Assistance scolaire personnalisée

Mardi 29 juillet 2014. Bonjour > Se connecter
icone FicheFiche
ExercicesExercices
Icône de rechercheRechercher

La lignée humaine

La place de l'espèce humaine dans l'arbre phylogénétique du vivant se déduit, comme celle des autres espèces, de ses relations de parenté avec les espèces voisines, en l'occurrence les primates actuels et les fossiles.
Pour comprendre comment s'est faite l'évolution de l'homme depuis son ancêtre commun avec les grands singes – ce qu'il est convenu d'appeler l'hominisation  –, il faut identifier ce qui caractérise la lignée humaine et rechercher l'apparition de ces caractéristiques dans les formes fossiles. On peut ainsi déterminer à quelle période est apparu ou s'est transformé tel ou tel caractère. La comparaison avec nos plus proches parents évolutifs, les chimpanzés, permet ensuite de comprendre comment les deux lignées ont évolué depuis leur séparation.
1. En quoi l'homme et les grands singes sont-ils apparentés ?
• L'homme et les grands singes (chimpanzé, gorille) sont morphologiquement et anatomiquement plus proches entre eux qu'ils ne le sont des autres primates.
• Le caryotype de l'homme diffère de celui du chimpanzé par une paire de chromosomes (46 contre 48) mais on retrouve chez l'homme un chromosome résultant de la fusion de deux chromosomes présents chez le chimpanzé. En outre, 13 chromosomes sont identiques dans les deux espèces tandis que les autres chromosomes ne sont affectés que par des modifications d'ampleur limitée (additions, inversions de segments, etc.).
• Sur le plan moléculaire, on estime à quelque 98 % l'identité génétique des deux espèces.
• Ces similitudes révèlent une parenté étroite ; les deux lignées se seraient en effet séparées de leur ancêtre commun il y a 7 à 10 millions d'années.
Exercice n°1Exercice n°2
2. Quels sont les critères d'appartenance à la lignée humaine ?
• La lignée humaine est caractérisée par trois séries de caractères apparus successivement : la bipédie, le développement du cerveau (marqué par l'augmentation du volume crânien au détriment de la face) et l'existence de productions culturelles (outils, gravures, peintures rupestres, etc.). Un fossile qui présente au moins un de ces caractères appartient à la lignée humaine – c'est un homininé – mais n'est pas forcément un ancêtre direct de l'homme actuel.
• De nos jours, la lignée humaine est représentée par la seule espèce Homo sapiens mais elle a été précédée au cours de son évolution par de nombreuses espèces fossiles d'homininés (Homo erectus, Homo habilis) et, plus anciennement encore, par un autre genre, Australopithecus, qui a comporté lui aussi de nombreuses espèces.
• On suppose que la bipédie, en libérant la main, a permis chez les premiers homininés un développement de l'habileté manuelle et a favorisé en retour le développement psychomoteur et la capacité à fabriquer des outils.
• L'évolution de la lignée humaine, commencée il y a environ 7 à 10 millions d'années, a été rapide à l'échelle des temps géologiques.
Exercice n°3
3. Quels sont les caractères squelettiques spécifiques de la lignée humaine ?
• L'acquisition la plus précoce qui différencie l'homme des autres hominidés, comme les grands singes, et caractérise les homininés est la bipédie. Le chimpanzé utilise en effet ses quatre membres pour se déplacer au sol (marche quadrupède) et dans les arbres (brachiation).
• La bipédie est liée à diverses modifications du squelette qui permettent de caractériser les homininés et de les distinguer par exemple de leur plus proche parent, le chimpanzé. Ces transformations sont :
– une modification de la colonne vertébrale (quatre courbures au lieu d'une seule) ;
– une réduction de la longueur des membres antérieurs par rapport aux membres postérieurs qui s'allongent et deviennent verticaux ;
– un raccourcissement et un élargissement du bassin (insertions des muscles anti-gravité) ;
– un déplacement de l'axe de l'articulation du fémur (jambe verticale) ;
– un déplacement vers l'avant du trou occipital (chez l'homme : position antérieure du trou occipital à la base du crâne rendant l'axe tronc-tête perpendiculaire à l'axe visuel ; chez le chimpanzé : position postérieure du trou occipital plus proche de celle des quadrupèdes).
La figure ci-dessous localise les principales différences entre les squelettes des deux primates.
Exercice n°4
4. Que signifie le terme d'évolution humaine buissonnante ?
• Même si l'homme actuel descend d'un ancêtre commun partagé avec les grands singes, la lignée humaine, comme les autres, n'a pas évolué linéairement. À chaque étape, l'évolution, totalement imprévisible en raison du caractère aléatoire des mutations et des conditions écologiques, a pu prendre des directions diverses.
• Les nombreux fossiles d'homininés et les traces de leur activité, découverts au hasard des fouilles, ne représentent donc pas nécessairement une succession d'espèces descendant les unes des autres. Ces fossiles peuvent aussi bien être des ancêtres de l'homme actuel que des représentants de branches disparues depuis. Quelques uns d'entre eux présentent d'ailleurs des états primitifs de certains caractères tels que la mandibule. Une autre preuve de cette évolution buissonnante est la coexistence de différentes espèces d'homininés pendant de longues périodes, comme par exemple les australopithèques et Homo habilis ou l'homme de Néanderthal et l'homme actuel.
• Ainsi, l'arbre phylogénétique des homininés ressemble plus à un buisson avec de multiples branches qu'à une simple succession linéaire de formes descendant les unes des autres.
Exercice n°5Exercice n°6
5. Quels sont les principaux représentants fossiles de la lignée humaine ?
• On regroupe les nombreux restes fossiles appartenant à la lignée humaine (homininés) en deux genres principaux, Australopithecus et Homo.
• Les australopithèques, dont on découvre des fossiles de plus en plus âgés, sont les plus anciens primates présentant des caractères squelettiques caractéristiques de la bipédie et sont donc les plus anciens homininés (−5 Ma à −1 Ma).
• Les espèces du genre Homo possèdent, en outre, des caractères dérivés crâniens (augmentation du volume cérébral et réduction de la face) et leurs fossiles sont associés à une industrie lithique. Les plus anciens d'entre eux sont les Homo habilis, datés de −2,5 Ma et uniquement connus en Afrique. Homo erectus, apparu en Afrique il y a environ 1,5 Ma, a colonisé l'ancien monde et pourrait être l'ancêtre de l'homme de Néanderthal, un Homo sapiens archaïque disparu sans descendance il y a environ 40 000 ans. L'espèce humaine actuelle, Homo sapiens sapiens, serait apparue il y a 100 000 à 200 000 ans en Afrique ou au Proche Orient et a, depuis, colonisé toute la planète.
Exercice n°7Exercice n°8
À retenir

Le saviez-vous ?
L'homme et le chimpanzé – espèce la plus proche de la nôtre sur l'arbre phylogénétique du vivant – descendent d'un ancêtre commun ayant vécu il y a 7 à 10 millions d'années. Aujourd'hui, le genre Homo ne compte plus qu'une seule espèce – Homo sapiens  –, dont la forme actuelle est apparue il y a 100 000 à 200 000 ans.
© rue des écoles. Tous droits réservés.
Partager
Partager sur Tweeter