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Méthodologie pour l'épreuve de sciences économiques et sociales, série ES

Le programme défini par l'Éducation nationale
Enseignement spécifique
Croissance, fluctuations et crises
1. Quelles sont les sources de la croissance économique ?
Notions : PIB, IDH, investissement, progrès technique, croissance endogène, productivité globale des facteurs, facteur travail, facteur capital.
2. Comment expliquer l'instabilité de la croissance ?
Notions : fluctuations économiques, crise économique, désinflation, dépression, déflation.
Mondialisation, finance internationale et intégration européenne
3. Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?
Notions : avantage comparatif, dotation factorielle, libre-échange et protectionnisme, commerce intra-firme, compétitivité prix et hors prix, délocalisation, externalisation, firmes multinationales, spécialisation.
4. Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ?
Notions : euro, union économique et monétaire.
Économie du développement durable
5. La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?
Notions : capital naturel, physique, humain, institutionnel, biens communs, soutenabilité, réglementation, taxation, marché de quotas d'émission.
Classes, stratification et mobilité sociales
6. Comment analyser la structure sociale ?
Notions : inégalités économiques, inégalités sociales, classes sociales, groupes de statut, catégories socio-professionnelles.
7. Comment rendre compte de la mobilité sociale ?
Notions : mobilité intergénérationnelle/ intra-générationnelle, mobilité observée, fluidité sociale, déclassement, capital culturel, paradoxe d'Anderson.
Intégration, conflit, changement social
8. Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?
Notions : solidarité mécanique/ organique, cohésion sociale.
9. La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
Notions : conflits sociaux, mouvements sociaux, régulation des conflits, syndicat.
Justice sociale et inégalités
10. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ?
Notions : égalité, discrimination, assurance/ assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale.
Travail, emploi, chômage
11. Comment s'articulent marché du travail et gestion de l'emploi ?
Notions : taux de salaire réel, salaire d'efficience, salaire minimum, contrat de travail, conventions collectives, partenaires sociaux, segmentation du marché du travail.
12. Quelles politiques pour l'emploi ?
Notions : flexibilité du marché du travail, taux de chômage, taux d'emploi, qualification, demande anticipée, salariat, précarité, pauvreté.
Enseignement de spécialité – économie approfondie
Économie et démographie
1. Comment la dynamique démographique influe-t-elle sur la croissance économique ?
Notions : mouvement naturel, mouvement migratoire, population active, épargne, accumulation du capital, cycle de vie.
2. Quel est l'impact des variables économiques et démographiques sur le financement de la protection sociale ?
Notions : répartition/ capitalisation, taux de remplacement, ratio de dépendance, incitations pécuniaires, aléa moral, sélection adverse.
Stratégies d'entreprises et politique de concurrence dans une économie globalisée
3. Dans quelles circonstances les entreprises peuvent-elles exercer un pouvoir de marché ?
Notions : monopole discriminant, barrière à l'entrée, faiseur de prix.
4. Quel est le rôle de la politique de la concurrence ?
Notions : abus de position dominante, cartel de producteurs, marché pertinent.
Instabilité financière et régulation
5. Qu'est ce que la globalisation financière ?
Notions : actifs financiers, devises, intermédiation financière.
6. Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?
Notions : aléa moral, risque systémique, comportement mimétique, régulation.
Enseignement de spécialité – sciences sociales et politiques
Le système politique démocratique
1. Quelles sont les composantes institutionnelles des régimes politiques démocratiques ?
Notions : régime parlementaire, régime semi-présidentiel, régime présidentiel.
2. Comment s'organise la compétition politique en démocratie ?
Notions : pluralisme politique, modes de scrutin, parité, démocratie délibérative.
3. Quelle est la contribution des organisations politiques au fonctionnement de la démocratie ?
Notions : mobilisation électorale, société civile organisée.
La participation politique
4. Quelle est l'influence de la culture politique sur les attitudes politiques ?
Notions : culture politique/ civique, socialisation politique, comportements politiques.
5. Quels sont les répertoires de l'action politique aujourd'hui ?
Notions : répertoires d'action politique.
6. Comment expliquer le comportement électoral ?
Notions : participation et abstention électorale, variables lourdes du comportement électoral, vote sur enjeu.
L'ordre politique européen
7. Quel est l'impact de la construction européenne sur l'action publique ?
Notions : principe de subsidiarité, gouvernance multi-niveaux.
Conseils pour bien se préparer deux mois avant l'épreuve
Il est temps de commencer à relire l'ensemble de votre cours de sciences économiques et sociales, même si celui-ci n'est pas terminé. Il est probablement volumineux, aussi est-il préférable de ne travailler qu'un grand thème à la fois.
Commencez par les thèmes qui ont été vus en début d'année : d'une part, la trace que vous en avez gardée s'est probablement affaiblie ; d'autre part, le programme de Terminale, même s'il s'organise autour d'axes relativement indépendants, est construit sur une progression qui nécessite de bien maîtriser les outils des premiers chapitres, sur la croissance économique et sur le développement.
