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Enseignement spécifique

Ce programme s'inscrit dans le cadre des grandes orientations fixées pour le cycle terminal dans le préambule rédigé pour le programme de la classe de première auquel on se reportera. Il est présenté en différentes sous-parties : chaque thème se décline sous forme de questions ; les indications complémentaires explicitent et délimitent le contenu de chacune d'entre elles ; les notions, de même que les « Acquis de première », sont les éléments indispensables pour traiter chaque question.
Les épreuves du baccalauréat portent sur l'intégralité du programme tel qu'il figure ci-dessous ; les indications complémentaires bornent ce qui est exigible.
I. Science économique (durée indicative : 80 heures)
1. Croissance, fluctuations et crises
a) Quelles sont les sources de la croissance économique ?
Notions : PIB, IDH, investissement, progrès technique, croissance endogène, productivité globale des facteurs, facteur travail, facteur capital.
Indications complémentaires : en s'appuyant sur le programme de première, on s'interrogera sur l'intérêt et les limites du PIB. L'étude de séries longues permettra de procéder à des comparaisons internationales. À partir d'une présentation simple de la fonction de production, on exposera la manière dont la théorie économique analyse le processus de croissance. On fera le lien entre la productivité globale des facteurs et le progrès technique et on introduira la notion de croissance endogène en montrant que l'accumulation du capital, sous ses différentes formes participe à l'entretien de la croissance. On mettra l'accent sur le rôle des institutions et des droits de propriété.
Acquis de première : facteurs de production, production marchande et non marchande, valeur ajoutée, productivité, institutions, droits de propriété, externalités.
b) Comment expliquer l'instabilité de la croissance ?
Notions : fluctuations économiques, crise économique, désinflation, dépression, déflation.
Indications complémentaires : l'observation des fluctuations économiques permettra de mettre l'accent sur la variabilité de la croissance et sur l'existence de périodes de crise. On présentera les idées directrices des principaux schémas explicatifs des fluctuations (chocs d'offre et de demande, cycle du crédit), en insistant notamment sur les liens avec la demande globale. On analysera les mécanismes cumulatifs susceptibles d'engendrer déflation et dépression économique et leurs conséquences sur le chômage de masse.
Acquis de première : inflation, chômage, demande globale.
2. Mondialisation, finance internationale et intégration européenne
a) Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?
Notions : avantage comparatif, dotation factorielle, libre-échange et protectionnisme, commerce intra-firme, compétitivité prix et hors prix, délocalisation, externalisation, firmes multinationales, spécialisation.
Indications complémentaires : en partant d'une présentation stylisée des évolutions du commerce mondial et en faisant référence à la notion d'avantage comparatif, on s'interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation.
On analysera les avantages et les inconvénients des échanges internationaux pour les producteurs comme pour les consommateurs. On présentera à cette occasion les fondements des politiques protectionnistes et on en montrera les risques. On s'interrogera sur les effets d'une variation des taux de change sur l'économie des pays concernés.
En s'appuyant sur des données concernant le commerce intra-firme et sur des exemples d'entreprises multinationales, on abordera la mondialisation de la production. On analysera les choix de localisation des entreprises et leurs stratégies d'internationalisation. On étudiera à cette occasion les principaux déterminants de la division internationale du travail, en insistant sur le rôle des coûts et la recherche d'une compétitivité hors prix.
Acquis de première : gains à l'échange.
b) Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ?
Notions : euro, union économique et monétaire.
Indications complémentaires : sans entrer dans le détail des évolutions historiques, on rappellera qu'en se dotant d'un grand marché intérieur et d'une monnaie unique, les pays européens mènent une expérience originale d'intégration plus étroite de leurs économies. On montrera que l'union monétaire revêt une importance particulière dans le contexte monétaire et financier international, et qu'elle renforce les interdépendances entre les politiques macroéconomiques des États membres. On s'interrogera sur les difficultés de la coordination des politiques économiques dans l'Union européenne.
Acquis de première : banque centrale, politique budgétaire, politique monétaire, politique conjoncturelle.
3. Économie du développement durable
a) La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?
