Assistance scolaire personnalisée

Mercredi 30 juillet 2014. Bonjour > Se connecter
icone FicheFiche
ExercicesExercices
Icône de rechercheRechercher

La régulation de la fonction reproductrice

À la puberté, le tractus génital devient fonctionnel. Chez la femme comme chez l'homme, son fonctionnement est contrôlé par des mécanismes neuro-hormonaux.
Le fonctionnement de l'appareil génital, dont dépendent la production des gamètes et la gestation, est contrôlé par les hormones sexuelles : testostérone chez le mâle, œstrogènes et progestérone chez la femelle. Leur sécrétion, cyclique chez la femme et continue chez l'homme, dépend de boucles de régulation impliquant l'adénohypophyse et l'hypothalamus.
Exercice n°1
1. Quelles sont les fonctions des testicules ?
• À partir de la puberté, les testicules assurent une double fonction : d'une part la production des gamètes mâles (spermatozoïdes), d'autre part la sécrétion de l'hormone sexuelle mâle, la testostérone.
• La spermatogenèse se déroule dans les tubes séminifères tandis que la production de testostérone est assurée par les cellules interstitielles, ou cellules de Leydig, situées entre les tubes séminifères. Au cours de la spermatogenèse, des cellules diploïdes indifférenciées mais capables de se renouveler, les spermatogonies, s'engagent dans la différenciation en devenant des spermatocytes. Ces derniers subissent la méiose et donnent des spermatides haploïdes qui se différencient en spermatozoïdes mobiles lors de la spermiogenèse. Sur une coupe fine de testicule, il est possible d'identifier les différents stades de la spermatogenèse et les cellules interstitielles.
• Chez l'homme, environ 3 mL de sperme – mélange de spermatozoïdes et de sécrétions des glandes annexes – sont émis à chaque éjaculation avec une concentration moyenne de 100 millions de spermatozoïdes par mL, ce qui représente environ 300 millions de spermatozoïdes.
Exercice n°2Exercice n°3
2. Comment l'activité des testicules est-elle contrôlée ?
• La sécrétion de testostérone et la production des spermatozoïdes sont stimulées par deux gonadostimulines hypophysaires, FSH et LH. La production de ces hormones dépend elle-même de la sécrétion pulsatile de gonadolibérine, ou GnRH, une neurohormone hypothalamique.
• L'hypothalamus est un centre nerveux qui subit des influences du reste du système nerveux. Il permet ainsi la mise en relation entre environnement et reproduction.
• Le taux de testostérone est maintenu à un niveau sensiblement constant grâce à la rétroaction négative que cette hormone exerce sur l'axe hypothalamo-hypophysaire. Il en résulte un freinage de l'activité de ce complexe et, par conséquent, une baisse de la production des gonadostimulines puis de celle de la testostérone. À l'inverse, si la concentration de testostérone diminue, il y a production accrue de gonadostimulines. Le taux de testostérone ne varie ainsi que dans des limites étroites.
• De plus, par son action sur les cibles périphériques, l'hormone mâle est indispensable au bon fonctionnement du tractus génital, au maintien des caractères sexuels secondaires ainsi qu'à la spermatogenèse.
Exercice n°4Exercice n°5
3. Comment l'activité de l'appareil reproducteur se manifeste-t-elle chez la femme ?
• Chez la femme, l'appareil reproducteur a une activité cyclique qui se manifeste notamment au niveau des ovaires (cycle ovarien) et de l'utérus (cycle utérin).
• Le cycle ovarien comprend deux phases séparées par l'ovulation : la phase pré-ovulatoire, ou phase folliculaire, caractérisée par la croissance folliculaire et la phase post-ovulatoire, ou phase lutéale, caractérisée par la formation du corps jaune.
• Le complexe hypothalamo-hypophysaire contrôle l'activité des ovaires, notamment la maturation des follicules et le développement du corps jaune (luteus = jaune en latin). Il assure ainsi une production cyclique des hormones sexuelles, œstrogènes pendant la phase folliculaire et progestérone pendant la phase lutéale. En outre, un pic sécrétoire des gonadostimulines provoque l'ovulation, en moyenne tous les 28 jours.