Pensez à lister systématiquement les notions clés de chaque chapitre. Vérifiez que vous êtes capable d'en donner une définition concise et claire (cela peut être important pour traiter le travail préparatoire d'une question de synthèse). Si vous avez des doutes ou si vous avez oublié le sens de telle ou telle notion, recherchez la définition et mémorisez-la.
Au fur et à mesure que vous rencontrez des outils « mathématiques » (taux de chômage, taux d'accroissement, indices, proportions, etc.), pensez à vérifier que vous en connaissez la méthode de calcul : même si on ne demande pas de réaliser ces calculs, il est indispensable d'en comprendre la logique afin de pouvoir les interpréter correctement dans un tableau statistique ou dans un graphique.
Conseils pour bien se préparer un mois avant l'épreuve
Il est maintenant nécessaire de vous entraîner sur des sujets d'annales. Utilisez des sujets d'écrit sur lesquels vous bâtissez des plans de réponses non développés mais comportant un canevas détaillé d'arguments. Vous pouvez aussi vous servir de sujets d'oral, qui peuvent être traités plus rapidement sur le modèle d'un plan de synthèse.
Essayez de réaliser un sujet par grand thème du programme et ne faites pas d'impasse sur l'un des deux types d'épreuves, dissertation ou question de synthèse. Vous avez probablement une préférence spontanée, mais vous devez pouvoir vous « rabattre », le jour de l'épreuve, sur l'autre type d'épreuve en fonction de votre familiarité avec les thèmes du programme.
N'oubliez pas que, sur la première partie d'une épreuve de synthèse, il y a des points à « aller chercher », notamment en faisant preuve de rigueur dans la lecture des données et dans leur formulation. Entraînez-vous régulièrement sur les documents en rédigeant des « phrases de lecture » ou en explicitant une phrase d'un document.
Lorsque vous vous entraînez sur un sujet, rédigez l'introduction et la conclusion, et éventuellement les « chapeaux introductifs » de chaque partie. Ce sont eux qui assurent la cohérence du propos. Le principe étant toujours à peu près identique, s'entraîner crée des habitudes d'efficacité.
Conseils pour bien se préparer une semaine avant l'épreuve
Il faut maintenant identifier les « trous » dans votre maîtrise du programme et vous attacher à les combler : il ne faut pas faire d'impasses car le hasard fait parfois très mal les choses et vous ne pouvez pas parier sur la chance. Souvenez-vous qu'il n'y a pas nécessairement un sujet de sociologie et un sujet d'économie.
Si vous avez mené avec régularité vos révisions, il n'est plus nécessaire d'empiler et d'entasser : prenez votre aide-mémoire et passez en revue les mots-clés dont les définitions vous sont rappelées. Cela doit vous permettre de rafraîchir l'ensemble de vos connaissances.
Le jour de l'épreuve
La dissertation
1. Analyse du sujet
Le sujet pose une question et votre objectif doit être d'y répondre avec le maximum de précision. Vous devez, dans un premier temps, élaborer une problématique : celle-ci ne vous est pas donnée par le sujet. Il s'agit de construire le cheminement que va emprunter votre réponse.
L'analyse du sujet est donc une étape capitale. Il s'agit de cerner le sujet, tout le sujet, c'est-à-dire de comprendre quelles sont ses attentes et ses limites.
Pour analyser le sujet, procédez en trois temps :
  • lisez attentivement le libellé ;
  • faites l'analyse des mots-clés ;
  • reformulez le sujet de façon à mettre en évidence les enjeux sous-jacents à la question posée.
Pour commencer, n'hésitez pas à recopier le sujet au centre d'une feuille de brouillon et à écrire tout autour les idées que vous pouvez y associer.
Parmi les mots-clés du sujet, vous pouvez distinguer :
  • termes économiques et sociologiques qui délimitent le champ thématique ;
  • mots-frontières qui indiquent le cadre spatio-temporel ;
  • verbes consignes qui précisent la nature du travail demandé.
2. Élaboration du plan
Le plan de votre devoir est évidemment largement lié à la problématique que vous avez choisi d'adopter. Il peut s'agir d'un plan analytique, qui distingue les faits, les causes et les conséquences du phénomène que vous étudiez ; ou d'un plan dialectique qui opposera des points de vue portant sur la question proposée.
Pour nourrir votre plan, vous devez chercher des éléments d'argumentation dans vos connaissances et dans les documents proposés. En ce qui concerne l'utilisation du dossier documentaire, il importe d'éviter deux écueils :
  • les documents ne doivent pas borner votre réflexion et vous pouvez faire appel à des connaissances auxquelles ils ne font pas allusion. Il faut cependant vérifier que ces apports sont cohérents avec le cadre du sujet. Il paraît néanmoins imprudent d'ignorer complètement la totalité des documents ;
  • il faut, à tout prix, éviter la solution de facilité qui consiste à ne faire qu'un commentaire détaillé des documents sans que ce commentaire s'inscrive dans une démarche de réflexion analytique globale.
