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Comment l'entreprise crée-t-elle de la valeur ?

Introduction

À travers la production qu'elle réalise, l'entreprise crée de la valeur en mobilisant des moyens techniques, des ressources naturelles et des compétences humaines. En retour, ces « facteurs de production » reçoivent une contrepartie monétaire pour leur contribution à l'acte productif. Le partage de cette valeur créée par l'entreprise entre les différents acteurs peut donner lieu à des tensions entre les détenteurs du capital (les actionnaires) et les salariés, qui ont apporté leur travail.
1. Quelles ressources l'entreprise doit-elle mobiliser pour créer de la valeur ?
• Pour produire un bien ou un service susceptible d'être vendu sur le marché, l'entreprise doit rassembler des moyens : elle a besoin de matières premières, d'énergie, d'emballages, de produits semi-finis… Ces éléments sont appelés « consommations intermédiaires » (ou capital circulant) car ils disparaissent ou sont incorporés dans le bien ou le service produit.
• L'entreprise doit aussi disposer de biens d'équipement durables (bâtiment, terrains, machines, ordinateurs, camions, tracteurs, mobilier etc.) qu'on range sous l'appellation « capital fixe ».
• L'entreprise utilise aussi des ressources immatérielles comme les logiciels et des brevets qui font également partie du capital fixe.
• Enfin et surtout, l'entreprise mobilise du travail à travers les salariés qu'elle emploie en fonction des compétences dont elle a besoin. Elle peut utiliser des qualifications très diverses, du travail le moins qualifié aux compétences les plus développées.
Exercice n°1
2. Que signifie la notion de « valeur ajoutée » ?
• La notion de valeur ajoutée est au cœur même de l'activité des entreprises. Si l'on prend l'exemple d'une entreprise de fabrication de frites surgelées, il faut admettre que la valeur créée par l'entreprise n'est pas égale à la valeur de la production qui va sortir de l'entreprise et être vendue : le montant total des ventes est le chiffre d'affaires de l'entreprise mais l'entreprise n'est « responsable » que d'une partie de cette valeur (les pommes de terre existaient avant elle, les emballages ont été fabriqués par une autre entreprise, l'énergie utilisée également).
• Pour mesurer l'exacte contribution productive de l'entreprise de frites surgelées, il faut donc déduire de son chiffre d'affaires le montant de ses consommations intermédiaires, c'est-à-dire des achats de biens non durables et de services qui ont été nécessaires pour réaliser la production. On obtient alors la valeur ajoutée de l'entreprise, c'est-à-dire ce dont elle est réellement responsable, sa véritable contribution.
• En résumé : Valeur ajoutée = chiffre d'affaires − consommations intermédiaires.
Exercice n°2Exercice n°3
3. Comment l'entreprise décide-t-elle de sa « combinaison productive » ?
• Dans la plupart des cas, l'entreprise est confrontée à plusieurs solutions techniques pour obtenir une production donnée : elle peut choisir d'utiliser beaucoup de travail et relativement peu de capital technique, ou à l'inverse réduire l'utilisation de la main-d'œuvre au profit d'équipements plus performants. Elle doit donc choisir sa combinaison productive parmi de nombreuses possibilités. Construire une route, par exemple, peut techniquement se faire avec beaucoup de travail et un capital technique rudimentaire ou, à l'inverse, en utilisant des machines automatisées performantes, ce qui permet de réduire le nombre de travailleurs.
• En dehors de cas exceptionnels où les conditions techniques imposent une seule solution, l'entreprise doit donc effectuer un choix qui s'appuie sur des considérations économiques : à efficacité identique, elle choisit la combinaison productive la moins coûteuse, ce qui implique de prendre en compte le coût du capital et le coût du travail. Là où le travail est peu cher et le capital coûteux, le choix se portera sur des combinaisons peu capitalistiques, à base de travail. À l'inverse, si le coût du travail augmente, l'entreprise est incitée à remplacer l'homme par la machine, à substituer du capital au travail, à choisir une combinaison plus capitalistique.
• Les stratégies de délocalisation de certaines entreprises occidentales vers les pays à bas salaires obéissent à cette préoccupation de coût minimal de la combinaison productive.
Exercice n°4
4. Quels sont les enjeux du partage de la valeur créée par l'entreprise ?
• La valeur ajoutée représente donc la véritable contribution de l'entreprise à la création de richesses. Cette valeur ajoutée est apparue grâce à la contribution de plusieurs acteurs : les salariés ont apporté leur travail et leurs compétences, les apporteurs de capitaux (par exemple les actionnaires) ont permis de rassembler le capital dont l'entreprise a besoin. Les banques ont accordé des prêts permettant de financer en partie les investissements. Enfin l'État a mis à la disposition des entreprises les infrastructures collectives (routes, réseaux de communication…) et les services non marchands nécessaires à la production.
• La valeur ajoutée se répartit entre ces différents acteurs sous des formes diverses : salaires versés aux salariés, intérêts versés aux banques, profits perçus par les détenteurs du capital (actionnaires), impôts prélevés par l'État. Sur la part destinée à rémunérer le capital, une partie est distribuée aux apporteurs de capitaux et une partie est mise en réserve pour permettre à l'entreprise de financer ses investissements futurs.
• Ce partage de la valeur ajoutée comporte donc des enjeux politiques et sociaux puisque, selon les périodes, la répartition se fait plutôt à l'avantage de certains acteurs ou de certains autres. La répartition entre salaires et profits a aussi des conséquences économiques importantes puisque les salaires servent essentiellement à la consommation des ménages alors que les profits se dirigent plutôt vers l'épargne et peuvent servir à financer l'investissement.
Exercice n°5
Schéma récapitulatif
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