaction de l'organisme, elles encombrent le pharynx. Grâce à la toux, elles pourront être évacuées. Une réaction plus générale de l'organisme est initiée par l'infection virale : c'est la fièvre, qui affaiblit les virus et leur potentiel de réplication, et permet d'accélérer les réparations de l'organisme abîmé par l'infection.
• La défense acquise, spécifique à l'antigène, est plus lente à mettre en œuvre ; dans le cas d'un virus, elle met en jeu au même niveau et en même temps :
  • une réponse de type humoral, pour éliminer les virus et empêcher l'infection de nouvelles cellules cibles ;
  • une réponse de type cellulaire, pour détruire les cellules infectées et ainsi bloquer la fabrication de nouvelles particules virales.
• Au cours de la réponse humorale :
  • les lymphocytes B (LB) spécifiques du virus de la grippe sont activés par la fixation de celui-ci sur leurs anticorps membranaires ;
  • l'activation des lymphocytes T4 (LT4) spécifiques du virus par contact avec une cellule présentatrice des antigènes viraux (cellule dendritique) va permettre la libération d'interleukine-2 (IL-2) ;
  • l'IL-2 provoque la multiplication des LB ;
  • les LB se différencient en plasmocytes, riches en réticulum endoplasmique granuleux (REG), qui produisent une grande quantité d'anticorps spécifiques du virus ;
  • les anticorps se fixent sur les virus et les agglutinent pour former des complexes immuns et les neutraliser ;
  • les complexes immuns sont détruits par phagocytose ou grâce aux protéines du complément.
• Au cours de la réponse cellulaire :
  • les LT8 sont activés par contact avec une cellule présentatrice des antigènes viraux (CPA)
  • l'IL-2 produite par les LT4 activés par une CPA permet la multiplication des LT8 et leur différenciation en lymphocytes T cytotoxiques (LTC) ;
  • dès que les LTC entrent en contact avec une cellule infectée par le virus, ils libèrent des perforines qui rendent la membrane de la cellule cible poreuse et provoquent sa mort par cytolyse.
La grippe - illustration 2
6. Quel est le meilleur moyen de prévention contre la grippe ?
• La vaccination est une méthode de protection immunitaire par injection d'antigènes peu virulents mais qui ont gardé leurs propriétés antigéniques. Elle est basée sur la mémoire immunitaire : en inoculant un antigène inoffensif mais facilement identifiable, on permet en quelque sorte au système immunitaire de s'entraîner à lutter contre celui-ci, et surtout de mémoriser la stratégie de destruction, de façon à obtenir une protection optimale en cas d'attaque réelle. C'est donc une immunisation préventive, active et de longue durée grâce aux rappels qui maintiennent la protection pour plusieurs années, pour la plupart des vaccins. Dans le cas de la grippe, le vaccin protège de l'épidémie ou des épidémies annuelle(s), et doit être refait chaque année à cause de la grande variabilité des virus concernés. Par contre, un vaccin n'est efficace que lorsque le système immunitaire a réagi à la première injection, c'est-à-dire une à deux semaines plus tard : on ne peut donc l'envisager comme protection d'urgence.
• Il existe différents types de vaccins :
  • Les vaccins à germes vivants atténués, comme le BCG, qui ne nécessitent pas de rappels, mais sont interdits aux personnes immunodéprimées ;
  • Les vaccins à germes tués ou inactivés, comme ceux contre la poliomyélite, la grippe, la rage, etc. Ils sont inoffensifs, mais ils nécessitent des rappels réguliers car ils sont moins efficaces que les précédents ;
  • Les vaccins à fractions antigéniques inertes : on n'inocule pas l'agent pathogène entier, mais une toxine ou un fragment de sa paroi. Les vaccins contre l'hépatite, le tétanos ou la diphtérie en font partie. Ils ont une efficacité équivalente aux précédents.
Remarque : un bon vaccin doit être le plus immunogène possible sans entraîner d'effets secondaires.
• Mécanisme de la vaccination :
  • La première injection vaccinale entraîne une faible et courte production d'anticorps (de type IgM) 8 à 12 jours après l'injection, et qui s'arrête au bout d'un mois environ. On déclenche ainsi l'ensemble de la réponse immunitaire (mécanismes innés puis acquis), ce qui permet l'apparition de cellules mémoire, à durée de vie longue. C'est la réponse primaire à l'infection.
