Assistance scolaire personnalisée

un partenariat rue des écoles Maif
Jeudi 23 octobre 2014. Bonjour S'inscrire gratuitement       > Se connecter
icone FicheFiche
ExercicesExercices
Icône de rechercheRechercher

Devenir homme ou femme

Le sexe d'un individu est tout d'abord déterminé par ses caractéristiques génétiques. Au cours du développement embryonnaire, les caractéristiques sexuelles vont s'affirmer. Elles permettent d'identifier physiquement le sexe du nouveau-né.
L'identité sexuelle se construit également au contact de notre société et de notre culture ; elle ne doit pas être confondue avec l'orientation sexuelle qui relève de l'intimité de chacun.
L'être humain est un mammifère : à ce titre, son comportement sexuel reste en partie dicté par sa composante animale et son instinct de reproduction, mais il a également évolué vers la recherche de sensations agréables.
1. Qu'est-ce qu'un individu de sexe masculin ou de sexe féminin ?
La détermination du sexe commence dès la fécondation  : le spermatozoïde est porteur de 23 chromosomes dont un chromosome sexuel, X ou Y. L'ovocyte porte également 23 chromosomes, dont un chromosome sexuel X. Au moment de la fécondation, les noyaux des gamètes fusionnent et partagent leur patrimoine génétique. L'œuf, et par la suite toutes les cellules non sexuelles de l'individu, possède 46 chromosomes dont 2 chromosomes sexuels, XY pour le sexe masculin, XX pour le sexe féminin.
Le chromosome Y présente certains gènes qui lui sont propres et qui n'ont pas d'équivalent sur le chromosome X, ils sont donc absents chez les individus de sexe féminin. Ces gènes, par les protéines qu'ils permettent de produire, orienteront l'embryon vers le sexe masculin. Un embryon qui ne présente pas de chromosome Y s'orientera lui spontanément vers le sexe féminin.
Ce sexe génotypique (dû aux caractéristiques génétiques) est accompagné d'un sexe phénotypique, qui correspond :
  • aux caractères sexuels primordiaux  : testicules et ovaires ;
  • aux caractères sexuels primaires  : organes génitaux et voies génitales ;
  • aux caractères sexuels secondaires  : différenciation anatomique entre homme et femme, comportement sexuel.
Caryotype de la femme et de l'homme
Zoom
Caryotype de la femme et de l'homme
2. Quelles sont les étapes de la différenciation de l'appareil sexuel au cours du développement embryonnaire ?
À la naissance, le nouveau-né présente un appareil génital dont le sexe est clairement identifiable. Cela n'a pas toujours été le cas au cours de sa vie embryonnaire. En effet, avant la huitième semaine de grossesse (soit la dixième semaine d'aménorrhée), la partie externe des organes génitaux a le même aspect et les mêmes mensurations chez les embryons masculins et féminins. À l'intérieur du corps, les gonades ne sont pas encore différenciées, et l'appareil génital comprend tous les éléments nécessaires à l'orientation vers l'un ou l'autre des deux sexes : les canaux de Wolff et les canaux de Müller.
Après la huitième semaine de grossesse, la différenciation des appareils génitaux est sous contrôle hormonal :
  • chez le garçon, la production de testostérone par les cellules de Leydig des testicules provoque le développement des canaux de Wolff, qui deviennent les canaux déférents. Parallèlement, l'hormone anti-mullérienne (AMH) produite également par les testicules, provoque la disparition des canaux de Müller ;
  • chez la fille, en l'absence des hormones d'origine testiculaire, les canaux de Wolff disparaissent tandis que les canaux de Müller deviennent les trompes de Fallope, l'utérus et le vagin. Les follicules ovariens commenceront à se former dès cette période.
Principe de la différenciation sexuelle
Zoom
Principe de la différenciation sexuelle
3. Quelles sont les transformations observées à la puberté ?
La puberté débute généralement entre 8 et 13 ans chez la fille, et entre 10 et 14 ans chez le garçon. Les appareils génitaux arrivent à maturité ce qui donne aux individus la capacité de procréer. La production de gamètes matures est continue chez l'homme, les spermatozoïdes sont en effet fabriqués au fur et à mesure durant tout le reste de sa vie. Chez la femme, le stock de futurs ovocytes est déjà constitué à la naissance, leur maturation sera discontinue et suivra les cycles des hormones sexuelles, à raison de la production d'un ovocyte mature tous les 28 jours, au moment de l'ovulation. La production stoppera à l'arrêt de la sécrétion des hormones œstrogènes, vers l'âge de 50 ans, c'est la ménopause.
Les pics hormonaux d' œstrogènes et de progestérone chez la jeune femme, de testostérone chez le jeune homme, permettent le développement des caractères sexuels secondaires qui est l'aboutissement du sexe phénotypique de l'individu :
