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Les mutations de l'agriculture française

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Les mutations de l'agriculture française
Document 1
Les transformations de l'agriculture française entre 1950 et 2008
« 

1950-1955
2005-2008
Surface agricole utilisée (en millions d'hectares)
34,407
29,366
Parc de tracteurs (en millions d'unités)
0,505
1,176
Rendements du blé (en quintaux par hectare)
18
73
Nombre d'agriculteurs (en millions)
6,136
1,020
 »
Sources : Bimagri HS n°22, janvier 2009 ; Jean-François Eek, La France dans la nouvelle économie mondiale, Paris, P.U.F., 2006, p. 212 ; Arvalis-Institut du végétal ; INSEE ; AGRESTE

Document 2
Les mutations de l'agriculture bretonne
« La Bretagne et les Pays de la Loire détiennent, derrière l'Aquitaine et la Champagne-Ardenne, les troisième et quatrième rangs parmi les 22 régions de programme pour la valeur globale de leur production […]. Reposant essentiellement sur l'élevage des bovins, mais aussi sur celui des porcins et sur l'aviculture(1), leur puissance agricole leur a donné une importance majeure en Europe […]. D'ailleurs le paysage de ces régions, naguère(2) marqué par l'omniprésence du bocage, a été complètement transformé grâce à l'arrachage des haies, la multiplication des élevages hors sol et l'édification de multiples bâtiments nouveaux à usage d'habitation ou d'exploitation agricole. »
Source : J-F Eek, La France dans la nouvelle économie mondiale, Paris. P.U.F., 2006

Document 3
La spécialisation des régions agricoles
Questions
Document 1
Comment évoluent les rendements et le nombre d'agriculteurs depuis les années 1950 ?
Documents 1 et 3
Relevez trois éléments qui expliquent que l'agriculture est de plus en plus productive.
Documents 2 et 3
Relevez trois conséquences des mutations de l'agriculture sur les paysages et l'environnement.
Paragraphe argumenté
À partir des informations extraites des documents et de vos connaissances personnelles, vous rédigerez un paragraphe d'une vingtaine de lignes montrant que l'agriculture française a connu d'importantes mutations depuis les années 1950.
(1)Aviculture : élevage des volailles.
(2)Naguère : autrefois.

Corrigé

Questions
Document 1
Depuis les années 1950, le nombre d'agriculteurs a considérablement baissé, ils étaient plus de 6 millions en 1950-1955 et ils ne sont qu'un million en 2005-2008. Malgré la baisse des effectifs, les rendements ont augmenté. Les rendements de blé étaient de 18 quintaux par hectare en 1950-1955, en 2005-2008, ils sont de 73 quintaux par hectare.
Documents 1 et 3
L'agriculture française est de plus en plus productive. Cette performance a été rendu possible grâce à une forte mécanisation, par exemple le parc de tracteurs a été multiplié par deux en cinquante ans. De plus, l'irrigation et l'utilisation des engrais permettent d'augmenter les rendements. Enfin, les régions françaises sont de plus en plus spécialisées : cultures fourragères et élevage hors sol en Bretagne, culture des céréales dans la Beauce, fruits, légumes et fleurs en Provence. La spécialisation des régions agricoles s'adapte aux conditions naturelles, ce qui rend l'agriculture encore plus productive.
Documents 2 et 3
Les mutations de l'agriculture française ont eu des conséquences sur les paysages et l'environnement. Ainsi, le bocage a été transformé à cause du remembrement (arrachage des haies) et a laissé place à des champs ouverts. De nombreux bâtiments ont été construits, notamment pour les élevages hors sol, l'aviculture par exemple. Concernant l'environnement, la forte utilisation des engrais chimiques a entraîné la pollution des terres et des sols.
Paragraphe argumenté
La France est un pays traditionnellement agricole et aujourd'hui elle est devenue grâce à des mutations profondes après 1945 la première puissance agricole de l'Union européenne. Quelles mutations l'agriculture française a-t-elle connu depuis 1945 ? Depuis l'après-guerre, la production agricole française a fortement augmenté. Elle se situe au 1er rang dans l'UE et au 6e rang mondial. Dans de nombreuses régions françaises des agriculteurs ont développé des méthodes productivistes : usage massif d'engrais, de pesticides, d'eau pour l'irrigation et de semences sélectionnées. Les rendements agricoles ont ainsi considérablement augmenté passant pour le blé de 18 quintaux par hectare en 1950 à 73 quintaux aujourd'hui. Avec la mécanisation, le nombre d'agriculteurs a baissé passant de plus de 6 millions en 1950 à 1 million aujourd'hui et, dans le même temps, le nombre d'exploitations a diminué mais leur taille moyenne a augmenté. Enfin, les régions françaises se sont spécialisées dans une production précise pour plus d'efficacité. Ainsi, le Bassin parisien est devenu une région de cultures à dominante céréalière et l'Ouest s'est spécialisé dans l'élevage des bovins, des porcins et dans l'aviculture. Cependant, le passage à une agriculture productiviste ne s'est pas fait sans conséquences négatives. Ces méthodes permettent de produire plus mais elles dégradent profondément l'environnement naturel et sont parfois dangereuses pour le consommateur. L'utilisation des engrais par exemple pollue à la fois les sols et les eaux. L'épandage du lisier en Bretagne entraîne la pollution des nappes phréatiques et des rivières ce qui provoque le développement des algues vertes sur les littoraux. De plus, les paysages ont été profondément transformés avec le remembrement et la multiplication des élevages hors sol. Depuis quelques années pourtant, des procédés sont mis en œuvre pour réduire la pollution. Certains agriculteurs commencent à adopter des pratiques qui respectent davantage l'environnement (agriculture biologique ou agriculture raisonnée), mais ils sont encore peu nombreux.
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