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La santé

La répartitions des grandes épidémies et pandémies dans le monde est symptomatique des inégalités de développement. Elle reflète à la fois les différences dans l'accès aux soins et dans la qualité des équipements de santé, mais aussi les stratégies des firmes pharmaceutiques transnationales. Pour faire face à la situation, les États et les grandes organisations tentent de mettre en place des politiques de santé efficaces.
1. La répartition des maladies correspond-t-elle à celle des inégalités de développement ?
a) La multiplication des échanges mondiaux favorise l'expansion de grandes pandémies internationales.
La mise en réseau du monde et la multiplication des échanges jouent un rôle important dans l'augmentation du nombre de maladies et dans leur expansion. Malgré les efforts de prévention (systèmes de surveillance) et d'information mis en place par les États et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les grandes épidémies (propagation d'une maladie dans une région définie) se diffusent dans le monde en utilisant les moyens de transport modernes (avions, etc.).
La communauté internationale a ainsi beaucoup de mal à contrôler les grandes pandémies (épidémies qui s'étendent sur plusieurs pays et continents, à l'échelle du monde) et en tout premier lieu l'épidémie du sida qui a infecté plus de 40 millions de personnes depuis 25 ans. Le sida, dû à un virus, est la quatrième cause de mortalité dans le monde et la première en Afrique. Mais d'autres virus comme le SRAS (parti de Chine en 2003 et qui a infecté une trentaine de zones ensuite) ou la grippe aviaire posent la question d'une sécurité sanitaire à l'échelle mondiale.
b) Certaines maladies touchent plus particulièrement les pays riches.
La géographie des épidémies et des maladies est souvent liée aux crises économiques et sociales dues aux guerres ou à l'instabilité politique des États. Les États du Nord sont souvent épargnés par ces phénomènes. Les pays riches sont surtout affectés par les maladies cardio-vasculaires, le cancer, l'obésité et les pathologies liées à la trop grande sédentarité.
Les populations des pays développés sont donc dans une bonne situation sanitaire et ont accès à une alimentation suffisante ce qui leur assure une espérance de vie élevée.
c) Les sociétés des pays en voie de développement sont les plus vulnérables.
La mauvaise situation sanitaire d'une partie de la zone tropicale en général et de l'Afrique en particulier est essentiellement due à un mauvais accès aux soins souvent aggravé par une mauvaise alimentation et un manque d'eau potable. Les pays en développement sont les plus touchés par les grandes pandémies mondiales.
Ces pays sont non seulement touchés par des maladies parasitaires ou infectieuses liées au milieu, mais aussi par des maladies qui ont disparu des pays développés. Le VIH (virus du sida) fait des ravages en Afrique : plus de 37 % de la population adulte du Botswana et presque 39 % de celle du Swaziland sont infectées. Dans le sud de l'Afrique, l'espérance de vie est ainsi passée de 59 ans en 1990 à 45 ans en 2005.
Sur les 11 millions de morts annuels dans le monde, 6 millions sont causés par le paludisme, le sida et la tuberculose qui touchent majoritairement les pays en développement.
Les maladies des pays riches touchent également les pays pauvres où une élite fortunée a adopté les modes de vie occidentaux et donc les pathologies qui leurs sont associées.
Exercice n°1Exercice n°2
2. Quelles sont les inégalités d'accès face aux soins ?
a) L'accès aux soins est facilité dans les pays du Nord, malgré des disparités.
Les pays du Nord ont eu les moyens de développer des systèmes de santé performants avec une recherche médicale de haut niveau. Le nombre de médecins par rapport à la population totale est suffisamment important pour faire face aux besoins de la population. Les généralistes qui opèrent sur le terrain sont de plus relayés par des structures hospitalières aptes à prendre en charge les pathologies les plus graves.
Enfin, un réseau d'aide et de sécurité sociale permet aux populations de faire face à des dépenses de santé parfois très lourdes.
Cette situation cache cependant des inégalités car il existe aussi une pauvreté dans les pays du Nord. Les différents services sociaux ont pour mission de prendre en charge ces personnes et de les aider à avoir accès aux soins.
b) Les difficultés persistent dans les pays les plus pauvres.