  • chez la femme : la pilosité se développe en particulier sous les aisselles et au niveau du pubis, les seins augmentent de volume, les hanches s'élargissent, les règles apparaissent ;
  • chez l'homme : la pilosité se développe de manière générale sur tout le corps, et en particulier au niveau du visage, les cordes vocales s'épaississent et la voix devient plus grave (c'est la mue), la musculature se développe, le pénis et les testicules augmentent de volume.
Exercice n°5
4. Qu'est-ce que l'identité sexuelle ? L'orientation sexuelle ?
L'identité sexuelle se forge à partir de la combinaison de plusieurs paramètres :
  • le sexe génotypique et phénotypique, c'est-à-dire les caractéristiques génétiques et morphologiques de l'individu, qui démontrent son appartenance physique à l'un ou l'autre des deux sexes  ;
  • le ressenti propre à chaque individu, qui est en général en accord avec les sexes génotypique et phénotypique. L'inverse est possible toutefois, on le constate chez les individus dits transsexuels qui ressentent et revendiquent une identité sexuelle opposée à leur sexe génétique : une femme transsexuelle revendique une identité masculine, un homme transsexuel revendique une identité féminine ;
  • les normes sociales et culturelles imposées dès le plus jeune âge au travers des jeux d'enfant, des comportements, coupes de cheveux, tenues vestimentaires induits ou imposés, etc. Le conditionnement social est tel qu'une petite fille au fort caractère et à tendance bagarreuse, par exemple, sera traitée de « garçon manqué ».
L'orientation sexuelle n'appartient qu'à la sphère privée, elle est souvent issue d'une prise de conscience à la puberté de son attirance pour une personne de sexe opposé (hétérosexualité) ou parfois du même sexe (homosexualité). L'orientation homosexuelle se heurte souvent à des clichés qui associent une femme homosexuelle à un aspect et un comportement de type masculin, un homme homosexuel à un aspect et un comportement de type féminin. Ces « caractéristiques » ne sont pourtant pas généralisées.
Exercice n°6
5. Quelle est l'influence des hormones et du cerveau sur le comportement sexuel des mammifères ?
Chez la plupart des mammifères, sous l'influence des hormones produites par l'hypothalamus, la période de reproduction appelée période de chaleurs ou œstrus est saisonnière. C'est la période pendant laquelle la femelle ovule et prend la posture la mieux adaptée à l'accouplement. Accouplement et reproduction sont donc étroitement liés.
Chez les primates, l'influence hormonale sur le comportement sexuel est moins prépondérante, et l'acte sexuel n'est pas obligatoirement relié à la reproduction. En revanche, celui-ci est partiellement sous contrôle cérébral, il est fortement influencé par une zone du cerveau qui délivre des sensations de bien-être et de plaisir. Cette zone est le siège du système de récompense et de renforcement des comportements qui la procurent.
Chez les primates hominoïdes, et en particulier chez l'homme, on observe principalement des comportements non liés à la reproduction mais axés sur la recherche de sensations de plaisir par la stimulation de zones érogènes. Un neurotransmetteur, la dopamine, produite par les neurones du système de récompense et de renforcement, est responsable de l'apparition de la sensation agréable. Le comportement sexuel de l'être humain est également influencé par les normes sociales.
Exercice n°7
À retenir
  • Le sexe génotypique est déterminé dès la fécondation : un œuf XX est femelle, un œuf XY est mâle.
  • La mise en place des caractères sexuels est longue, elle débute pendant le développement embryonnaire avec la différenciation des appareils génitaux et le développement des caractères sexuels primaires. Elle se termine à la puberté avec la maturation des appareils génitaux et l'apparition des caractères sexuels secondaires. On parle alors de sexe phénotypique.
  • L'identité sexuelle dépend à la fois de caractéristiques individuelles (génétiques, ressenti) et des normes sociales qui imposent une différenciation des comportements en fonction du sexe ;
  • L'orientation sexuelle relève de l'intimité, elle est définie par l'attirance pour les personnes du sexe opposé ou du même sexe.
  • Le comportement sexuel de la plupart des mammifères est dicté par un contrôle hormonal et un instinct de reproduction, tandis que les primates et l'homme relient fréquemment leur comportement sexuel à la recherche du plaisir.
© rue des écoles. Tous droits réservés.
Partager
Partager sur Tweeter