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Une croissance économique fluctuante : des politiques de soutien mises en place

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Dans un développement structuré, introduit et conclu, vous présenterez le caractère irrégulier de la croissance ainsi que les politiques économiques qui peuvent être mises en place pour soutenir l'activité économique.

Corrigé

Introduction
L'intervention de l'État en matière économique a toujours donné lieu à de nombreux débats entre les économistes et les hommes politiques. Les libéraux préconisent une intervention minimale de l'État. Les collectivistes pensent au contraire qu'une intervention importante de l'État résout de nombreux problèmes. Quant aux keynésiens, ils estiment qu'à certains moments cette intervention peut s'avérer très utile, notamment pendant les grandes crises économiques.
L'activité économique repose sur la production et la distribution de biens et de services. La croissance constitue l'augmentation régulière de cette production. Cette croissance n'est pas linéaire et demeure soumise à des fluctuations qualifiées de cycles économiques qui dépendent de facteurs multiples. Les États essayent d'agir par diverses mesures sur la croissance qui est devenue la préoccupation majeure des pouvoirs publics.
Après avoir montré le caractère irrégulier de la croissance, nous présenterons les différentes politiques pouvant être menées par les États pour soutenir l'activité économique.
I. Les fluctuations de la croissance économique
La croissance économique représente l'augmentation des richesses d'un pays sur une longue période. Elle correspond à un accroissement des quantités économiques globales (PNB, PIB…). C'est un élément déterminant de la puissance d'un État. Elle repose sur des éléments divers appelés « facteurs de croissance ». On distingue l'augmentation du travail, l'accroissement du capital, la hausse de la consommation, le maintien d'un niveau d'épargne permettant les investissements, le potentiel d'innovation, l'intervention de l'État dans la construction d'infrastructures ainsi que la nécessité d'une mentalité tournée vers le progrès.
La croissance n'est pas linéaire. Elle apparaît comme inégale et donne lieu à des cycles économiques. Les quatre phases du cycle  sont l'expansion (hausse de la production), la crise (problèmes rencontrés), la récession ou dépression (recul économique) et la reprise fondée sur des innovations technologiques (par exemple : vapeur, électricité, électronique, informatique). Les périodes durant lesquelles les échanges internationaux se développent et les périodes de paix qui favorisent ces mêmes échanges, génèrent une forte croissance.
Le recul de l'activité dépend de divers évènements : crise financière (1929), baisse de la demande, conflits sociaux, guerres (du Golfe), tensions internationales liées à l'instabilité de certaines régions (Proche-Orient), inflation, manque d'innovation, concurrence étrangère consécutive à la globalisation, fiscalité démotivante, conjoncture défavorable, problèmes structurels de l'industrie comme le textile, instabilité économique liée à des évènements conjoncturels (attentats du 11 septembre), intervention insuffisante des États dans l'économie.
Il existe plusieurs cycles analysés par les économistes en fonction de leur durée. Le cycle Kitchin se manifeste sur une durée de trois ans environ. Le cycle Juglar concerne les variations de l'activité économique sur 10 ans. Le cycle Kondratiev (30 à 40 ans) est le plus connu. Il repose sur l'apparition de technologies nouvelles (exemple : l'informatique aujourd'hui et les nouvelles énergies demain). Les trends ou « tendances », appelés « cycle Dupriez », sont des cycles longs. Ils durent environ un siècle.
Les gouvernements tentent de maîtriser la croissance en essayant de mener des politiques économiques adaptées.
II. Les politiques menées en faveur de la croissance
Elles peuvent prendre des aspects très divers et permettent aux gouvernements d'agir sur les facteurs de la croissance. Il peut s'agir de politiques conjoncturelles menées sur le court terme (aides aux entreprises en difficultés) ou de politiques structurelles qui s'attachent à réformer profondément le système (réforme de la fiscalité). Agir sur les facteurs de production relève de plusieurs politiques. Au niveau du capital, la politique industrielle oriente certaines activités dans des domaines très productifs dans lesquels le pays possède des avantages concurrentiels (par exemple, le luxe ou l'aéronautique pour la France). Le financement de la recherche développe l'innovation et la capacité à améliorer le processus de production et la qualité des produits, situation qui favorise les exportations. Améliorer le facteur travail relève d'une politique de formation qui passe par l'éducation. Elle a pour but de mettre à la disposition des entreprises des salariés compétents et qualifiés. La baisse des charges sociales a pour conséquence de réduire les coûts de production, ce qui rend nos produits plus compétitifs.
Agir sur la demande constitue un autre levier efficace de la croissance. En matière de demande interne, la politique d'aide aux ménages par la hausse de certaines prestations et allocations sociales permet de maintenir un niveau élevé de la demande et, par conséquent, de consommation qui implique la production. Dans le même ordre d'idée, la hausse du SMIC a pour effet d'augmenter le pouvoir d'achat des ménages. En matière de demande externe, l'État peut favoriser les exportations par des mesures diverses (fiscalité, financement, assurance, aide à l'innovation). La politique fiscale peut, par la réduction de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés, favoriser respectivement la consommation des ménages et inciter les entreprises à investir.
L'État intervient également par la législation économique qu'il impose aux acteurs de l'économie, afin de favoriser l'activité par des structures adaptées (création de la société par actions simplifiée, par exemple) ou pour susciter la concurrence en réglementant les concentrations ou en interdisant les ententes et les abus de domination. La politique menée en faveur du secteur public se traduit par des investissements massifs effectués dans les entreprises publiques (ESA, EDF, SNCF, filière du nucléaire). Elle a pour objectif de revitaliser certains secteurs de l'économie. Ajoutons que, par le passé, l'orientation de l'économie par une politique de planification menée à partir de 1945 a permis de soutenir la croissance.
La politique budgétaire de l'État rend possible une intervention dans beaucoup de secteurs par des aides ciblées ou par la multiplication de commandes publiques, voire de grands travaux (infrastructures). La politique de lutte contre l'inflation a pour but de stabiliser les prix, ce qui augmente le pouvoir d'achat et permet d'exporter des biens de moindre coût. La politique monétaire, menée au sein de l'Union par la Banque centrale européenne joue, à ce niveau, un rôle essentiel. La politique du crédit incite les ménages et les entreprises à consommer et à investir, ce qui stimule la production. Aujourd'hui, l'État dispose d'une marge de manœuvre très faible en ce domaine car la gestion du crédit par les établissements financiers est libre. Néanmoins, son influence peut se faire sentir par le biais de certains établissements publics ou semi-publics comme la Caisse des dépôts, par exemple.
Conclusion
Nous venons de montrer que la croissance était soumise à des fluctuations de nature et de durée très diverses et que l'État, notamment dans les moments de crise, tentait de maîtriser ce processus essentiel de l'activité économique.
Il n'en reste pas moins que l'internationalisation réduit les possibilités d'intervention des États moindre et augmente les risques de crise, à moins que certaines réformes du système libéral ne soient effectuées dans le cadre de l'OMC.
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