• Les hormones sexuelles agissent sur l'utérus (myomètre et endomètre) en déterminant les transformations cycliques (phase de prolifération puis phase de sécrétion) qui le rendent apte à recevoir un éventuel embryon. Elles agissent également sur l'état de la glaire cervicale qui devient ainsi perméable aux spermatozoïdes au moment de l'ovulation.
Exercice n°6
4. Comment l'ovulation est-elle déclenchée ?
• Chez la femme, comme chez l'homme, le fonctionnement du tractus génital dépend surtout de l'axe hypothalamo-hypophysaire ; une sécrétion pulsatile de GnRH stimule la production des gonadostimulines FSH et LH.
• À chaque cycle, la FSH stimule la croissance folliculaire et la LH provoque donc la sécrétion d'œstrogènes. Lorsqu'un des follicules a atteint la maturité (follicule de Graaf), un pic sécrétoire de LH déclenche l'ovulation, c'est-à-dire la libération de l'ovocyte, et la reprise de sa méiose, bloquée en prophase I depuis la formation de l'ovaire bien avant la naissance. L'ovocyte est alors recueilli par le pavillon de la trompe tandis que les restes du follicule se transforment en corps jaune, véritable glande endocrine temporaire productrice de progestérone.
• Au cours du développement embryonnaire, quelque 6 millions d'ovocytes sont formés, mais les deux tiers disparaissent avant la naissance et il n'en reste plus que 300 000 à la puberté. Le plus souvent, un seul ovocyte est émis lors de l'ovulation. Au cours de la vie d'une femme, seulement 400 à 450 ovocytes seront donc disponibles pour la fécondation.
Exercice n°7
5. Quel est le déterminisme des cycles sexuels ?
• Le contrôle du cycle sexuel féminin dépend d'un servomécanisme. Au début du cycle, les œstrogènes, produits par les follicules ovariens, exercent une rétroaction négative sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, comme chez le mâle. Le taux d'œstrogènes augmente ainsi lentement. Toutefois, lorsqu'une concentration critique en œstrogènes est atteinte, la réponse de l'axe hypothalamo-hypophysaire aux hormones sexuelles s'inverse et la rétroaction devient positive. Il s'ensuit un pic de LH, qualifié de décharge ovulante, qui provoque l'ovulation. Ainsi, ce double système de rétroaction d'abord négative puis positive entretient l'activité cyclique de l'ovaire.
• Les oestrogènes produits provoquent la prolifération de la muqueuse utérine qui avait été éliminée à la fin du cycle précédent lors des règles. La progestérone, sécrétée par le corps jaune, provoque la phase de sécrétion de l'utérus et exerce une rétroaction négative sur l'axe hypothalamo-hypophysaire. En absence de nidation, le corps jaune dégénère, la progestérone chute et la partie superficielle de l'endomètre est éliminée (règles).
• Si un embryon s'implante dans l'utérus, de nouveaux mécanismes de régulation se mettent en place et permettent son maintien et son développement jusqu'à la naissance.
Exercice n°8
6. Qu'est-ce que la ménopause ?
• La ménopause correspond à l'arrêt définitif des cycles menstruels chez la femme, essentiellement en raison de la diminution de la réserve de follicules ovariens. Alors que chez le fœtus femelle il existe plusieurs millions de follicules, il n'en persiste que 300 000 environ à la puberté et quelques centaines à la ménopause. Les primates constituent une exception, car chez la plupart des autres mammifères, les ovaires restent fonctionnels jusqu'à la mort.
• Sur le plan hormonal, la ménopause s'accompagne d'une diminution de la sécrétion des œstrogènes et d'une augmentation de la sécrétion des gonadostimulines hypophysaires.
• L'âge moyen de la ménopause est 50-51 ans mais il existe de grandes variations individuelles. En outre, une stérilité physiologique liée au vieillissement de l'utérus se déclare généralement plusieurs années avant la ménopause.
À retenir

Le saviez-vous ?
Environ 3 mL de sperme sont émis à chaque éjaculation avec une concentration moyenne de 100 millions de spermatozoïdes par mL, soit au total 300 millions de spermatozoïdes.
© rue des écoles. Tous droits réservés.
Partager
Partager sur Tweeter