  • L'injection du rappel entraîne une production immédiate et beaucoup plus forte d'anticorps (surtout de type IgG, les plus efficaces), qui persiste pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Elle a permis l'apparition d'une réponse secondaire, avec stimulation rapide des cellules mémoire qui se multiplient et produisent des anticorps en grande quantité. La réponse secondaire est quasi immédiate, plus forte et plus durable que la réponse primaire : un rappel peut parfois protéger toute une vie. Dans le cas contraire, il faut effectuer des rappels réguliers, qui permettent de maintenir en permanence un taux d'anticorps spécifiques supérieur au seuil de protection.
La grippe - illustration 3
• Dans le cas de la grippe, on ne procède pas à des rappels, puisqu'ils faut protéger contre un ou des nouveau(x) virus chaque année.
• Il existe différentes catégories de vaccinations :
  • Les vaccinations obligatoires, qui concernent des maladies comme la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, etc. Le BCG, vaccin contre la tuberculose, n'est plus obligatoire depuis 2007, il est seulement conseillé aux populations à risque.
  • Les vaccinations obligatoires sous condition, qui ne sont obligatoires que dans certaines professions : professionnels de santé (hépatite B, tuberculose, etc.), vétérinaires (rage, fièvre de Malte), etc.
  • Les vaccinations conseillées chez les sujets fragiles (nourrissons, personnes âgées), ou pour les individus qui voyagent dans des zones endémiques (dans lesquelles une maladie infectieuse est persistante).
• Il est indispensable de respecter le calendrier des vaccinations, et les vaccinations obligatoires ou conseillées, le vaccin reste en effet à la tête de l'arsenal thérapeutique qui permet la protection de la personne mais aussi de la collectivité : un individu vacciné ne peut pas tomber malade, il ne peut donc pas transmettre la maladie à d'autres individus.
À retenir
• Les virus de la grippe de types A et B sont les plus virulents ; virus enveloppés à ARN, ils présentent à leur surface des variantes d'hémagglutinines (H) et de neuraminidases (N) qui permettent de les identifier.
• Les cellules cibles des virus de la grippe sont les cellules épithéliales ciliées de la muqueuse respiratoire.
• Le virus entre dans la cellule cible qui va en fabriquer de multiples copies avant d'être détruite.
• Le virus se propage par les gouttelettes qui proviennent des voies respiratoires, la grippe est donc une maladie très contagieuse.
• La grippe provoque l'apparition d'une forte fièvre avec courbatures, frissons, maux de tête, et parfois d'une toux.
• La grippe tue des centaines de milliers de personnes dans le monde chaque année, dont plusieurs milliers en France, où elle constitue la seconde cause de mortalité par maladie infectieuse ; les cas graves se retrouvent principalement chez les personnes âgées et les enfants de moins de deux ans.
• Dès la pénétration du virus dans l'organisme, une réaction inflammatoire tente de le détruire ; un peu plus tard, des mécanismes acquis de type humoral et cellulaire combattront plus efficacement l'infection.
• Le meilleur moyen de prévention de la grippe reste la vaccination annuelle en masse de la population.
Quel est l'intrus dans les trois propositions suivantes ?
Cochez la bonne réponse.
Le virus de la grippe a une structure stable dans le temps.
Les virus de la grippe sont responsables d'épidémies chaque année.
Le patrimoine génétique des virus de la grippe est constitué d'ARN.
Les virus de la grippe sont constitués d'ARN et d'autres éléments ; ils provoquent des épidémies chaque année car ils mutent très fréquemment, les individus atteints ou vaccinés une année ne sont pas protégés de la grippe de l'année suivante.
Pourquoi existe-t-il des vaccins à obligation conditionnelle ?
Cochez la bonne réponse.
Parce qu'un adulte a le droit de se faire vacciner ou pas.
Parce que les maladies concernées ne sont pas graves.
Parce que seules certaines catégories professionnelles sont en contact régulier avec les antigènes concernés.
Ces vaccins concernent des pathologies auxquelles certaines professions sont plus particulièrement exposées.
Quelle est la particularité du cycle du virus de la grippe ?
Cochez la bonne réponse.
La cellule hôte fabrique un ARN complémentaire de l'ARN viral avant la réplication du virus.