Notions : capital naturel, physique, humain, institutionnel, biens communs, soutenabilité, réglementation, taxation, marché de quotas d'émission.
Indications complémentaires : on expliquera pourquoi l'analyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des possibilités de développement pour les générations futures, s'intéresse au niveau et à l'évolution des stocks de chaque type de capital (accumulation et destruction) ainsi qu'à la question décisive du degré de substitution entre ces différents capitaux. On évoquera, à l'aide d'exemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique (épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, etc.).
L'exemple de la politique climatique permettra d'analyser les instruments dont disposent les pouvoirs publics pour mener des politiques environnementales. En lien avec le programme de première sur les marchés et leurs défaillances, on montrera la complémentarité des trois types d'instruments que sont la réglementation, la taxation, les marchés de quotas d'émission.
Acquis de première : externalités, droits de propriété, offre et demande, défaillances du marché.
II. Sociologie (durée indicative : 50 heures)
1. Classes, stratification et mobilité sociales
a) Comment analyser la structure sociale ?
Notions : inégalités économiques, inégalités sociales, classes sociales, groupes de statut, catégories socio-professionnelles.
Indications complémentaires : on mettra en évidence le caractère multiforme des inégalités économiques et sociales ainsi que leur aspect parfois cumulatif. On procédera à des comparaisons en utilisant les principaux indicateurs et outils statistiques appropriés.
On présentera les théories des classes et de la stratification sociale dans la tradition sociologique (Marx, Weber) ainsi que leurs prolongements contemporains et on s'interrogera sur leur pertinence pour rendre compte de la dynamique de la structuration sociale. On mettra en évidence la multiplicité des critères de différenciation sociale dans les sociétés post-industrielles (statut professionnel, âge, sexe, style de vie).
Acquis de première : salaire, revenu, profit, revenus de transfert, groupe social.
b) Comment rendre compte de la mobilité sociale ?
Notions : mobilité intergénérationnelle/ intra-générationnelle, mobilité observée, fluidité sociale, déclassement, capital culturel, paradoxe d'Anderson.
Indications complémentaires : après avoir distingué la mobilité sociale intergénérationnelle d'autres formes de mobilité (géographique, professionnelle), on se posera le problème de sa mesure à partir de l'étude des tables de mobilité sociale dont on soulignera à la fois l'intérêt et les limites. On distinguera la mobilité observée et la fluidité sociale et on mettra en évidence l'existence de flux de mobilité verticale (ascendante et descendante) et horizontale. On étudiera différents déterminants de la mobilité et de la reproduction sociale : l'évolution de la structure socioprofessionnelle, le rôle de l'école et de la famille.
Acquis de première : groupe d'appartenance, groupe de référence, socialisation anticipatrice, capital social.
2. Intégration, conflit, changement social
a) Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?
Notions : solidarité mécanique/ organique, cohésion sociale.
Indications complémentaires : après avoir présenté l'évolution des formes de solidarité selon Durkheim, on montrera que les liens nouveaux liés à la complémentarité des fonctions sociales n'ont pas fait pour autant disparaître ceux qui reposent sur le partage de croyances et de valeurs communes. On traitera plus particulièrement de l'évolution du rôle des instances d'intégration (famille, école, travail, État) dans les sociétés contemporaines et on se demandera si cette évolution ne remet pas en cause l'intégration sociale.
Acquis de première : socialisation, sociabilité, anomie, désaffiliation, disqualification, réseaux sociaux.
b) La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
Notions : conflits sociaux, mouvements sociaux, régulation des conflits, syndicat.
Indications complémentaires : on montrera que les conflits peuvent être appréhendés à partir de grilles de lecture contrastées : comme pathologie de l'intégration ou comme facteur de cohésion ; comme moteur du changement social ou comme résistance au changement. On s'intéressera plus particulièrement aux mutations des conflits du travail et des conflits sociétaux en mettant en évidence la diversité des acteurs, des enjeux, des formes et des finalités de l'action collective.
Acquis de première : conflit.
III. Regards croisés (durée indicative : 40 heures)
1. Justice sociale et inégalités
a) Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice social ?
Notions : égalité, discrimination, assurance/ assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale.
