La croissance économique a entraîné de profondes mutations socio-économiques au sein de la société française. La France paysanne et rurale est remplacée en un siècle par une France industrielle, tertiaire et majoritairement urbaine. L'important besoin de main d'œuvre va également pousser les gouvernements successifs à encourager pendant des décennies des vagues d'immigration, européennes tout d'abord puis africaines et asiatiques. L'ensemble de ces mutations a donné à la société française un nouveau visage.
1. La population active, reflet des bouleversements économiques et sociaux : l'exemple de la France depuis les années 1850
Une augmentation des salariés dans la population active
• L'industrialisation de la France et son décollage économique à partir du milieu du xixe siècle provoque un important besoin de main d'œuvre. La population active va donc augmenter entre les années 1850 (plus de 16,5 millions d'actifs en France) et les années 1910 (environ 20 millions d'actifs).
Mais le nombre d'actifs stagne ensuite avec le ralentissement démographique dû à la Première Guerre mondiale et l'augmentation du chômage, consécutive à la crise des années 1930. La population en âge de travailler reste stable jusqu'aux années 1960. L'arrivée des générations du « baby boom » sur le marché du travail, l'accroissement du taux d'activité des femmes après 1962, et l'arrivée d'immigrés dans le contexte de forte croissance économique des « Trente Glorieuses » va à nouveau entraîner une forte augmentation du nombre d'actifs.
Depuis les années 1970, la croissance démographique française est moins forte et les politiques d'immigration de plus en plus restrictives : l'augmentation du nombre d'actifs diminue donc. Il y avait ainsi 28 millions d'actifs en France en 2010. La vie active s'est également fortement raccourcie avec l'augmentation de la durée des études et l'abaissement de l'âge de la retraite (de 65 à 60 ans en 1981), même si celui-ci est remis en cause. Le taux d'activité des femmes a, quant à lui, considérablement augmenté (37 % en 1906 ; 66 % en 2009).
• La seconde caractéristique de l'évolution de la population active française depuis les années 1850 est l'augmentation spectaculaire du nombre de salariés. À la fin du xixe siècle, il existe encore beaucoup de petites entreprises familiales qui vendent leur production pour vivre : une part importante de la population travaille dans le secteur agricole au sein de petites exploitations familiales, l'artisanat et le petit commerce sont encore développés.
L'industrialisation de la France entraîne la création de nombreux emplois d'ouvriers ou d'employés : les salariés, qui vendent leur force de travail pour vivre, sont légion. Ils représentaient 53 % de la population active en 1900, 65 % en 1954, et 91 % aujourd'hui. On constate cependant une hausse récente du nombre d'entreprises et d'auto-entrepreneurs dans la sous-traitance par exemple.
• La situation des salariés a également beaucoup évolué. À la fin du xixe siècle, les conditions de travail sont difficiles et les lois les réglementant peu nombreuses. Il faudra de nombreuses luttes sociales pour améliorer la situation. L'augmentation des salaires a été régulière jusqu'à la Première Guerre mondiale, moins forte jusqu'aux années 1950, puis très forte jusqu'aux années 1970. La courbe des salaires suit celle de la croissance économique.
Grâce à la protection sociale, à l'allongement de la durée des congés et à l'augmentation du pouvoir d'achat depuis les années 1950, les conditions de vie des salariés se sont nettement améliorées. Elles ont notamment permis l'émergence de la société de consommation et de la société des loisirs. Alors que les Français du début du xxe siècle consacraient l'essentiel de leurs revenus à l'alimentation et au logement, l'augmentation des salaires après la Seconde Guerre mondiale permet l'achat de nombreux biens d'équipement et de consommation. Les différences de mode de vie s'estompent entre les catégories sociales (tous les ménages sont par exemple dotés d'un réfrigérateur) même si, dans la réalité, on constate une forte augmentation des plus hauts revenus et le creusement des écarts sociaux dans les années 2000.
Exercice n°1Exercice n°2
Une modification des structures socioprofessionnelles et une plus grande mobilité sociale
La structure du monde du travail a connu de profondes modifications depuis les années 1850.
Le secteur primaire est encore très important en France à la fin du xixe siècle : le pays est en effet plus rural que ses voisins. L'agriculture reste un secteur essentiel jusqu'à la fin des années 1920 mais les campagnes sont déjà fortement touchées par l'exode rural. De nombreux ruraux sont en effet attirés par la multiplication des emplois industriels et tertiaires en ville.
