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Les mobilités de la population Française

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Les mobilités de la population française

Document 1
La mobilité résidentielle
« […] La mobilité résidentielle augmente, elle aussi, mais plus modestement. 12 % de la population a déménagé en moyenne chaque année entre 1999 et 2004, contre 11,3 % de 1990 à 1999. […] Les raisons pour déménager diffèrent selon qu'il s'agit de courte ou de longue distance. En 2002, 48 % des déplacements de plus de 25 km avaient une origine professionnelle. Les déménagements de courte distance sont surtout liés aux conditions de logement et aux évènements familiaux. Passer d'une chambre étroite à un vrai studio pour un jeune qui trouve un emploi, accéder à un logement avec une chambre pour enfant pour un couple en passe d'en avoir un, etc. Les déménagements sur longue distance sont plus souvent dus aux études ou à la vie professionnelle. Les jeunes sont logiquement les plus mobiles dans le cadre de leur formation. […] Les actifs du haut de l'échelle sociale sont aussi plus mobiles. Ils ont les moyens financiers du déménagement et ils sont moins dépendants d'un point de vue matériel du réseau familial proche (garde des enfants, par exemple). Pour une partie des cadres cette mobilité est d'ailleurs l'un des vecteurs de promotion hiérarchique et elle est partie intégrante du mode de vie de certaines professions. […] »
Alternatives économiques, hors série n° 69, 2006

Document 2
Variations annuelles de population dues au solde migratoire (1999-2005)
Zoom
Les mobilités de la population Française - illustration 1
INSEE, Le Petit Atlas de la France, E. Dupaquier et C. Voyer, 2006.
Document 3
Les variations annuelles de la population entre les différents types d'espaces
Zoom
Les mobilités de la population Française - illustration 2
Source : http://www.insee.fr/fr/themes/document, consulté le 1er décembre 2009.
Questions
Document 1
À l'aide du document, expliquez ce que veut dire « la mobilité résidentielle ».
Document 2
1. Où sont situées les régions françaises les plus attractives ? Citez une région concernée.
2. Où sont situées les régions françaises qui perdent le plus de population ? Citez une région concernée.
Document 3
1. Dans quels types d'espaces s'installe en priorité la population française ?
2. Quel type d'espace connaît la plus forte croissance entre l999 et 2006 ?
Documents 1, 2 et 3
1. Quelles sont les raisons et les conséquences des déménagements de longues distances ?
2. Quelles sont les raisons et les conséquences des déménagements de courtes distances ?
Paragraphe argumenté
À partir des documents et de vos connaissances, vous présenterez, dans un paragraphe d'une vingtaine de lignes, les mobilités de la population française : les déplacements, leurs raisons et leurs conséquences.

