• Les effets pervers de l'action de l'État correspondent aux critiques classiques émises par les auteurs libéraux. L'interventionnisme accru de l'État engendrerait une progression incontrôlée des dépenses publiques et un accroissement des déficits publics, source de dette publique et d'effet boule de neige. De plus, ce déficit, financé par la hausse des prélèvements obligatoires ou de l'endettement, présenterait des effets d'éviction.
• L'injection artificielle de liquidités dans le circuit économique augmenterait le niveau d'inflation (origine monétaire de l'inflation selon Milton Friedman). La perte de compétitivité du pays serait alors inexorable dans une économie ouverte. L'influence des relances de l'État est, de plus, très limitée dans le temps (cf. les anticipations adaptatives et rationnelles).
• Enfin, une pression fiscale accrue au service de la redistribution dissuaderait les acteurs de se mobiliser pour la création de richesses et limiterait les recettes de l'État (cf. courbe de Laffer) en maintenant les individus dans l'assistanat (trappe à pauvreté et à inactivité).