Ce mouvement entraîne une urbanisation rapide de la population française. La population urbaine, qui ne représente que 24 % des Français en 1846, passe à 73 % des Français en 1975. Dans la réalité, l'exode rural se termine en France dans les années 1960.
La part des actifs agricoles s'effondre après la Seconde Guerre mondiale : ils représentent alors 36 % de la population active totale contre 3 % aujourd'hui. La structure des exploitations agricoles a également beaucoup évolué : les petites entreprises familiales de quelques hectares ont cédé la place à de grandes exploitations très mécanisées, employant beaucoup moins de main d'œuvre. Les familles d'agriculteurs ne travaillent donc plus à plein temps sur les exploitations, et certains agriculteurs ont même un second métier pour vivre.
Le monde ouvrier à l'inverse s'est fortement développé avec l'industrialisation de la France. C'est en 1926 que le secteur secondaire devient le premier secteur économique français. Après une période de stagnation, voire de régression de la création d'emplois industriels pendant la crise des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, l'augmentation de l'emploi industriel repart. Au lendemain de la guerre, les ouvriers représentent 40 % des emplois. La période des « Trente glorieuses » et la diffusion du taylorisme accroissent la demande d'ouvriers spécialisés dans une période faste de plein emploi. Mais la crise des années 1970 inverse la tendance. Les entreprises se robotisent et délocalisent leurs chaînes de production dans des pays où la main d'œuvre est moins chère. Cette situation entraîne une baisse importante des besoins en ouvriers non qualifiés. Les mutations technologiques de l'industrie nécessitent désormais moins de personnel mais beaucoup plus qualifié. Le secteur secondaire ne représente plus aujourd'hui que 22 % des actifs. On peut donc parler de déclin du monde ouvrier.
La croissance du secteur tertiaire s'est amorcée dès la fin du xixe siècle lorsque la mise en place de l'économie-monde et de l'économie capitaliste a nécessité la création de milliers d'emplois de bureau (dans les secteurs des banques, assurances, administrations, mais aussi du commerce et de l'enseignement). Cette forte croissance s'est poursuivie tout au long du siècle.
Le secteur tertiaire, qui représentait moins de 20 % des actifs en 1851, représente aujourd'hui plus de 75 % des actifs et crée plus de 90 % des emplois. Ce secteur s'est également fortement féminisé. Mais l'augmentation de la proportion d'employés parmi les actifs s'est aussi accompagnée d'une baisse de la qualification de certains emplois (employés de banque, caissières, etc.). D'un certain point de vue, ces employés sont proches désormais de la catégorie des ouvriers. On constate aussi une forte augmentation des services de proximité ou des services aux personnes. L'externalisation de certaines activités par les entreprises entraîne également des créations d'emplois, dans la sous-traitance par exemple (elles font réaliser par d'autres certaines activités qu'elles faisaient elles-mêmes avant). À l'inverse du secteur industriel, le secteur tertiaire ne connaît pas de licenciements massifs.
C'est le nombre de cadres et de professions intermédiaires qui a le plus augmenté depuis la guerre. Les classes moyennes se sont en effet largement développées depuis le xixe siècle, mais surtout depuis 1945. L'augmentation des salaires et l'amélioration du pouvoir d'achat, mais aussi l'éducation de masse ont en effet permis à de nombreux enfants de familles modestes d'accéder aux études supérieures, ce qui a contribué à augmenter la mobilité sociale. Les professions intermédiaires et supérieures représentaient plus de 38 % des catégories socioprofessionnelles en 2007. Mais, aujourd'hui, on constate une forme d'arrêt de l'ascenseur social : les enfants des catégories socioprofessionnelles supérieures ont un meilleur accès aux emplois les plus intéressants. Dans les années 1960, de nombreux parents de catégories sociales modestes pouvaient espérer une promotion sociale pour leurs enfants, c'est moins le cas aujourd'hui.
De nouvelles inégalités et la montée d'un chômage de masse
• Il est difficile de bien connaître le taux de chômage des Français entre la fin du xixe siècle et les années 1939. Cependant, les historiens estiment qu'il est le plus souvent inférieur à 2 %, car cette période se caractérise tout d'abord par une multiplication des emplois (en particulier des emplois industriels peu ou pas qualifiés). Dans les années 1930, la crise multiplie par deux le taux de chômage qui passe à 4,5 % des actifs (1936). Mais ce taux reste limité du fait du déficit démographique consécutif à la Première Guerre mondiale.