Corrigé

Questions
Document 1
Selon l'article d'Alternatives économiques, on parle de « mobilité résidentielle » pour des personnes qui déménagent et changent de résidence principale. Cette mobilité peut s'effectuer sur une courte ou une longue distance et peut avoir plusieurs origines (déménagements pour raisons professionnelles, pour poursuivre des études ailleurs, pour avoir un logement plus grand par exemple).
Document 2
1. Selon la carte du document 2 (traitant du solde migratoire des régions françaises entre 1999-2005), les régions qui ont le plus fort solde migratoire sont situées au Sud et à l'Ouest de la France. Elles forment un arc attractif entre la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Bretagne en passant par le Languedoc-Roussillon, la région Midi-Pyrénées…
2. À l'inverse, les régions qui perdent le plus de population sont situées au Nord et au Centre de la France : la variation annuelle de leur population est comprise entre 0 et 0,4 % (doc. 2). C'est le cas des régions Lorraine ou Nord-Pas-de-Calais, mais aussi de la région Île-de-France.
Document 3
1. Entre 1982 et 1999, la population française s'est installée en priorité dans les pôles urbains, ou dans les zones périurbaines. Ainsi, selon le document 3, 177 245 personnes se sont installées dans un pôle urbain entre 1999 et 2006, pour 161 685 personnes en zone périurbaine.
2. C'est l'espace rural, pourtant moins attractif que les pôles urbains ou la zone périurbaine, qui connaît la plus forte croissance entre 1999 et 2006 : la variation annuelle de sa population augmente de 70 372 habitants par rapport à la période 1982-1999. Cependant, avec une augmentation de leurs variations annuelles de 60 604 habitants par rapport à la période précédente, les pôles urbains connaissent également une forte croissance.
Documents 1, 2 et 3
1. Selon le document 1, « en 2002, 48 % des déplacements de plus de 25 km avaient une origine professionnelle » ou étaient dus aux études, ce qui reste vrai aujourd'hui. Ce sont donc les jeunes et « les actifs du haut de l'échelle sociale » (pour des raisons de promotion professionnelle) qui sont « les plus mobiles ». Ces déménagements de longue distance participent à l'augmentation de la population des régions du sud et de l'ouest de la France (arc attractif), et en particulier de la population des villes et zones périurbaines de ces régions qui connaissent une réelle croissance au détriment des régions du nord (doc. 2 et 3). Cette situation peut entraîner à terme des déséquilibres démographiques entre les régions françaises.
2. Les déménagements de courte distance sont plutôt dus aux modifications des conditions de vie qui encouragent les personnes à changer de taille de logement (doc. 2 : « Passer d'une chambre étroite à un vrai studio pour un jeune qui trouve un emploi, accéder à un logement avec une chambre pour enfant pour un couple en passe d'en avoir un… »). Ces déménagements peuvent avoir lieu à l'intérieur d'un même pôle urbain, mais aussi vers la zone périurbaine, ou vers la campagne proche où il y a plus d'espace, et où les logements, plus grands, sont à des prix plus abordables. La conséquence principale de ces migrations internes est le phénomène d'étalement urbain : l'espace des villes gagne sur celui des campagnes environnantes.
Paragraphe argumenté
En France comme dans la plupart des pays développés, les migrations intérieures s'intensifient. Les Français sont de plus en plus mobiles. Les déplacements sont de plusieurs types : ils peuvent être exceptionnels dans le cas de la mobilité résidentielle (déménagement vers une nouvelle résidence principale), ou au contraire journaliers dans le cadre des migrations pendulaires entre le logement et le lieu de travail.
La mobilité actuelle de la population française suit certaines tendances. À l'échelle du pays, ce sont les régions du Sud et de l'Ouest de la France qui constituent un arc attractif pour les migrations, alors que les régions du Nord et du Centre ont davantage tendance à perdre de la population. À une échelle plus locale, ce sont principalement les pôles urbains, et en particulier les plus grandes villes qui gagnent le plus de population. On constate en effet des migrations de population des petites villes ou des villes moyennes vers les métropoles plus importantes. À l'inverse, une partie de la mobilité résidentielle se fait des villes vers les zones rurales périurbaines, mais également (dans une moindre mesure) vers l'espace rural un peu plus éloigné. En revanche, en France, l'exode rural (des campagnes vers les villes) est terminé depuis les années 1960.
Les raisons de ces déplacements sont multiples. Les déplacements de courte distance sont le plus souvent dus à des changements de conditions de vie qui encouragent les personnes à accéder à un logement de taille différente (premier ou nouvel emploi mieux rémunéré, besoin d'une chambre supplémentaire pour la naissance d'un enfant ou au contraire recherche d'un logement plus petit et plus pratique pour les personnes âgées…). Les zones périurbaines ou rurales, moins chères que les centres-villes, permettent aux classes moyennes un accès à une maison individuelle avec jardin. À l'inverse, certains Français préfèrent le mode de vie des centres-villes, plus chers, mais qui ont un plus grand nombre de services de tous types et une vie culturelle plus active. Beaucoup de déplacements de longue distance sont faits pour des raisons professionnelles, en particulier chez les cadres et actifs ayant des responsabilités importantes et pour qui la mobilité est souvent liée aux promotions. Il en va de même pour les étudiants qui n'hésitent plus à changer de ville ou de région pour suivre leur formation. Dans ce contexte, l'attractivité des régions du sud de la France peut se comprendre : on y trouve en effet beaucoup de pôles universitaires réputés, d'emplois hautement qualifiés dans les industries de haute technologie ou dans les technopoles et les centres de recherche. Le climat agréable attire également des retraités (phénomène d'héliotropisme, c'est-à-dire d'attractivité des régions ensoleillées).
Les différentes mobilités de la population française ont des conséquences sur l'espace et l'aménagement du territoire. La métropolisation (attractivité des plus grandes métropoles pour les hommes et les activités) et l'expansion des zones résidentielles ou des zones d'activité dans l'espace périurbain provoquent un phénomène d'étalement urbain (expansion de la superficie des villes). Ce dernier entraîne une multiplication des migrations pendulaires et une saturation des infrastructures de transport auxquelles les collectivités locales doivent faire face. Malgré un mouvement de retour vers l'espace rural proche, beaucoup de campagnes se sont vidées au profit des villes (plus de 70 % des Français vivent en ville) ce qui pose problème pour la gestion des paysages ruraux (par exemple le retour des zones en friche). L'attractivité des régions du Sud et de l'Ouest de la France peut également entraîner des déséquilibres régionaux. Les régions du Nord et du Centre perdent de la population et des activités au profit du Sud. Cependant, les régions du Sud voient aussi leur population vieillir car elles n'attirent pas uniquement des actifs mais aussi des retraités. Cette situation aussi doit être gérée par les collectivités locales.
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