Indications complémentaires : on s'interrogera sur les fondements des politiques de lutte contre les inégalités en les reliant à la notion de justice sociale ; on rappellera à ce propos que toute conception de la justice doit répondre à la question : « L'égalité de quoi ? ». On distinguera égalité des droits, égalité des situations et égalité des chances.
On analysera les principaux moyens par lesquels les pouvoirs publics peuvent contribuer à la justice sociale : fiscalité, redistribution et protection sociale, services collectifs, mesures de lutte contre les discriminations. On montrera que l'action des pouvoirs publics s'exerce sous contrainte et qu'elle fait l'objet de débats quant à son efficacité : risques de désincitation et d'effets pervers.
Acquis de première : État-providence, prélèvements obligatoires, revenus de transfert.
2. Travail, emploi, chômage
a) Comment s'articulent marché du travail et gestion de l'emploi ?
Notions : taux de salaire réel, salaire d'efficience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociaux, segmentation du marché du travail.
Indications complémentaires : en se limitant à une présentation graphique simple et en insistant sur les déterminants de l'offre et de la demande, on expliquera l'analyse néo-classique du fonctionnement du marché du travail. Pour rendre compte de la spécificité de la relation salariale, on montrera l'intérêt de relâcher les hypothèses du modèle de base en introduisant principalement les hypothèses d'hétérogénéité du facteur travail et d'asymétrie d'information. À partir de quelques exemples, on montrera que le taux de salaire dépend également du résultat de négociations salariales et de l'intervention de l'État.
Acquis de première : salaire, marché, productivité, offre et demande, prix et quantité d'équilibre, asymétries d'information.
b) Quelles politiques pour l'emploi ?
Notions : flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d'emploi, qualification, demande anticipée, salariat, précarité, pauvreté.
Indications complémentaires : à l'aide de données empiriques françaises et étrangères, on mettra en évidence le caractère dynamique du marché du travail en donnant des indications sur les flux bruts de création et de destruction d'emplois. On soulignera que, dans certains cas, le chômage peut être à l'origine d'un processus d'exclusion.
Afin de montrer que la diversité des formes et des analyses du chômage explique la pluralité des politiques, on analysera les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale pour lutter contre le chômage keynésien, les politiques d'allégement du coût du travail pour lutter contre le chômage classique, les politiques de formation et de flexibilisation pour réduire la composante structurelle du chômage.
On soulignera que les politiques de l'emploi sont aussi fondées sur la prise en compte du rôle du travail et de l'emploi dans l'intégration sociale. On se demandera en quoi ce lien entre travail et intégration sociale est fragilisé par certaines évolutions de l'emploi.
Acquis de première : chômage, productivité, demande globale, politique monétaire, politique budgétaire, rationnement.
IV. Savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques
L'enseignement des sciences économiques et sociales doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs, qui ne sont pas exigés pour eux-mêmes mais pour exploiter des documents statistiques ou pour présenter sous forme graphique une modélisation simple des comportements économiques ou sociaux.
1. Calcul, lecture, interprétation
  • Proportions, pourcentages de répartition (y compris leur utilisation pour transformer une table de mobilité en tables de destinée et de recrutement).
  • Moyenne arithmétique simple et pondérée.
  • Évolutions en valeur et en volume.
  • Propensions moyenne et marginale à consommer et à épargner.
  • Élasticité comme rapport d'accroissements relatifs.
  • Écarts et rapports interquantiles.
  • Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples et pondérés.
2. Lecture et interprétation
  • Corrélation et causalité.
  • Tableaux à double entrée.
  • Taux de croissance moyen.
  • Médiane, écart-type.
  • Élasticité prix de la demande et de l'offre, élasticité revenu de la demande, élasticité de court terme et élasticité de long terme.
  • Représentations graphiques : courbes de Lorenz, histogrammes, diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques, y compris les graphiques semi-logarithmiques.
  • Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacements.