• Si la période des « Trente Glorieuses » correspond, comme nous l'avons vu, à une période de plein emploi, la crise des années 1970 accentue en revanche la précarisation du travail. L'automatisation des chaînes de production et les délocalisations entraînent des licenciements massifs d'ouvriers peu qualifiés (malgré un réel savoir faire reconnu au niveau international). Selon les principes de la division internationale du travail, les salaires français pour ce type d'emploi sont en effet trop élevés et ne font pas le poids face à la concurrence internationale dans le cadre d'une économie mondialisée. Le taux de chômage passe donc de 4 % de la population active en 1975 à 12,1 % en 1997. Il baisse ensuite mais reste fort (9,7 % des actifs en 2010). Les emplois précaires tels que les contrats à durée déterminée (CDD), les contrats saisonniers, les contrats aidés, les stagiaires, les intérimaires et les apprentis représentent un emploi sur dix (un emploi sur trois pour les jeunes entre 15 et 29 ans). Les femmes, les jeunes, les plus de 54 ans, les étrangers, les ouvriers les moins qualifiés sont les catégories les plus fragiles et les plus concernées par le chômage.
• Depuis les années 1980, la croissance du pouvoir d'achat s'est ralentie. Les inégalités sociales se sont réduites depuis le xixe siècle grâce à l'intervention de l'État, avec la mise en place de l'impôt sur le revenu en 1914, l'instauration d'un salaire minimum et de prestations sociales dans les années 1950. Cette réduction est, certes, importante depuis les années 1970 mais les crises récentes ont interrompu le processus d'égalisation des revenus et par là même la réduction des écarts sociaux. L'État, impuissant à résoudre le problème du chômage de masse, doit trouver des solutions (RMI, Couverture Maladie Universelle, etc.) pour lutter contre la pauvreté et les nouvelles formes d'exclusions sociales.
Exercice n°3
2. Une étude : l'immigration et la société française au xxe siècle
La France a toujours été une terre d'immigration, nous pouvons même dire qu'elle est le produit de 900 000 ans de vagues migratoires. Mais l'immigration connaît une forte augmentation à partir du milieu du xixe siècle avec l'accroissement de la demande en main d'œuvre. À l'inverse, le ralentissement de la croissance depuis les années 1970 a encouragé l'État à la limiter. L'immigration en France est aujourd'hui une question politique majeure.
Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, une immigration de plus en plus importante et essentiellement européenne
• La France choisit à la fin du xixe siècle une politique migratoire originale, par rapport à ses voisins européens : elle fait le choix de l'immigration pour pallier le manque de main d'œuvre généré par l'augmentation du nombre d'emplois (industrialisation) et par la baisse de la natalité (en particulier après 1914-1918). Pour ce faire, les gouvernements français n'hésitent pas à faire voter des lois pour favoriser l'intégration des étrangers sur le sol français. C'est ainsi que le droit du sang (nationalité héréditaire) est complété par le droit du sol (la nationalité française est donnée aux enfants nés sur le sol français). La France mène une politique d'intégration active des étrangers sur son territoire en formant à l'école de la République les enfants d'immigrés et en les baignant dans une culture républicaine.
• Les premiers immigrés viennent essentiellement des pays limitrophes : Italie, Belgique, Allemagne. La Première Guerre mondiale ayant eu des conséquences catastrophiques sur la démographie française (18 % de la population active est décédée, il y a un important déficit de naissances et donc des classes creuses), les entreprises et l'État font venir davantage d'Italiens mais aussi de Polonais. La loi de 1927 donne la nationalité française aux étrangers qui épousent des veuves de guerre et à leurs enfants.
En 1936, il y a 2,2 millions d'étrangers en France. Ils sont principalement installés dans les régions minières du nord et de l'est de la France, mais aussi dans le sud où ils occupent les emplois les plus durs et les moins bien payés de l'agriculture et de l'industrie. Ils participent aux mouvements sociaux. Dans les années 1920 et 1930, la France accueille également des réfugiés politiques fuyant la Révolution bolchévique (« Russes blancs » à Paris), ou les régimes fascistes, nazis et franquistes (après la guerre civile espagnole).