Les documents, le plus souvent, comportent de nombreuses données chiffrées : un élève de Terminale ES doit savoir les utiliser, même si l'interdiction de la calculatrice vous contraint à un traitement mathématique relativement sommaire de ces données.
3. La rédaction
Rédigez l'introduction et la conclusion au brouillon, mais seulement après avoir construit votre plan détaillé, quand vous aurez une vision claire de la problématique que vous voulez développer.
Soignez particulièrement votre introduction car elle correspond au premier contact du correcteur avec votre copie. Pensez qu'elle doit éveiller sa curiosité et préparer le développement. Vous pouvez commencer votre introduction par une accroche tirée de l'actualité ou d'exemples en liaison avec le sujet. Vous pouvez aussi utiliser une brève citation ou encore, quand le sujet s'y prête, mettre en évidence une contradiction entre les faits et la théorie.
Le développement doit être rédigé directement sur la copie, sans utiliser de brouillon. Vous devez être particulièrement attentif à la rédaction des « chapeaux introductifs » au début de chaque partie et aux transitions entre ces parties.
Dans votre conclusion, vous devez exposer le résultat de la démonstration que vous avez menée et vous pouvez ouvrir le débat en situant le sujet dans une perspective plus large.
L'épreuve composée
Cette épreuve comporte trois parties pour lesquelles les exigences sont, à chaque fois, spécifiques. La notation est décomposée, ce qui peut paraître plus « rassurant » qu'une note attribuée globalement. Cependant, il est important de « traquer » les points en soignant particulièrement la qualité et la précision de la formulation, surtout dans la 1re et la 2e partie.
1. Mobilisation des connaissances
Cette partie demande au candidat de répondre à 2 questions renvoyant explicitement au programme d'enseignement obligatoire. Il s'agit donc de questions de cours qui exigent de bien maîtriser les contenus.
La forme des réponses (clarté, définition des concepts, style, etc.) doit faire l'objet d'un soin particulier, et le volume de réponse est restreint. Même s'il n'y a pas de consigne officielle de volume, on peut considérer que chaque réponse doit, sauf exception, tenir en une page d'écriture manuscrite.
Cette première partie est notée sur 6 points (2 × 3), soit un petit tiers de la note globale.
2. Étude d'un document
Cette partie de l'épreuve a pour but de vérifier la maîtrise méthodologique du candidat. Face à un document factuel (qui ne comporte donc pas de jugement), sous la forme d'un tableau statistique, d'un graphique et, semble-t-il plus rarement d'après les instructions officielles, d'un texte.
Vous devez présenter le document, c'est-à-dire définir les instruments qu'il utilise (notamment les instruments statistiques), en préciser la source et le champ et en extraire quelques informations pertinentes permettant de répondre à la question posée.
Le fait de ne pas pouvoir disposer d'une calculatrice n'interdit pas cependant de calculer des ordres de grandeurs permettant de préciser l'analyse.
Cette 2e partie est notée sur 4 points.
3. Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire
La 3e partie, notée sur 10 points, est évidemment stratégique. Le libellé du sujet ne suggère pas de problématique ni de plan type. C'est donc à vous de construire le parcours d'argumentation et de l'organiser de manière ordonnée.
La réponse doit comporter une introduction, un développement et une conclusion, donc présenter globalement les arguments, ensuite les exposer de manière explicite, et enfin, en synthétiser les apports.
Vous devez vous appuyer sur vos connaissances personnelles mais aussi sur une exploitation sélective des documents. Ici aussi, le piège serait de se borner à un commentaire des documents en oubliant la question posée.
L'épreuve de spécialité
Les instructions officielles concernant l'épreuve de spécialité (Économie approfondie ou Sciences sociales et politiques) rappellent que l'épreuve a une durée d'une heure et un coefficient 2. Il s'agit, pour le candidat, de « construire une argumentation » en exploitant le ou les documents fournis avec le sujet, c'est-à-dire en extrayant de ces documents des éléments d'information pertinents au regard de la question posée. On attend aussi du candidat qu'il apporte des connaissances personnelles. Enfin, il est précisé (mais ceci est vrai de la plupart des épreuves du baccalauréat) que la clarté de l'expression et le soin apporté à la présentation sont prises en compte par le correcteur.
Une interprétation stricte de ces consignes amène à admettre qu'il n'est pas obligatoire que la réponse comporte un plan formel, ni une introduction et une conclusion. Cependant, il semble judicieux de considérer que la « construction d'une argumentation » a tout à gagner à appliquer les règles classiques de rédaction auxquelles vous avez été habitué. Ainsi, on ne pourra pas vous reprocher d'introduire et de conclure rapidement votre réponse ni, évidemment, de l'organiser en sous-paragraphes cohérents. Là encore, des enchaînements clairs entre les arguments ne peuvent que valoriser votre travail.
Dans les corrigés qui vous sont proposés ici, nous avons fait le choix d'insérer des titres de partie qui permettent de repérer plus aisément les articulations de l'argumentation. Ce procédé ne peut être exigé mais il a l'avantage de rendre plus lisible la démarche.
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