• Les thèses populationnistes développées par Vauban, Bodin ou Quesnay au xvie siècle mettent en avant le rôle de la croissance démographique dans la puissance d'un pays, la hausse de la population favorisant la production et la croissance économique (« il n'est de richesses que d'hommes » selon Bodin). Cette approche sera reprise par Esther Boserup dans les années 1960 avec la thèse de la pression créatrice.
À l'inverse, la logique malthusienne vise à contrôler le niveau de population, la pression démographique étant source de déséquilibre croissant.
À l'inverse, la logique malthusienne vise à contrôler le niveau de population, la pression démographique étant source de déséquilibre croissant.
• L'analyse de l'optimum de population vise à concilier ces deux approches : il s'agit d'évaluer le niveau à partir duquel la Terre est considérée comme surpeuplée, et donc le niveau maximal de population qu'elle peut supporter, en retenant les critères de revenus, d'espérance de vie, de prélèvements sur les ressources et de dégradations environnementales.
Alfred Sauvy préconise ainsi d'évaluer au cas par cas les pays puisque la corrélation entre croissance de la population et croissance du revenu par tête n'est pas probante. Si l'insuffisance de la population peut nuire au dynamisme d'un pays (cf. le cas de la France dans l'entre-deux-guerres), une pression démographique excessive peut aussi limiter la croissance du revenu par tête (cf. le cas des pays en développement).
Alfred Sauvy préconise ainsi d'évaluer au cas par cas les pays puisque la corrélation entre croissance de la population et croissance du revenu par tête n'est pas probante. Si l'insuffisance de la population peut nuire au dynamisme d'un pays (cf. le cas de la France dans l'entre-deux-guerres), une pression démographique excessive peut aussi limiter la croissance du revenu par tête (cf. le cas des pays en développement).