Enseignement de spécialité – sciences sociales et politiques
I. Préambule
Cet enseignement de spécialisation doit permettre aux élèves de se familiariser avec les apports des sciences sociales et politiques à la réflexion informée et critique sur l'évolution de la vie politique contemporaine en France et en Europe. S'inscrivant dans le prolongement de l'enseignement de la classe de première et en complément avec le programme spécifique de la classe terminale, ce programme de spécialisation est basé principalement sur les acquis de la science politique. Ouverte à l'influence d'autres modes de raisonnement des sciences sociales (l'histoire et la sociologie notamment), la science politique constitue une discipline propice à un enseignement de spécialisation susceptible d'aborder scientifiquement les questionnements contemporains. Cet enseignement suppose l'apprentissage des savoir-faire nécessaires à un travail sur les documents et données empiriques disponibles.
Les épreuves du baccalauréat portent sur l'intégralité du programme tel qu'il figure ci-dessous ; les indications complémentaires bornent ce qui est exigible.
II. Le système politique démocratique
1. Quelles sont les composantes institutionnelles des régimes politiques démocratiques ?
Notions : régime parlementaire, régime semi-présidentiel, régime présidentiel.
Indications complémentaires : largement ouvert à des illustrations historiques et comparées, ce thème sensibilisera les élèves à la diversité des solutions constitutionnelles mises en œuvre dans les démocraties occidentales pour séparer le pouvoir exécutif du pouvoir législatif.
Acquis de première : État de droit.
2. Comment s'organise la compétition politique en démocratie ?
Notions : pluralisme politique, modes de scrutin, parité, démocratie délibérative.
Indications complémentaires : centré sur le gouvernement représentatif, ce point permettra d'étudier les enjeux socio-politiques de la compétition électorale contemporaine. Une attention particulière sera accordée à la place des organisations partisanes et aux effets des modes de scrutin (majoritaire, proportionnel notamment) sur la sélection des gouvernants. On identifiera les biais liés au genre et la difficulté particulière rencontrée pour assurer une représentation équitable des deux sexes en politique. On s'interrogera sur les évolutions de la vie démocratique contemporaine en Europe et notamment les places respectives de la démocratie représentative et d'autres figures de la démocratie (participative, délibérative).
Acquis de première : démocratie représentative, démocratie participative.
3. Quelle est la contribution des organisations politiques au fonctionnement de la démocratie ?
Notions : mobilisation électorale, société civile organisée.
Indications complémentaires : on étudiera la contribution des partis politiques à la mobilisation des électeurs et à la politisation de ces derniers. On évoquera, à partir d'exemples historiques ou comparés, la contribution d'autres organisations (syndicats, associations, groupes d'intérêt, etc.) au fonctionnement des démocraties actuelles (coopération, contestation et influence).
III. La participation politique
1. Quelle est l'influence de la culture politique sur les attitudes politiques ?
Notions : culture politique/ civique, socialisation politique, comportements politiques.
Indications complémentaires : on montrera que les attitudes politiques reflètent souvent des cultures politiques particulières mais aussi des modes de socialisation (primaire comme secondaire) spécifiques. La question de l'identification partisane et celle du clivage gauche/ droite fourniront des illustrations simples de ces processus de formation des dispositions politiques.
Acquis de première : socialisation primaire, socialisation secondaire.
2. Quels sont les répertoires de l'action politique aujourd'hui ?
Notions : répertoires d'action politique.
Indications complémentaires : tout en insistant sur l'importance de l'acte électoral et de son rituel, on proposera une conception ouverte de la notion de répertoire d'action politique ne se résumant pas à la pratique régulière du vote. On présentera notamment les dimensions individuelles comme collectives de l'action de protestation politique. L'évolution des répertoires d'action politique sera appréciée tant dans le temps long des transformations de l'ordre politique démocratique que dans le temps court de la conjoncture politique.
3. Comment expliquer le comportement électoral ?
Notions : participation et abstention électorale, variables lourdes du comportement électoral, vote sur enjeu.
Indications complémentaires : on analysera l'évolution des taux d'inscription sur les listes électorales, des taux de participation et/ ou d'abstention et leurs déterminants sociaux et politiques. Les principaux résultats de la sociologie de l'orientation électorale seront présentés (poids de la variable religieuse, vote de classe, etc.). L'évocation de l'émergence d'un vote sur enjeu, influencé par les conjonctures politiques (campagnes électorales notamment), permettra de prendre la mesure de la volatilité électorale. La question de l'articulation entre médias, communication et vie politique sera également abordée afin de comprendre son éventuel impact sur les attitudes politiques (pratiques et opinions).
