Assistance scolaire personnalisée

Jeudi 28 août 2014. Bonjour > Se connecter
Icône de rechercheRechercher

Lexique

procédé comique
• On distingue différents types de comique, selon les procédés utilisés.
Tombera ? tombera pas ? Verra ? verra pas … le comique de situation repose toujours sur un « piège » dans lequel un personnage au moins doit tomber. Le rire naît du bonheur de cette catastrophe différée. Telle est la situation de base, que l'auteur travaille ensuite à son gré, au moyen du quiproquo, de la péripétie, du coup de théâtre. Ainsi, dans le Tartuffe de Molière, Orgon est caché sous la table pendant que Tartuffe fait la cour à sa femme.
• Un avare, un misanthrope, un malade imaginaire ne sont pas comiques en soi. Pourtant, ils le deviennent quand ce trait de caractère devient une folie qui les aveugle et fait d'eux des proies faciles. C'est ce que l'on appelle le comique de caractère. Le naïf Orgon, par exemple, sort de sous la table où il s'était caché et, au lieu de chasser Tartuffe de chez lui, s'attendrit de nouveau à ses discours.
• Le comique de gestes fait la part belle à la mimique, à la grimace, à l'exubérance gestuelle. On pense à l'infatigable acteur Roberto Begnini, à la virtuosité du Charlot ouvrier des Temps modernes, à la légèreté acrobatique de Buster Keaton… Molière, dit-on, cabriolait sur scène. Le comique de gestes est « transformiste » : on rit de voir le corps de l'acteur s'aplatir, s'allonger, diminuer, s'envoler, s'élargir, comme une matière plastique ou une silhouette de dessin animé.
• Mots déformés ou tronqués, alliance de mots, réparties qui font mouche, tels sont les ressorts du comique de mots. Don Carlos, dans Hernani de Hugo, évoque ainsi les rendez-vous galants de dona Sol :
«  La belle adore
Un cavalier sans barbe et sans moustache encore
Et reçoit tous les soirs, malgré les envieux,
Le jeune amant sans barbe à la barbe du vieux.  »

© rue des écoles. Tous droits réservés.
Partager
Partager sur Tweeter