L'attitude de la population française vis-à-vis des immigrés est variable et dépend fortement du contexte économique et social. D'une manière générale, les immigrés sont acceptés dans la mesure où ils occupent des emplois peu intéressants pour les Français. Mais en situation de crise économique, ils deviennent facilement des boucs émissaires, accusés de prendre les emplois des Français de souche. Les poussées de xénophobie contre les Italiens, les Grecs, les Arméniens, les Polonais, sont particulièrement fortes avec la crise des années 1930 : les Polonais sont expulsés de France pendant que l'antisémitisme des ligues et des journaux d'extrême droite s'abat sur les juifs qui ont fuit les pays de l'Est. L'immigration est alors stigmatisée comme sous le régime de Vichy.
Pendant les Trente Glorieuses, une immigration voulue et internationale
• Retombé à 1,7 millions en 1946, le nombre d'étrangers a doublé en 1975. Ce sont tout d'abord les Espagnols, les Italiens et les Portugais qui sont venus grossir les rangs des travailleurs les moins bien payés des secteurs de l'industrie et du bâtiment. Mais très vite, à partir des années 1960, le besoin de main d'œuvre augmente. On fait alors appel aux travailleurs d'Afrique noire et du Maghreb – des colonies ou anciennes colonies françaises. Les travailleurs qui viennent s'installer en France sont régularisés sur simple présentation d'un contrat de travail, ce qui, en ces temps de plein emploi, ne pose pas problème. Les Algériens circulent librement en France jusqu'en 1962. De véritables filières de recrutement de travailleurs venant de l'étranger sont mises en place. Un Office National de l'Immigration (ONI) est instauré par l'État en 1945 pour recruter de la main d'œuvre étrangère. Mais ce sont les entreprises privées qui sont les plus actives dans ce domaine : elles n'hésitent pas à financer le transport des candidats à l'immigration pour qu'ils viennent travailler pour elles. Dans le contexte de la guerre froide, la France conserve sa tradition de terre d'asile pour les réfugiés fuyant les dictatures d'Amérique latine et les pays communistes.
Les immigrés viennent le plus souvent grossir les rangs des habitants des bidonvilles qui se sont développés après-guerre autour de Paris, ils vivent aussi dans des logements insalubres. Malgré les protestations de certains (comme l'abbé Pierre dans l'hiver 1952), l'État n'investit pas dans l'amélioration de leur situation, avant que ne soient construits les grandes barres d'immeubles HLM dans les années 1960 et 1970. Les étrangers sont tolérés en France puisqu'ils occupent les emplois dont les Français ne veulent pas. Toutefois, dans le contexte de la guerre d'Algérie, et du fait de leurs différences religieuses et culturelles, les populations maghrébines sont moins bien assimilées. Comme au début du siècle, l'État table sur une politique d'intégration, qui passe par l'éducation par l'école de la République de la deuxième génération.
Depuis 1974, une immigration sous contrôle
• Le ralentissement de la croissance économique et l'apparition progressive d'un chômage de masse à partir des années 1974 pousse l'État à changer de politique et à mettre un frein à l'immigration. Le retour au pays est même encouragé et facilité. Depuis les années 1980, une série de lois sur l'immigration a été votée, alternant fermeté et assouplissement des procédures de naturalisation. Ne peuvent désormais s'installer en France que les immigrés ayant le statut de réfugié politique, ou ayant des compétences jugées utiles pour le pays, et ceux qui peuvent bénéficier d'un regroupement familial (un étranger résidant en France peut sous certaines conditions faire venir sa famille).
L'immigration s'est largement internationalisée : en plus des Maghrébins, des Africains, des Turcs, des Portugais, des Asiatiques, la France accueille également des ressortissants d'Europe de l'Est (surtout ceux nés dans un pays membre de l'Union Européenne qui peuvent y circuler librement) et d'autres pays du monde. Avec la quasi fermeture des frontières européennes à l'immigration légale, les flux d'immigration clandestine ont fortement augmenté. La France compterait ainsi entre 200 et 400 000 clandestins pour partie en transit vers d'autres pays comme le Royaume-Uni. Ces clandestins, essentiellement africains et asiatiques, sont le reflet des inégalités de développement à l'échelle internationale et des rapports Nord-Sud.
