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Méthodologie pour l'épreuve de Sciences économiques et sociales, série ES

I. La dissertation

1. Analyse du sujet
• Le sujet pose une question et votre objectif doit être d'y répondre avec le maximum de précision. Vous devez, dans un premier temps, élaborer une problématique : celle-ci ne vous est pas donnée par le sujet. Il s'agit de construire le cheminement que va emprunter votre réponse.
L'analyse du sujet est donc une étape capitale. Il s'agit de cerner le sujet, tout le sujet, c'est-à-dire de comprendre quelles sont ses attentes et ses limites.
• Pour analyser le sujet, procédez en trois temps :
  • lisez attentivement le libellé ;
  • faites l'analyse des mots-clés ;
  • reformulez le sujet de façon à mettre en évidence les enjeux sous-jacents à la question posée.
• Pour commencer, n'hésitez pas à recopier le sujet au centre d'une feuille de brouillon et à écrire tout autour les idées que vous pouvez y associer.
• Parmi les mots-clés du sujet, vous pouvez distinguer :
  • termes économiques et sociologiques qui délimitent le champ thématique ;
  • mots-frontières qui indiquent le cadre spatio-temporel ;
  • verbes consignes qui précisent la nature du travail demandé.
2. Élaboration du plan
• Le plan de votre devoir est évidemment largement lié à la problématique que vous avez choisi d'adopter. Il peut s'agir d'un plan analytique, qui distingue les faits, les causes et les conséquences du phénomène que vous étudiez ; ou d'un plan dialectique qui opposera des points de vue portant sur la question proposée.
• Pour nourrir votre plan, vous devez chercher des éléments d'argumentation dans vos connaissances et dans les documents proposés. En ce qui concerne l'utilisation du dossier documentaire, il importe d'éviter deux écueils :
  • les documents ne doivent pas borner votre réflexion et vous pouvez faire appel à des connaissances auxquelles ils ne font pas allusion. Il faut cependant vérifier que ces apports sont cohérents avec le cadre du sujet. Il paraît cependant imprudent d'ignorer complètement la totalité des documents ;
  • il faut, à tout prix, éviter la solution de facilité qui consiste à ne faire qu'un commentaire détaillé des documents sans que ce commentaire s'inscrive dans une démarche de réflexion analytique globale.
• Les documents, le plus souvent, comportent de nombreuses données chiffrées : un élève de Terminale ES doit savoir les utiliser, même si l'interdiction de la calculatrice vous contraint à un traitement mathématique relativement sommaire de ces données.
3. La rédaction
• Rédigez l'introduction et la conclusion au brouillon mais seulement après avoir construit votre plan détaillé, quand vous aurez une vision claire de la problématique que vous voulez développer.
• Soignez particulièrement votre introduction car elle correspond au premier contact du correcteur avec votre copie. Pensez qu'elle doit éveiller sa curiosité et préparer le développement. Vous pouvez commencer votre introduction par une accroche tirée de l'actualité ou d'exemples en liaison avec le sujet. Vous pouvez aussi utiliser une brève citation ou encore, quand le sujet s'y prête, mettre en évidence une contradiction entre les faits et la théorie.
• Le développement doit être rédigé directement sur la copie, sans utiliser de brouillon. Vous devez être particulièrement attentif à la rédaction des « chapeaux introductifs » au début de chaque partie et aux transitions entre ces parties.
• Dans votre conclusion, vous devez exposer le résultat de la démonstration que vous avez menée et vous pouvez ouvrir le débat en situant le sujet dans une perspective plus large.

II. L'épreuve composée

Cette épreuve comporte trois parties pour lesquelles les exigences sont, à chaque fois, spécifiques. La notation est décomposée, ce qui peut paraître plus « rassurant » qu'une note attribuée globalement. Cependant, il est important de « traquer » les points en soignant particulièrement la qualité et la précision de la formulation, surtout dans la 1re et la 2e parties.
1. 1re partie : mobilisation des connaissances
• Cette partie demande au candidat de répondre à 2 questions renvoyant explicitement au programme d'enseignement obligatoire. Il s'agit donc de questions de cours qui exigent de bien maîtriser les contenus.
• La forme des réponses (clarté, définition des concepts, style, etc.) doit faire l'objet d'un soin particulier et le volume de réponse est restreint. Même s'il n'y a pas de consigne officielle de volume, on peut considérer que chaque réponse doit, sauf exception, tenir en une page d'écriture manuscrite.
• Cette première partie est notée sur 6 points (2 × 3), soit un petit tiers de la note globale.
2. 2e partie : étude d'un document
• Cette partie de l'épreuve a pour but de vérifier la maîtrise méthodologique du candidat. Face à un document factuel (qui ne comporte donc pas de jugement), sous la forme d'un tableau statistique, d'un graphique et, semble-t-il plus rarement d'après les instructions officielles, d'un texte.
• Vous devez présenter le document, c'est-à-dire définir les instruments qu'il utilise (notamment les instruments statistiques), en préciser la source et le champ et en extraire quelques informations pertinentes permettant de répondre à la question posée.
Le fait de ne pas pouvoir disposer d'une calculatrice n'interdit pas cependant de calculer des ordres de grandeurs permettant de préciser l'analyse.
• Cette 2e partie est notée sur 4 points.
3. 3e partie : raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire
• La 3e partie, notée sur 10 points, est évidemment stratégique. Le libellé du sujet ne suggère pas de problématique ni de plan-type. C'est donc à vous de construire le parcours d'argumentation et de l'organiser de manière ordonnée.
• La réponse doit comporter une introduction, un développement et une conclusion, donc présenter globalement les arguments, ensuite les exposer de manière explicite et enfin, en synthétiser les apports.
• Vous devez vous appuyer sur vos connaissances personnelles mais aussi sur une exploitation sélective des documents. Ici aussi, le piège serait de se borner à un commentaire des documents en oubliant la question posée.
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