IV. L'ordre politique européen
1. Quel est l'impact de la construction européenne sur l'action publique ?
Notions : principe de subsidiarité, gouvernance multi-niveaux.
Indications complémentaires : on présentera les caractéristiques institutionnelles (Parlement européen, Commission européenne, Conseil européen) et politiques de l'Union européenne. À partir de quelques exemples, on présentera les effets de la construction européenne sur la conduite de l'action publique.
Acquis de première : action publique.
2. Vers un ordre politique supranational ?
Notions : système politique européen, citoyenneté européenne.
Indications complémentaires : on s'interrogera sur les transformations démocratiques qui accompagnent la construction communautaire. La question du devenir post-national de l'ordre politique européen servira de support à cette réflexion.
Acquis de première : citoyenneté, souveraineté, État unitaire, État fédéral.
V. Savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques
L'enseignement de sciences sociales et politiques doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs, qui ne sont pas exigés pour eux-mêmes mais pour exploiter des documents statistiques.
1 Calcul, lecture, interprétation
  • Proportions, pourcentages de répartition.
  • Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane, écart-type.
  • Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples et pondérés.
  • Taux de participation électorale.
  • Taux de mobilisation électorale.
2. Lecture et interprétation
  • Tableaux à double entrée.
  • Représentations graphiques : histogrammes, diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques.
  • Indice d'Alford.
  • Indice de volatilité électorale.

Enseignement de spécialité – économie approfondie

Cet enseignement de spécialisation doit permettre aux élèves d'approfondir leur connaissance de l'analyse économique par l'étude de quelques grands enjeux contemporains qui correspondent à des mutations structurelles de l'économie mondiale (évolutions démographiques, transformations de l'État-providence, globalisation, stratégies d'entreprises). L'étude de ce programme est l'occasion de perfectionner la maîtrise des outils analytiques et des modes de raisonnement propres à la science économique. Cet enseignement suppose l'apprentissage des savoir-faire nécessaires à un travail sur les documents et les données empiriques disponibles.
Les épreuves du baccalauréat portent sur l'intégralité du programme tel qu'il figure ci-dessous ; les indications complémentaires bornent ce qui est exigible.
I. Économie et démographie
1. Comment la dynamique démographique influe-t-elle sur la croissance économique ?
Notions : mouvement naturel, mouvement migratoire, population active, épargne, accumulation du capital, cycle de vie.
Indications complémentaires : on présentera les grandes évolutions démographiques séculaires et on montrera, notamment à l'aide de comparaisons européennes, les différences dans les dynamiques démographiques nationales.
En partant de la diversité des taux d'épargne des pays, on introduira la notion de cycle de vie, qui permet une représentation simple des choix individuels de consommation et d'épargne. On montrera qu'elle implique un lien entre l'évolution des structures démographiques (transition, vieillissement, etc.), l'accumulation patrimoniale et la croissance économique.
Acquis de première : allocation des ressources.
2. Quel est l'impact des variables économiques et démographiques sur le financement de la protection sociale ?
Notions : répartition/ capitalisation, taux de remplacement, ratio de dépendance, incitations pécuniaires, aléa moral, sélection adverse.
Indications complémentaires : on s'appuiera sur les exemples des retraites et de la santé en privilégiant le cas de la France.
On exposera les principes de base des deux grands types de régimes de retraite (répartition et capitalisation). On s'interrogera sur les choix possibles en matière de ressources de ces régimes, de taux de remplacement, de durée de cotisation. On montrera comment la gestion des systèmes de santé est confrontée à la question de l'articulation entre une régulation marchande et une régulation administrée : dans les deux cas se posent des problèmes d'incitation et d'asymétrie d'information (tarification à l'acte ou budget global, liberté d'installation et équité dans l'offre de soin, ticket modérateur, etc.).