• Cette situation alimente un débat (parfois malsain) en France, opposant les partisans de la régularisation des sans-papiers installés de longue date dans le pays et ceux de leur reconduite à la frontière (l'extrême droite par exemple assimile les étrangers à des délinquants). Récemment, la France a voté des lois pour renforcer le contrôle de ses frontières, faciliter les expulsions, et rendre plus difficile les naturalisations (presque 30 000 reconduites à la frontière en 2009). On constate aussi dans les périodes de tension une augmentation des actes racistes. La question de l'intégration des étrangers installés sur le sol français est importante pour une société multiculturelle et métissée.
Exercice n°4Exercice n°5
Quelles raisons peuvent expliquer l'augmentation du nombre de salariés dans la population active depuis la fin du xixe siècle ?
Cochez la (ou les) bonne(s) réponse(s).
l'industrialisation de la France et la création de nombreux emplois d'ouvriers
l'augmentation de l'activité et de la production agricole
l'importance croissante du secteur tertiaire
l'augmentation du nombre d'auto-entrepreneurs
l'augmentation régulière des salaires au cours du xxe siècle
C'est l'augmentation du nombre d'emplois de salariés et d'ouvriers dans les secteurs secondaire et aujourd'hui tertiaire qui explique principalement la part très importante des salariés dans la population active française. La modernisation de l'agriculture a, certes, entraîné une augmentation de la production agricole mais la restructuration des exploitations agricoles et leur mécanisation ont supprimé de très nombreux emplois dans ce secteur.
Les auto-entrepreneurs, même s'ils se versent un salaire, sont avant tout des chefs d'entreprise et non des salariés de leur entreprise.
L'augmentation des salaires en général influe davantage sur le pouvoir d'achat que sur la répartition des actifs dans tel ou tel secteur, même si certains emplois salariés sont particulièrement attractifs.
Quand peut-on dire que l'exode rural s'est terminé en France ?
Cochez la bonne réponse.
à la fin des années 1920
pendant la crise des années 1930
à la fin des années 1940
à la fin des années 1950
à la fin des années 1960
Jusqu'à la fin des années 1920, le secteur agricole reste très important en termes d'emplois, même si l'exode rural est commencé depuis la seconde moitié du siècle précédent. Il faut attendre la fin des années 1960 pour voir la fin de l'exode rural en France. Le secteur agricole ne représente plus que 3 % des actifs aujourd'hui, contre 36 % en 1945.
Quelles catégories sociales sont les plus touchées par le chômage aujourd'hui ?
Cochez la (ou les) bonne(s) réponse(s).
les personnes à haut niveau de qualification
les jeunes
les femmes
les hommes
les étrangers
les personnes peu qualifiées
les plus de 54 ans
Les personnes les plus qualifiées trouvent en général plus facilement un emploi, en particulier si elles ont déjà une expérience professionnelle et si elles ont moins de 54 ans. Cette situation s'explique notamment par l'augmentation du nombre d'emplois hautement qualifiés en France et la délocalisation des emplois sans qualification vers les pays émergents et pauvres dans le cadre de la nouvelle division internationale du travail.
D'où viennent principalement les immigrés en France entre la fin du xixe siècle et les années 1930 ?
Cochez la (ou les) bonne(s) réponse(s).
d'Algérie
de Tunisie
de Belgique
d'Italie
d'Allemagne
du Maroc
d'Espagne
de Pologne
Les premiers immigrés en France viennent des pays limitrophes, pour des raisons économiques essentiellement, mais aussi politiques (Russes blancs chassés par la révolution bolchévique, juifs polonais fuyant les pogroms, républicains espagnols fuyant le franquisme, etc.). Ils sont acceptés dans les périodes fastes, mais, bien qu'Européens, sont victimes de xénophobie en période de crise.
Qu'est-ce que l'ONI ?
Cochez la bonne réponse.
l'organisme privé chargé de recruter de la main d'œuvre étrangère
l'organisme chargé de créer des HLM
l'organisme public chargé de recruter de la main d'œuvre étrangère
l'organisme contrôlant le regroupement familial
l'organisme chargé de la régularisation des étrangers en France
L'Office national de l'immigration (ONI) est mis en place par l'État en 1945 pour recruter de la main d'œuvre étrangère. La France a encouragé l'immigration jusqu'aux années 1975 avant de changer de politique, en particulier ces dernières années.