Les fonctions de l'adjectif

Un adjectif qualificatif peut avoir plusieurs fonctions.
Épithète quand il est directement placé à côté du nom qualifié :
De grandes flammes montaient vers le ciel.
L'adjectif épithète est déplaçable et supprimable.
Apposé quand il est séparé du nom qualifié par une ou deux virgules :
Le feu, indomptable, détruisait les maisons du village une à une.
L'adjectif apposé est déplaçable et supprimable.
Attribut du sujet lorsqu'il fait partie du groupe verbal. Il caractérise le sujet par l'intermédiaire d'un verbe d'état ou verbe attributif :
Nous sommes ravis. Le feu semblait éteint.
L'adjectif attribut n'est ni supprimable, ni déplaçable.
À retenir
Pour trouver l'adjectif épithète, il faut chercher le nom noyau, puis vérifier s'il est précédé ou suivi d'un adjectif.
Les verbes attributifs, qui précèdent un adjectif attribut, sont : être, paraître, sembler, devenir, demeurer, rester, avoir l'air, passer pour.
Exercice n°1
L'épithète est placée à côté du nom qu'elle qualifie.
Coche la bonne réponse.
Vrai
Faux
Une épithète est un adjectif qui est placé juste à côté du nom qu'il qualifie. Il fait partie du groupe nominal.
Exemple : Le grand chêne domine la forêt. → L'adjectif grand est l'épithète du nom chêne.
Exercice n°2
On ne peut pas supprimer une épithète.
Coche la bonne réponse.
Vrai
Faux
L'adjectif épithète donne une précision sur le nom, mais il est souvent dispensable pour comprendre la phrase. Si on le supprime, la phrase reste correcte : on perd simplement une information.
Exemple : Le grand chien court dans le jardinLe chien court dans le jardin
Exercice n°3
Quand un adjectif qualificatif fait partie d'un groupe verbal, sa fonction est attribut du sujet.
Coche la bonne réponse.
Vrai
Faux
Quand un adjectif qualificatif fait partie du groupe verbal et est relié au sujet par un verbe d'état (être, sembler, paraître, devenir, rester, etc.), sa fonction est attribut du sujet.
Le ciel est bleu → L'adjectif bleu est l'attribut du sujet ciel, car il est relié au sujet par le verbe d'état est.
Exercice n°4
Un adjectif attribut du sujet est séparé de son sujet par un verbe d'état, aussi appelé verbe attributif.
Coche la bonne réponse.
Vrai
Faux
Un adjectif attribut du sujet est relié au sujet par un verbe d'état (ou verbe attributif) comme être, sembler, paraître, devenir, rester, etc. Il n'est donc pas placé directement à côté du nom.
Exercice n°5
Dans « Preste et agile, elle sautait de rocher en rocher », les adjectifs coordonnés « Preste » et « agile » sont apposés.
Coche la bonne réponse.
Vrai
Faux
Les adjectifs preste et agile sont apposés : ils donnent une information sur le sujet elle, mais ils sont séparés de celui-ci par une virgule.
Exercice n°6
Dans les phrases suivantes, trouve la fonction de l'adjectif.
Le large soleil jette aux champs sa flamme cuisante.
Coche la bonne réponse.
Épithète
Apposé
Attribut du sujet
La terre, verte, s'étendait à perte de vue.
Coche la bonne réponse.
Épithète
Apposé
Attribut du sujet
Jusqu'aux bords de l'horizon, le ciel est bleu.
Coche la bonne réponse.
Épithète
Apposé
Attribut du sujet
La vie radieuse éclot sous cette averse de feu.
Coche la bonne réponse.
Épithète
Apposé
Attribut du sujet
Exercice n°7
Sélectionne dans les phrases suivantes les adjectifs épithètes, les adjectifs apposés et les adjectifs attributs du sujet.
Sélectionne :
en violet les adjectifs épithètes
en orange les adjectifs apposés
en rose les adjectifs attributs du sujet

A. La lueur est rouge.
B. De grandes flammes s'élèvent.
C. L'air devient irrespirable.
D. Le ciel, noirci, fait peur.
E. Le petit village est évacué.
F. Il y a un bruit assourdissant.
Exercice n°8
Sélectionne dans le texte suivant les adjectifs épithètes, les adjectifs apposés et les adjectifs attributs du sujet.
Sélectionne :
en violet les adjectifs épithètes
en orange les adjectifs apposés
en rose les adjectifs attributs du sujet

« Un violent orage accompagna la tempête. Isolée, la plate-forme pétrolière était secouée par le vent. Personne ne vit la lueur soudaine, aveuglante de l'éclair. Le feu prit vite. L'air devint irrespirable et tous crurent leur fin prochaine. »
Gilles Perrault, Le Puits, 1973.