Définir la situation d'énonciation

L'énonciation
• On appelle énonciation toute action qui consiste à produire un énoncé, c'est-à-dire un message oral ou écrit, dans une situation déterminée.
• La situation d'énonciation correspond donc aux circonstances de temps (moment de l'énonciation) et de lieu (lieu de l'énonciation) dans lesquelles est produit un énoncé. Elle varie selon l'identité du locuteur (celui qui produit l'énoncé) et de l'interlocuteur (celui à qui est destiné l'énoncé).
Lis le texte, puis coche les bonnes réponses.
« Nanon alla chercher une bouteille dans la chambre de M. Grandet, et manqua de tomber en descendant.
– Grande bête, lui dit son maître, est-ce que tu te laisserais choir comme une autre, toi ?
– Monsieur, c'est cette marche qui ne tient pas.
– Elle a raison, dit Mme Grandet. Hier, Eugénie a failli s'y fouler le pied. »
H. de Balzac

1. L'énonciateur de la réplique Monsieur, c'est cette marche qui ne tient pas est :
Cochez la bonne réponse.
M. Grandet
Mme Grandet
Nanon
2. Le destinataire de cette même réplique est :
Cochez la bonne réponse.
M. Grandet
Mme Grandet
Eugénie
3. Le lieu de l'énonciation est la chambre de M. Grandet.
Cochez la bonne réponse.
vrai
faux
1. C'est le contexte qui permet de comprendre que c'est la servante Nanon qui prononce cet énoncé.
2. Le destinataire est désigné par l'apostrophe : Monsieur.
3. On ne sait pas quel est précisément le lieu de l'énonciation, mais ce ne peut être la chambre de M. Grandet, puisque Nanon en sort.
Dans ce passage, sélectionne les mots qui sont des indices de la situation d'énonciation.
Sélectionnez la (ou les) bonne(s) réponse(s) dans le texte.
en violet

Cabot-Caboche
« – Qu'est-ce que c'est que ces hurlements ? […]
– C'est le Chien ! Il ne veut pas manger sa soupe.
– Pas la peine de faire tout ce boucan. T'as qu'à l'enfermer dans la cuisine. Il finira bien par la manger, sa soupe !
Les gigantesques pieds pivotent sur eux-mêmes, et le Grand Musc vide les lieux en maugréant :
– M'agace, ce clebs… »
D. Pennac

• En utilisant les démonstratifs ces (hurlements), ce (boucan), ce (clebs), le Grand Musc désigne un élément de la situation d'énonciation.
• Le pronom T' (mis pour Tu) renvoie au destinataire des paroles du Grand Musc (la Poivrée). Le pronom M' renvoie à l'énonciateur (le Grand Musc).
Lis le début de ce roman de Daniel Pennac puis indique qui parle et à qui dans chacun des passage délimités.
Faites glisser les étiquettes dans les zones prévues à cet effet.
le Grand Musc
le lecteur
le Chien
le narrateur
la Poivrée
- D'abord, quand on est un chien trouvé, on ne fait pas de manières !
[énonciateur :
imcAnswer9|imcAnswer13|imcAnswer18?
 ; destinataire :
imcAnswer10|imcAnswer14?
]
C'est la Poivrée qui glapit. Elle a une voix terriblement aigüe. Ses mots rebondissent contre les murs, le plafond et le plancher de la cuisine. Ils se mêlent aux tintements de la vaisselle. Trop de bruit. Le Chien n'y comprend rien.
[énonciateur :
imcAnswer11|imcAnswer15?
 ; destinataire :
imcAnswer12|imcAnswer16?
]
- Alors tu la manges, cette soupe ?
[énonciateur :
imcAnswer9|imcAnswer13|imcAnswer18?
 ; destinataire :
imcAnswer10|imcAnswer14?
]
[…] C'est à cet instant précis que la porte s'ouvre, et que Le Chien voit apparaître, à deux centimètres de son museau, les énormes chaussures du Grand Musc.
[énonciateur :
imcAnswer11|imcAnswer15?
 ; destinataire :
imcAnswer12|imcAnswer16?
]
- Qu'est-ce que c'est que ces hurlements ?
[énonciateur :
imcAnswer17?
 ; destinataire :
imcAnswer9|imcAnswer13|imcAnswer18?
]
• Dans ce roman intitulé Cabot-Caboche, un narrateur, dont le point de vue est celui du Chien (point de vue interne), raconte l'histoire de ce chien à un lecteur.
• La situation d'énonciation change dès que le narrateur laisse la parole à l'un de ses personnages.
Dans le texte qui suit, sélectionne les indices de la situation d'énonciation.
Sélectionnez la (ou les) bonne(s) réponse(s) dans le texte.
en violet

Une Auberge espagnole
« Aujourd'hui, 12 février 1939, le froid humide pénètre jusqu'au plus profond des os. Des nuages sales couvrent le ciel, ajoutantà la tristesse et à la froidure de cet instant. Nous allons franchir la frontière. Les Pyrénées regardent arriver ces hommes épuisés, affamés et meurtris. Que va-t-il advenir de nous ? Pendant plus de deux ans, nous avons soutenu la guerre contre Franco et ses alliés. Cette guerre, nous la laissons derrière nous. Une immense angoisse s'empare de moi à mesure que mes pas me rapprochent du sol français.  »
Luis Bonet

• Les pronoms de la 1re personne renvoient à l'énonciateur.
• L'adverbe aujourd'hui et le déterminant démonstratif cet (instant) font référence au moment de l'énonciation.
• Le GN la frontière fait référence au lieu de l'énonciation (on ne peut pas comprendre d'emblée qu'il s'agit de la frontière entre la France et l'Espagne).