Acquis de première : prélèvements obligatoires, production marchande et non marchande, asymétries d'information, revenus de transfert, solidarité, État-providence.
II. Stratégies d'entreprises et politique de concurrence dans une économie globalisée
1. Dans quelles circonstances les entreprises peuvent-elles exercer un pouvoir de marché ?
Notions : monopole discriminant, barrière à l'entrée, faiseur de prix.
Indications complémentaires : en faisant référence au programme de première, on rappellera la diversité des structures de marché et la notion de pouvoir de marché, qui permet aux entreprises d'élaborer des stratégies concurrentielles. On analysera la nature et la variété des barrières à l'entrée qui expliquent l'existence d'un pouvoir de marché et sa persistance. À l'aide d'exemples simples (tarification dans les transports, dans les télécommunications, etc.), on étudiera les stratégies de prix du monopole discriminant.
Acquis de première : oligopole, monopole, pouvoir de marché, preneur de prix, coût moyen/ marginal, recette moyenne/ marginale.
2. Quel est le rôle de la politique de la concurrence ?
Notions : abus de position dominante, cartel de producteurs, marché pertinent.
Indications complémentaires : en s'appuyant sur des exemples, on montrera que la politique de la concurrence s'exerce non seulement à l'égard des entreprises mais aussi en matière d'intervention publique. On soulignera que cette politique est source de débats quant à la place de l'État dans la production de services collectifs et dans la mise en oeuvre de la politique industrielle. On présentera quelques cas dans lesquels les autorités de la concurrence, en France et à l'échelon européen, sont intervenues pour protéger les intérêts des consommateurs.
Acquis de première : fonctions économiques de l'État, marchés concurrentiels, marchés imparfaitement concurrentiels, pouvoir de marché.
III. Instabilité financière et régulation
1. Qu'est ce que la globalisation financière ?
Notions : actifs financiers, devises, intermédiation financière.
Indications complémentaires : on présentera les principaux marchés financiers (marchés des changes et marchés des capitaux) et le rôle économique de chacun d'entre eux. On identifiera les différents acteurs y réalisant des transactions (entreprises, investisseurs institutionnels, etc.). On insistera sur l'interdépendance des différents marchés et sur l'importance de l'information pour leur fonctionnement. On analysera le triple processus de désintermédiation, déréglementation et décloisonnement qui caractérise l'évolution des marchés des capitaux depuis les années 1990 et conduit à la constitution d'un marché mondial des capitaux.
Acquis de première : financement direct/ indirect, taux d'intérêt.
2. Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?
Notions : aléa moral, risque systémique, comportement mimétique, régulation.
Indications complémentaires : on présentera les mécanismes susceptibles d'engendrer un choc systémique, en insistant particulièrement sur les déséquilibres macro-économiques, les anticipations mimétiques et l'aléa moral. L'exemple d'un marché de matières premières permettra d'illustrer les problèmes posés par la volatilité des cours. On présentera quelques instruments de régulation des marchés financiers : réglementation prudentielle, contrôle des agents et activités soumis au risque de conflits d'intérêts (agences de notation, titrisation, etc.), contrôle de la finance dérégulée (paradis fiscaux, fonds spéculatifs, etc.), mesures visant une plus grande transparence des marchés.
Acquis de première : asymétrie d'information, risque de crédit.
IV. Savoir faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques
L'enseignement d'économie approfondie doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs, qui ne sont pas exigés pour eux-mêmes mais pour exploiter des documents statistiques ou pour présenter sous forme graphique une modélisation simple des comportements économiques ou sociaux.
1. Calcul, lecture, interprétation
  • Proportions, pourcentages de répartition.
  • Moyenne arithmétique simple et pondérée, médiane, écart-type.
  • Évolutions en valeur et en volume.
  • Propensions moyenne et marginale à consommer et à épargner.
  • Élasticité comme rapport d'accroissements relatifs.
  • Mesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples et pondérés.
2. Lecture et interprétation
  • Corrélation et causalité.
  • Tableaux à double entrée.
  • Taux de croissance moyen.
  • Représentations graphiques : histogrammes, diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques, y compris les graphiques semi-logarithmiques.
  • Représentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacements.
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