La cellule hôte fabrique un ARN complémentaire de l'ARN viral avant la réplication du virus.
La cellule hôte utilise directement l'ARN viral, sans avoir besoin d'un ADN, pour répliquer le virus.
La cellule va répliquer le virus sans avoir besoin de lire le message génétique sur l'ADN, comme elle le ferait pour ses propres synthèses protéiques. En revanche, pour produire l'ARN et les protéines virales, elle doit absolument passer par une matrice d'ARN complémentaire de l'ARN viral.
Parmi ces trois propositions, quelle est le mode de transmission du virus de la grippe classique ?
Cochez la bonne réponse.
l'ingestion d'un aliment préparé par une personne malade
un rapport sexuel
un échange de verres avec une personne malade
Si la personne malade respecte les règles de prévention classique pendant qu'elle prépare un aliment (ne pas éternuer, se laver les mains avant de le manipuler), l'aliment n'est pas contaminé et ne transmettra donc pas le virus. La grippe n'est pas transmissible par voie sexuelle. En revanche, en prenant par erreur le verre d'une personne grippée (qui a déposé un peu de salive sur le bord en buvant), on amène celui-ci près des muqueuses respiratoires et on peut être contaminé.
Parmi ces symptômes, quel est celui qui ne se retrouve pas dans le cas de la grippe classique ?
Cochez la bonne réponse.
une diarrhée
une forte fièvre
des douleurs musculaires
La diarrhée est un des symptômes de ce que l'on appelle dans le langage populaire « une grippe intestinale », qui n'a rien à voir avec la grippe classique.
Trouver l'intrus parmi les propositions suivantes.
Cochez la bonne réponse.
La grippe est une pandémie annuelle.
La grippe se déclare en fonction des saisons dans le monde entier.
La grippe tue chaque année.
Le virus de la grippe tue des centaines de milliers de personnes chaque année, surtout dans les catégories à risque. L'apparition de la maladie est liée aux conditions climatiques, elle dépend donc des saisons et de l'hémisphère. Par contre, la plupart du temps, la grippe provoque une ou plusieurs épidémies, elle ne se déclare pas dans le monde entier en même temps, c'est donc rarement une pandémie.
L'infection de l'organisme par le virus de la grippe déclenche :
Cochez la bonne réponse.
une réponse innée et une réponse acquise de type humoral.
une réponse innée et une réponse acquise de type cellulaire.
une réponse innée et une réponse acquise de type humoral et cellulaire à la fois.
La détection de n'importe quel antigène déclenche une réponse immunitaire innée. Les deux réponses immunitaires acquises sont ensuite mises en jeu de manière très inégale : surtout de type humoral pour les antigènes solubles, les bactéries et les virus, surtout de type cellulaire pour les cellules tumorales et infectées par un virus. Dans le cas d'une infection virale, les deux types de réponses acquises sont mises en jeu de manière à peu près équivalente : la réponse humorale pour détruire les virus circulants, la réponse cellulaire pour détruire les cellules infectées.
Quelle est la composition d'un vaccin ?
Cochez la bonne réponse.
une association d'antibiotiques
des antigènes affaiblis
des anticorps
La vaccination consiste à stimuler le système immunitaire pour le préparer à neutraliser l'antigène. On doit donc pour cela injecter des antigènes ou des fractions antigéniques non virulentes.
Comment peut-on qualifier la vaccination ?
Cochez la bonne réponse.
C'est une méthode préventive et active.
C'est une méthode préventive et passive.
C'est une méthode curative et passive.
Mis à part le cas des vaccins thérapeutiques inoculés à des personnes malades, la vaccination concerne des personnes en bonne santé, et qui n'ont jamais été en contact avec l'antigène correspondant. Le vaccin n'a aucune action en lui-même puisque l'antigène n'est pas virulent, mais il permet au système immunitaire de se mettre en action, d'où le terme de protection active.
Quelle est la caractéristique de la réponse secondaire ?
Cochez la bonne réponse.
Elle suit immédiatement la réponse primaire.
Elle est immédiate, forte et durable.
Elle est moins puissante que la réponse primaire.
La réponse secondaire nécessite une seconde injection à distance, identique à la première ; elle met en jeu les cellules mémoire produites lors de la réponse primaire, qui réagissent immédiatement après l'injection du rappel, en produisant de fortes quantités d'anticorps.