• La prestation compensatoire a pour objet de rétablir un équilibre entre les disparités que le divorce a pu provoquer. Il peut s'agir du versement d'une somme d'argent, d'un abandon de biens (meuble, immeuble en pleine propriété, usufruit ou servitude d'habitation) ou du dépôt de valeurs mobilières dans les mains d'un tiers chargé d'effectuer des versements réguliers. Si la prestation prend la forme d'une rente indexée, le juge peut la réviser (uniquement à la baisse), la suspendre ou la supprimer.
• La rente dure la vie du créancier, les héritiers du débiteur sont tenus de la régler et peuvent demander au juge de la transformer en capital. Gages et cautions peuvent être imposés par le juge, nonobstant l'hypothèque légale. Depuis la loi du 11 juillet 1975, les comptables publics peuvent recouvrer eux-mêmes les prestations compensatoires. Depuis la loi du 27 mai 2004, la prestation compensatoire peut prendre une forme mixte (capital et rente), qui s'applique à toutes les formes de divorce.