Les Sud ne disposent pas d'un tel arsenal de santé. Les pays les plus pauvres n'ont pas les moyens d'assurer à leur population un accès aux soins suffisant pour faire face aux nombreuses pathologies et maladies qui sévissent dans ces régions. Bien souvent, la sécurité sociale est inexistante ce qui ne permet pas aux populations pauvres de payer des soins. De plus, les infrastructures de santé sont souvent inadaptées et souffrent d'un important manque de moyens. La recherche médicale est souvent très réduite dans des pays où les dépenses de santé ne sont pas prioritaires.
Les personnels de santé (médecins, infirmières) sont donc peu nombreux (4 médecins pour 1 000 habitants au Mali) et très mal payés dans ces régions du monde. Beaucoup préfèrent émigrer vers les pays riches où les attendent de meilleurs perspectives de carrière. De plus, les infrastructures liées à la santé, comme les hôpitaux ou les dispensaires, manquent.
Exercice n°3
3. Quelles politiques de santé sont mises en place par les différents acteurs pour faire face à la situation ?
a) Des États tentent avec plus ou moins de réussite de supprimer les inégalités d'accès aux soins et d'enrayer les pandémies.
Malgré les difficultés, de nombreux États du sud tentent de faire face à la situation avec ou sans l'aide de la communauté internationale. À ce titre, l'exemple de l'accès aux trithérapies en Afrique du Sud est particulièrement représentatif. Pour les grandes firmes pharmaceutiques, l'Afrique n'est pas un continent intéressant car les malades du sida n'ont, la plupart du temps, pas les moyens de payer un tel traitement, lourd et onéreux. Pourtant le traitement par trithérapie a considérablement augmenté l'espérance de vie des malades du sida de même que leur qualité de vie. Le gouvernement d'Afrique du sud a donc pris la décision d'améliorer la situation de ses nombreux malades en leur donnant accès à la version générique des médicaments ce qui a soulevé l'opposition des grandes firmes pharmaceutiques.
Mais dans certains cas, les prises de position des gouvernements peuvent aggraver les choses. C'est ce qui s'est passé récemment en Chine où de nombreuses personnes (issues des campagnes les plus pauvres) ont été contaminées par le VIH en vendant leur sang. Cette version chinoise du scandale du sang contaminé se caractérise par le refus des autorités chinoises de communiquer sur la question.
b) À l'échelle internationale, de grandes institutions assurent le relais.
Pour pallier aux insuffisances des États, de grands organismes internationaux ont été créés. Certains émanent des organisations officielles (ONU) comme l'OMS, d'autres sont des ONG comme « Médecins Sans Frontières » (créée en 1971 par Bernard Kouchner). Toutes ont pour mission d'intervenir dans les pays en développement qui connaissent des situations de crise sanitaire et médicale pour des raisons politiques (conflits) ou du fait de catastrophes naturelles. L'objectif est de fournir aux pays du sud les mêmes soins que dans les pays du Nord.
Pendant longtemps, ces organisations ont transporté l'aide d'urgence du Nord vers le sud. Aujourd'hui elles tentent aussi de développer des structures sanitaires et de former des personnels devant rester sur place.
Leur domaine d'intervention touche aussi les populations les plus défavorisées des pays riches. D'autres organisations aident et financent la recherche.
c) Les grandes firmes pharmaceutiques jouent un rôle important dans les politiques de santé.
Les stratégies des grandes firmes pharmaceutiques transnationales sont essentielles pour les politiques de santé du monde. Elles ont des laboratoires de recherche et de développement très bien financés et efficaces qui leur permettent de mettre sur le marché de nombreux médicaments. Mais elles orientent leurs recherches vers les débouchés les plus rentables. De nombreuses maladies, peu intéressantes du point de vue économique (trop peu de malades ou des malades trop pauvres) sont ainsi des « laissées pour compte » de la recherche.
Comme ces grandes firmes possèdent la plupart des brevets, elles exercent des pressions importantes pour éviter que certains États ne développent leurs propres médicaments génériques. Mais des résistances de la part des États et des mouvements de protestation se développent contre ce type de stratégie commerciale mettant en jeu des vies humaines.
Exercice n°4
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