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Les mutations de l'industrie française

Énoncé

Les mutations de l'industrie française
Document 1
Les espaces industriels français
Document 2
La reconversion réussie du Nord-Pas-de-Calais
« La région revient de loin. En quelques décennies, elle a dû encaisser la disparition de l'industrie charbonnière, la plongée de la sidérurgie et la débâcle du textile, trois secteurs sur lesquels elle avait bâti sa puissance. Le déclin est aujourd'hui enrayé. Le passé industriel du Nord-Pas-de-Calais et son emplacement privilégié au cœur de l'Europe ont joué en sa faveur. Les grands constructeurs automobiles se sont installés dans les régions minières et sidérurgiques […]. Le transport est en pleine expansion : 13 millions de tonnes de marchandises ont transité par le tunnel sous la Manche en 1999 ; le trafic de conteneurs explose à Dunkerque comme dans les ports fluviaux […]. On assiste à Lille et à Valenciennes à une montée en puissance des technologies de l'information et de la communication, qui emploient aujourd'hui plus de 29 000 salariés. »
J.-P. Dufour, Le Monde, 30 décembre 2000

Document 3
Paris-La Défense, le premier technopôle en France
« À partir de la Défense, à l'ouest de Paris, et vers la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, s'est construite une telle concentration de centres de recherche, d'universités et de grandes écoles que l'on peut parler de Silicon Valley française. Ici fonctionnent en réseau la recherche fondamentale, la recherche-développement et l'industrie, la recherche publique et la recherche privée, le civil et le militaire, les grands groupes industriels et des centaines de PME. […] Autour, s'est formé un complexe militaro-industriel qui relie nucléaire, aérospatiale, électronique, informatique associant les groupes industriels Thomson, Alcatel, Dassault […]. De nombreuses voies de communication dont l'autoroute A86, la Francilienne, l'A10 permettent de relier les différents sites. »
J. Scheibling, L'Industrie, Documentation photographique, décembre 1999

Questions
Documents 1 et 2
Où étaient localisées les anciennes régions industrielles françaises et quels étaient leurs principaux secteurs d'activité (trois réponses sont attendues) ?
Document 3
Relevez trois éléments caractérisant un technopôle.
Documents 1, 2 et 3
Citez trois facteurs de localisation déterminant aujourd'hui l'implantation d'activités industrielles nouvelles.
Paragraphe argumenté
À partir des informations extraites des documents et de vos connaissances personnelles, vous rédigerez un paragraphe argumenté d'une vingtaine de lignes montrant les mutations de l'industrie française et leurs conséquences sur la localisation des espaces industriels.

Corrigé

Questions
Documents 1 et 2
Les anciennes régions industrielles françaises étaient localisées au nord-est du pays, notamment dans l'agglomération parisienne et la basse vallée de la Seine, dans le sillon rhodanien et dans les régions du Nord et de l'Est. Industrie charbonnière, sidérurgie et textile étaient les activités principales.
Document 3
Un technopôle se caractérise par l'association de la recherche fondamentale de la recherche-développement et de l'industrie.
Documents 1, 2 et 3
Les facteurs de localisation des industries nouvelles sont un cadre attractif (mer et soleil), l'ouverture européenne et la connexion aux réseaux de transports, ainsi que la présence de technopôles.
Paragraphe argumenté
Comme les autres pays industrialisés, la France a connu au cours des dernières décennies une mutation de ses activités industrielles dans un cadre général de désindustrialisation.
Les activités industrielles héritées de la première révolution industrielle (exploitations minières, sidérurgie, textile) ont peu à peu disparu, laissant derrière elles friches industrielles et chômage. Il était devenu beaucoup moins coûteux d'importer ces produits que de les fabriquer en France. Des activités comme l'automobile ou la construction navale ont elles aussi connu une forte baisse d'effectifs mais, en misant sur l'innovation, elles sont en meilleure santé aujourd'hui. Cependant, de grands « sites historiques » de ces productions ont définitivement disparu (Renault Billancourt, par exemple), et une partie des productions ont été délocalisées à l'étranger. Ce sont les industries de pointe qui sont aujourd'hui en meilleure santé, ainsi que le secteur agroalimentaire du fait de la puissance agricole française. Airbus ou Ariane Espace, réalisations européennes orchestrées par les Français, sont la vitrine de cette technologie française qui s'exporte. Ces « nouvelles » industries n'ont pas les mêmes besoins que les anciennes : une main-d'œuvre moins nombreuse mais plus qualifiée, des connexions à la route et aux aéroports plus qu'au rail, l'indépendance par rapport aux besoins en énergie (l'électricité est disponible partout et circule rapidement) qui permet de rechercher des sites agréables, ensoleillés par exemple. Elle s'appuie beaucoup sur la recherche (technopôles).
Cela a entraîné une évolution des localisations industrielles, même si les 3/4 des emplois industriels sont toujours situés à l'est de la ligne Le Havre-Marseille. Les régions du Sud et de l'Ouest sont sous-industrialisées mais attractives car elles allient technopôles et cadre de vie attrayant. Au contraire, les régions du Nord et de l'Est gardaient une image négative de « pays noirs » sinistrés par la crise des industries anciennes. Cette image évolue à son tour : la mégalopole européenne toute proche et l'ouverture sur l'axe rhénan sont des atouts importants pour ces régions qui voient à présent de grandes entreprises s'y implanter.
La transformation de l'espace industriel français a donc accompagné la modernisation de notre industrie.
© rue des écoles. Tous droits réservés.
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